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Des Polynésiens stars de la Bounty !


Vendredi 8 Septembre 2017 - écrit par Dominique Schmitt


Dans une comédie musicale inspirée de la légendaire mutinerie.



crédit photo : Dominique Schmitt
crédit photo : Dominique Schmitt
Basée sur la fascinante histoire des Révoltés de la Bounty, une comédie musicale est actuellement en préparation. Quatre Polynésiens, Teiva LC, Vaheana Fernandez, Eva Ariitai et Teva Salmon (en métropole, il n'est pas présent sur la photo, ndlr), viennent d'être choisis pour ce projet d'envergure. Ils devront quitter le fenua pour rejoindre en métropole les autres artistes qui font partie du casting. La phase de production devrait démarrer début 2018 pour une première à Paris à l'horizon 2019.

Depuis 1879, l'année de publication de la nouvelle de Jules Verne, on se passionne tous pour l'extraordinaire épopée des Révoltés de la Bounty. L'histoire commence fin 1787 quand la frégate HMS Bounty, commandée par William Bligh, quitte l'Angleterre afin de rallier Tahiti. L'équipage anglais est à la recherche de plants de 'uru pour approvisionner les esclaves aux Antilles. Mais bientôt, le lieutenant Fletcher Christian organise une mutinerie et s'enfuie de l'île avec neuf marins, accompagnés d’hommes et de femmes, avant de s'installer sur Pitcairn… D'autres ouvrages se sont inspirés de ce fascinant récit, comme L'Île de Robert Merle, L'Île, ou Christian et ses compagnons, un poème de Lord Byron, ou encore Les Révoltés de la Bounty de James Norman Hall et Charles Nordhoff (voir encadré page 43). Plusieurs films ont été par ailleurs réalisés, et notamment le long métrage culte de Lewis Milestone qui mit en scène en 1962 le bellâtre Marlon Brando et la délicieuse Tarita Teriipaia. Embauchée d'abord comme figurante, la vahine interpréta finalement Maimiti, la compagne de Fletcher, ce qui lui valut une nomination aux Golden Globes. La même année, Tarita devint la troisième femme de Brando. De leur union naquirent deux enfants, un fils Simon Teihotu (né en 1963), et une fille Cheyenne Brando (1970-1995). Bien que le couple divorçât en 1972, un mythe était né, et il perdure encore aujourd'hui.

Adapter la légendaire mutinerie de 1789 et en faire une comédie musicale d'envergure internationale, tel est le pari un peu fou de Thierry Cordonnier. Et pourtant, le projet est sur les rails et devrait voguer très prochainement, puisque le casting polynésien vient d'être achevé. Dans le showbiz depuis la fin des années 1980, Thierry Cordonnier s'est installé au fenua en 2004. Il avait à cœur de réaliser un projet musical pour la Polynésie, qu'il "adore". Il confie : "Un jour, l'idée d'écrire une comédie musicale sur l'histoire vraie des Révoltés de la Bounty m'est apparue comme une évidence ; j'ai commencé les recherches et l'écriture, j'ai téléphoné à Phil Nardone, ami et associé de longue date, et nous avons commencé." Les deux...


Pour lire l'intégralité de ce Dossier ainsi que les interviews des quatre Polynésiens qui participeront à cette aventure, commandez Tahiti Pacifique n° 363 en cliquant ICI


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De quoi se plaint-on ?

En août, l’ouragan Harvey frappait les États du Texas, de la Louisiane et du Tennessee, causant d’innombrables dégâts et surtout des dizaines de morts. La semaine dernière, c’est l’ouragan Irma qui frappait à son tour les Antilles, dévastant tout sur son passage et laissant derrière lui plus de 80 morts. Un autre ouragan, Maria, se profile à l’horizon, et devrait à nouveau frapper ces mêmes populations. Non loin de là, au Mexique, deux séismes provoquent la mort de plus de 200 personnes rien que dans la mégapole Mexico. Une partie de la planète paye aujourd’hui au prix fort les colères de la Nature. Si de tels phénomènes climatiques dévastateurs ont déjà été répertoriés sur cette zone sensible de la planète, on peut s’inquiéter de leur enchaînement pour le moins très court. À qui la faute ? Les climato-sceptiques ont aujourd’hui le mauvais rôle, mais avant de penser à rejeter les responsabilités, la priorité doit aller aux victimes. Les élans de solidarité fleurissent un peu partout dans le monde ; la Polynésie française, qui a toujours su tendre la main, n’a pas fait exception, d’autant que des compatriotes, habitants de Saint-Martin, comptent parmi les victimes humaines, morales et matérielles.
Dès lors, on peut être surpris d’entendre sur les ondes d’une radio des reproches quant à cette aide très substantielle de 6 millions de Fcfp au motif que des Polynésiens sont dans la misère. Comment aussi peu de compassion peut-elle encore habiter des Polynésiens ? Oui, la misère existe dans ce pays comme elle existe dans tous les pays aussi modernes et civilisés soient-ils, c’est un fait indéniable et inacceptable, mais qui ne doit voir ce peuple se refermer sur lui, occultant l’actualité du reste du monde.
Seule, la Polynésie n’est rien. Seule son ouverture sur le monde lui apportera la richesse nécessaire à son développement économique, mais aussi culturel. Ce développement, qui devra un jour conduire à une moins grande dépendance de la France nourricière, semble se dessiner, et pas obligatoirement là où on l’attend le plus. Notre éditorial de la semaine dernière est venu rappeler à quel point nous étions les champions des annonces de grands projets sans lendemain, mais il en existe un à "taille humaine" qui nous a été révélé cette semaine par l’homme d’affaires samoan Frederick Grey. Et si la Polynésie française pouvait booster son développement grâce à ses voisins polynésiens ? Après le câble sous-marin, voilà que d’autres liens se tissent avec un projet de desserte aérienne et même d'un paquebot de croisière entre les États insulaires. Une plus grande liberté de circulation entre ces pays avec des gains de temps de transport devraient conduire à de meilleurs échanges entre nos touristes américains et les touristes du sud-est asiatique de ces États.
Pour peu que cette clientèle ait les moyens de notre niveau de vie, la barre des 200 000 touristes pourrait enfin être franchie. Et à Tahiti, quand le tourisme va, tout va.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier