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Crèches et garderies: L’illégalité devient la norme


Mercredi 28 Septembre 2016 - écrit par Luc Ollivier




Crèches et garderies: L’illégalité devient la norme
Nos enfants ne sont-ils pas le bien le plus précieux que nous possédions ? Tout parent vous répondra que cette question ne mérite même pas d’être posée. Cependant, au moment de prendre le chemin du travail, la qualité de la garde de leur progéniture au sein de crèches ou de garderies durant de longues heures devrait les interpeller.
Car le niveau de prestation en Polynésie française est très inégal en raison de nombreux "établissements" sauvages qui ne souffrent d’aucun contrôle. Et, pourtant, la sécurité des enfants est en jeu.

 
Savez-vous bien à qui vous confiez vos enfants quand vous les laissez en début de journée dans une crèche ou une garderie pour ne les récupérer parfois que douze heures plus tard ? Et chacun de se rassurer en se convaincant qu’il a fait le bon choix. Reste à définir quels sont les critères qui ont permis de définir ce choix. Souvent, on s’adresse à la crèche que l’on connaît bien parce que des enfants de la famille proche y sont ou parce que soi-même on y est allé. Mais la confiance ne suffit pas à masquer les dangers que peuvent courir vos enfants s’ils ne sont pas placés dans des crèches ou garderies agréées. Les accidents, voire des actes de maltraitance ne sont certes pas légion, même s’il est impossible d’en déterminer le nombre car bien souvent passés sous silence. D’ailleurs à la Direction des affaires sociales, on avoue n’avoir aucun chiffre à communiquer, pas plus qu’au Syndicat de l’accueil et de l’enfance polynésienne (SAEP), même si à mots couverts certains exemples sont cités.
En raison de moyens coercitifs très limités et répressifs inexistants, l’administration ne peut intervenir que sur les crèches aux normes, et donc en toute logique peu enclines à des dérives. Ce sont les crèches et garderies dites "sauvages" qui devraient attirer l’attention d’abord des parents, puis des mairies qui ont seules le pouvoir d’intervention. Bienveillance, en raison de la crise économique, et parfois laxisme ont permis la multiplication de ces structures. Un toilettage de la réglementation actuelle, sur laquelle personne ne s’est penché depuis Armelle Merceron avant 2004, est réclamé par le SAEP afin de faire régner l’ordre.

Un dossier complet à retrouver dans notre numéro 338 en kiosque actuellement 
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La faute aux territoriales

Que ne ferait-on pas au nom des élections territoriales ? La vie et parfois la survie des hommes politiques dépendent de ces élections plus que de n’importe quelles autres. L’actualité récente est venue rappeler toutes les magouilles, arrangements, et autres mensonges qu’elles peuvent drainer.
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À quelques mois de la grand-messe politique locale, le Pays se crispe sur le rendez-vous du mois d’avril. Olivier Kressmann, président du Medef, le déclarait dans nos colonnes en septembre dernier : "Nous sentons un ralentissement dû aux prochaines élections, preuve que la politique est un frein et en l’occurrence à un moment où il ne le faut surtout pas."
Une crispation pas seulement économique, en dépit des annonces et des forums de tous ordres qui se suivent, une façon de dire : on s’occupe de vous. La réforme de la PSG2 peut-elle souffrir encore plus longtemps d’annonces restructurantes ? Seul le gouvernement semble le croire, lui qui procède actuellement par petites touches pour ne pas se heurter à une levée de boucliers. Ces élections, rendez-vous entre autonomistes et indépendantistes, vont nous livrer une campagne particulièrement dure où l’on risque de vivre des tensions comme jamais auparavant. L’intervention du conseiller indépendantiste Tony Géros à l’assemblée territoriale la semaine dernière nous en donne un avant-goût. Sa question à la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, concernant les mesures à prendre au sujet des "backpackers" de métropole et d’Europe susceptibles de rester sur le territoire après avoir voyagé avec la compagnie low-cost ou smart-cost (c’est selon) French blue, a pris des relents xénophobes auxquels la ministre a répondu avec beaucoup d’à-propos. Il fallait le souligner !
À quand le prochain coup bas ?
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier