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Télévision : "Al Dorsey" débarque sur le petit écran

crédit photo : Delphine Barrais
Tournée entre Tahiti et Moorea, du 13 juin au 1er août 2016, la mini-série tirée des livres de Patrice Guirao, Crois-Le et Lyao-Ly, les deux premiers tomes des Aventures de Al Dorsey, détective à Tahiti (éditions Au Vent des îles, 2013) est diffusée ce vendredi 8 septembre, sur Polynésie 1ère. Réalisée par Thierry Bouteiller (R.I.S. Police scientifique), cette fiction policière, comportant six épisodes de 52 minutes, est produite par Merapi Productions, Big Band Story et Les films du Pacifique. Avec ses airs de Jean-Paul Rouve, c'est Alban Casterman (La Môme, Engrenages, Les toqués, Fais pas ci, fais pas ça…) qui campe le personnage principal, un drôle de détective qui sévit sous nos latitudes… "C'est un personnage atypique, décalé, qui subit un peu tout le monde", a confié l'acteur dans une interview consacrée l'année dernière à Tahiti Pacifique, lors de son séjour. Le commissaire Sando est incarné, quant à lui, par Guillaume Ducreux (R.I.S. Police scientifique, Meurtres à Guérande, Le juge est une femme…). Hormis les deux comédiens principaux qui sont venus de métropole, les 40 autres petits rôles et les quelque 200 figurants ont été recrutés au fenua. Une reconnaissance méritée pour la pépinière de talents locaux qui ne demande qu'à se développer sur ce genre de projets fertiles.
DS




2018 : sous le signe des Territoriales

Amateurs d’astrologie, plutôt que de vous plonger dans la lecture de votre signe zodiacal pour tenter d'y trouver des signes rassurants pour votre avenir, soyez plutôt à l’écoute de votre environnement social et professionnel, pour tenter d’influencer votre avenir et celui de vos proches quand, après analyse, vous serez appelés à voter le 22 avril prochain lors du premier tour des élections territoriales. Plutôt que d’essayer de vous rassurer par des écrits de liseurs d'étoiles, essayez plutôt de suivre la bonne. Certes, l’échéance est encore loin, mais mieux vaut prendre son temps en politique pour comprendre les tenants et les aboutissants de chaque élection. Il s’agira de donner la gestion du pays au groupe majoritaire à l’assemblée de Polynésie qui élira notre président.
Cette échéance est en tout cas dans les esprits de tous les hommes politiques du territoire qui ont élaboré leur stratégie depuis déjà quelques mois. Chacun est dans son rôle, la majorité souligne le redressement de l’économie, ses bonnes relations avec l’État, ne manque pas d’ouvrir les robinets d’aides et subventions, comme en atteste la lecture des derniers journaux officiels, et annonce vouloir revoir sa stratégie sociale, dont les effets tardent à être ressentis par les plus démunis ; pire, la fracture sociale ne fait que s’agrandir. L’augmentation des cotisations salariales, l’augmentation de l’abonnement téléphonique et des boîtes postales annoncée pour ce début d’année aura un impact négatif sur ceux qui connaissent des fins de mois difficiles.
Un gros trimestre pour créer de l’emploi, pour sortir quelques centaines de Polynésiens de la précarité, paraît bien court pour tenter de redorer cette mauvaise partie du bilan. L’opposition est bien sûr dans son rôle en dénonçant cette précarité, cette misère. Le Tahoeraa mise sur les vieilles recettes et les annonces pleines d’espoir que sont d’offrir un emploi, une maison et de ramener le bonheur dans les familles. Le Tavini n’innove guère plus en proposant de s’appuyer sur les forces économiques de ce pays pour s’en sortir, tout en faisant table rase de certaines pratiques politiciennes.
D’autres partis et candidats auront le temps de se faire connaître, comme vient de le faire Marcel Tuihani, actuel président de l’assemblée territoriale. Il va tenter de convaincre qu’une énième nouvelle voie est possible, surfant sur le ras-le-bol politique national.
Dans exactement 100 jours, les Polynésiens seront amenés à s’exprimer bulletin à la main pour se prononcer sur leur avenir ; notre vœu pour 2018 est qu’ils soient le plus nombreux possible à le faire.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier