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Australie : le pays veut investir dans des usines à charbon "propre"


Samedi 11 Février 2017 - écrit par Radio Australia




Depuis quelques mois, ce terme revient presqu’à chaque fois qu’il est question de la production d'énergie. Mais qu'est-ce que le charbon propre ? A l’origine, on doit cette expression à une opération de marketing lancée par l'industrie du charbon pour désigner les centrales où les émissions de CO2 seraient capturées et stockées. Il n’existe aucune centrale de ce type en Australie... pour le moment.
Le Premier ministre australien a annoncé que le gouvernement avait investi 590 millions de dollars dans le charbon propre depuis 2009. "Nous avons tout intérêt à démontrer que nous pouvons fournir à la fois des émissions plus faibles et une puissance de base fiable grâce à une technologie de pointe de charbon propre. Des centrales à « charbon propre » désignent les usines qui fonctionnent à une température plus élevée et produisent environ 25% d’émissions en moins. 25% de CO2 en moins par rapport aux centrales les plus polluantes.
Car il faut garder à l’esprit que les centrales à charbon dites propres, sont en réalité moins sales. Elles produisent encore environ 740 kg de CO2 par MWh – soit presque deux fois plus que des centrales thermiques au gaz qui, elles, libèrent environ 400 kg de CO2 par MWh. Et beaucoup plus que l’éolien et le solaire qui n’en produisent aucun.
"
Le ministre a aussi dit que les énergies renouvelables continueraient à jouer un rôle sur le marché australien, mais a appelé à plus d'investissements dans le stockage d'énergie de remplacement. Il a aussi ajouté que le gouvernement restait déterminé à atteindre son objectif en matière d'énergie renouvelable en 2020.
La directrice de l’ONG indépendante du Conseil du climat australien, Amanda McKenzie, a déclaré que le système énergétique australien était vieux et inefficace et qu'il fallait investir dans de nouvelles centrales électriques.

Source : Radio Australia

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Le feu à l’école ?

Alors que l’actualité du moment se focalise sur les élections législatives du 3 et du 17 juin, nous recevons coup sur coup des courriers de lecteurs traitant de problèmes relatifs à l’Éducation nationale. Ce ministère, qui regroupe le plus grand nombre de fonctionnaires d’État ou territoriaux (tous rémunérés par l’État), est dans le collimateur de parents d’élèves qui se battent pour que leur enfant ait droit à une scolarité normale. Un première lettre, anonyme, nous informe qu’un professeur de cuisine, fonctionnaire d’État, atteint par la limite d’âge, a réussi à obtenir du ministère de l’Éducation de rester enseigner sur le territoire via le Centre des intérêts moraux et matériels (CIMM). Rien à redire si ce n'est qu'entre-temps, le professeur qui devait lui succéder se retrouve sans heures de restauration et par conséquent est improvisé professeur de : lingerie, repassage, lavage, couture… au détriment d’une jeune Polynésienne.
Pas étonnant que ce dernier, en manque de compétence et de considération, ne se soit pas impliqué dans les cours à dispenser. Résultat : de nombreuses absences.
Des absences que des parents d’élèves ne supportent plus, notamment au Collège de Punaauia, et les championnats du monde scolaire de beach volley qui monopolisent des professeurs n’expliquent pas tout. La fin de l’année approche, mais les cours ne sont pas pour autant terminés. Des enfants n'ont que trois ou quatre heures de cours par jour, obligeant les parents à d’incessants allers-retours entre travail et collège. Une mère nous écrit : "De mon côté, mon fils n’a plus de profs de maths depuis la dernière rentrée scolaire. On nous dit que le ministère n’a pas de budget pour payer un remplaçant ! Et c’est un cas parmi d’autres... ! ! Mon fils a eu trois heures d’études hier... il est allé au collège pour deux heures de cours. Aujourd’hui, il commençait à 8 heures et terminait à 11 heures... Et ça dure depuis des semaines ! ! Les taties du collège ne savent plus où mettre les élèves qui traînent dans la cour pour raison d’absentéisme des profs. J’ai discuté avec elles : elles n’en peuvent plus ! Le CDI est saturé, les salles d’études aussi."
Trouver des professeurs remplaçants est un vrai casse-tête, car ceux-ci ne sont payés que durant les journées d’enseignement, pas sur un trimestre ou encore moins un semestre, vacances comprises, pour des raisons budgétaires. Comment aussi reprendre des cours sans savoir où le professeur précédent en était ? Les remplaçants ne bénéficient d’aucun accompagnement hiérarchique. Que dire aussi des élèves qui eux aussi ont déserté les cours. Certaines classes ne comptent qu’une poignée d’élèves. L’absentéisme prévaut des deux côtés de la classe.
Le malaise est profond et, contrairement à d’autres professions, il n’y a pas possibilité de réquisitionner... Pourtant, il commence à y avoir le feu à notre école !

Luc Ollivier