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Insolite : il offre 1 million de francs à qui retrouvera son chien


Jeudi 13 Juillet 2017 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes




Des chiens et chats recherchés par leurs propriétaires, la page Facebook Animaux du Caillou perdus ou trouvés en regorge, avec des annonces postées très régulièrement au fil de la journée… Mais l'avis de recherche concernant Fripouille sort nettement de l'ordinaire.
Ce petit chien mâle, un croisé teckel à poils longs et aux oreilles "papillon" âgé de 14 ans, a disparu le 8 février dernier, à La Foa, suite à un accident près de radier du Pierrat. "J'ai sorti le chien de la voiture, je l'ai mis le long de la berge et il a fugué", explique Bernard (*), habitant de la commune, et toujours à la recherche de son chien.
L'homme a passé la région au peigne fin dans le mois qui a suivi la disparition de son chien. "J'ai affiché dans tous les quartiers de La Foa, dans les tribus des environs, j'ai été voir les chefs", détaille Bernard, qui a même promis une récompense de 200 000 francs, mais Fripouille n'est pas reparu.
"On arrive en saison fraîche et mon chien est âgé", explique Bernard. "Je ne suis pas très aisé, mais j'ai la possibilité d'offrir cette récompense. Ce n'est pas un chien de race, mais il a de l'importance pour moi, alors je tente le tout pour le tout", assure ce lafoyen, qui espère retrouver Fripouille avant septembre, date de son 15e anniversaire.
Pour multiplier ses chances de retrouver son chien, Bernard a même lancé une campagne d'annonces sur Le Gratuit. Avec toujours la même récompense d'1 million de francs.

(*) Prénom d'emprunt.
Source : Les Nouvelles Calédoniennes


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La faute aux territoriales

Que ne ferait-on pas au nom des élections territoriales ? La vie et parfois la survie des hommes politiques dépendent de ces élections plus que de n’importe quelles autres. L’actualité récente est venue rappeler toutes les magouilles, arrangements, et autres mensonges qu’elles peuvent drainer.
Ainsi, l’affaire incriminant le groupe OPT cité à comparaître pour tromperie en raison du débit Internet dans les archipels qui ne correspondait pas à l’offre. L’audience a été renvoyée au 28 août 2018 à la demande des avocats de la défense, soit après le rendez-vous électoral. Déjà, fin 2012, au moment du lancement de cette offre commerciale pour laquelle l’OPT et Mana (aujourd’hui Vini) connaissaient les limites techniques, le rendez-vous des territoriales de 2013 était plus que sous-jacent, comme Tahiti Pacifique (10 juin 2016) le révélait au travers des propos tenus par un cadre de l’OPT : "Les considérations derrière ce choix étaient plus politiques qu’économiques."
À quelques mois de la grand-messe politique locale, le Pays se crispe sur le rendez-vous du mois d’avril. Olivier Kressmann, président du Medef, le déclarait dans nos colonnes en septembre dernier : "Nous sentons un ralentissement dû aux prochaines élections, preuve que la politique est un frein et en l’occurrence à un moment où il ne le faut surtout pas."
Une crispation pas seulement économique, en dépit des annonces et des forums de tous ordres qui se suivent, une façon de dire : on s’occupe de vous. La réforme de la PSG2 peut-elle souffrir encore plus longtemps d’annonces restructurantes ? Seul le gouvernement semble le croire, lui qui procède actuellement par petites touches pour ne pas se heurter à une levée de boucliers. Ces élections, rendez-vous entre autonomistes et indépendantistes, vont nous livrer une campagne particulièrement dure où l’on risque de vivre des tensions comme jamais auparavant. L’intervention du conseiller indépendantiste Tony Géros à l’assemblée territoriale la semaine dernière nous en donne un avant-goût. Sa question à la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, concernant les mesures à prendre au sujet des "backpackers" de métropole et d’Europe susceptibles de rester sur le territoire après avoir voyagé avec la compagnie low-cost ou smart-cost (c’est selon) French blue, a pris des relents xénophobes auxquels la ministre a répondu avec beaucoup d’à-propos. Il fallait le souligner !
À quand le prochain coup bas ?
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier