Menu

Jacques Mérot, président de l’Autorité polynésienne de la concurrence : "Notre objectif n’est pas de pénaliser les entreprises"


Vendredi 20 Octobre 2017 - écrit par Luc Ollivier


Voilà un peu plus de deux ans était créée, à l’initiative du gouvernement, l’Autorité polynésienne de la concurrence (APC). Jacques Mérot, ancien magistrat ayant exercé au sein de la chambre territoriale des comptes de Polynésie française entre 2006 et 2011, a été choisi comme président de manière irrévocable pour un mandat de six ans. Cette institution indépendante a chamboulé certaines (mauvaises) habitudes économiques des acteurs du pays au point de trouver de nombreux détracteurs. Accaparée depuis ses débuts par des avis et des décisions à rendre, l’APC espère pouvoir consacrer un peu plus de son temps à la lutte anticoncurrentielle, pour un meilleur bien-être financier de la population.
L’interview que Jacques Mérot a bien voulu nous accorder a été segmentée en trois parties : relations humaines, missions et dossiers.



crédit photo : Tahiti Infos
crédit photo : Tahiti Infos
Les relations humaines

Le départ de l’économiste Florent Venayre en mars dernier a beaucoup fait parler. Vous avez déclaré qu’il violait en permanence le secret des délibérations, le secret professionnel et ça, ça relève du juge pénal. Cette "affaire" renforce-t-elle ou affaiblit-elle la crédibilité de l’APC ?
D’une manière générale, le fait qu’un incident de cette nature se passe, n’est pas une bonne chose ; ce n’est pas souhaitable. Nul autre de mes collègues dans les autres Autorités n’aurait une opinion différente. Il y a une obligation pour tout membre de l’Autorité, quand il est en fonction et même après, à ne pas divulguer un secret professionnel. En dehors de moi, personne ne peut parler de ce qui s’est fait à l’Autorité et en particulier de ce qui s’est dit au cours des délibérés. C’est une règle intangible et elle l’est d’autant plus que l’on vient d’en avoir une illustration supplémentaire par le statut qui a été voté en début d’année 2017 par les autorités...

Pour lire l'intégralité de cette Interview, commandez Tahiti Pacifique n° 366 en cliquant ICI


Dans la même rubrique
< >

Vendredi 17 Novembre 2017 - 22:43 Les parlementaires de la Polynésie française

Vendredi 17 Novembre 2017 - 22:38 À quand un lycée maritime ?


Nouveau commentaire :

Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




La faute aux territoriales

Que ne ferait-on pas au nom des élections territoriales ? La vie et parfois la survie des hommes politiques dépendent de ces élections plus que de n’importe quelles autres. L’actualité récente est venue rappeler toutes les magouilles, arrangements, et autres mensonges qu’elles peuvent drainer.
Ainsi, l’affaire incriminant le groupe OPT cité à comparaître pour tromperie en raison du débit Internet dans les archipels qui ne correspondait pas à l’offre. L’audience a été renvoyée au 28 août 2018 à la demande des avocats de la défense, soit après le rendez-vous électoral. Déjà, fin 2012, au moment du lancement de cette offre commerciale pour laquelle l’OPT et Mana (aujourd’hui Vini) connaissaient les limites techniques, le rendez-vous des territoriales de 2013 était plus que sous-jacent, comme Tahiti Pacifique (10 juin 2016) le révélait au travers des propos tenus par un cadre de l’OPT : "Les considérations derrière ce choix étaient plus politiques qu’économiques."
À quelques mois de la grand-messe politique locale, le Pays se crispe sur le rendez-vous du mois d’avril. Olivier Kressmann, président du Medef, le déclarait dans nos colonnes en septembre dernier : "Nous sentons un ralentissement dû aux prochaines élections, preuve que la politique est un frein et en l’occurrence à un moment où il ne le faut surtout pas."
Une crispation pas seulement économique, en dépit des annonces et des forums de tous ordres qui se suivent, une façon de dire : on s’occupe de vous. La réforme de la PSG2 peut-elle souffrir encore plus longtemps d’annonces restructurantes ? Seul le gouvernement semble le croire, lui qui procède actuellement par petites touches pour ne pas se heurter à une levée de boucliers. Ces élections, rendez-vous entre autonomistes et indépendantistes, vont nous livrer une campagne particulièrement dure où l’on risque de vivre des tensions comme jamais auparavant. L’intervention du conseiller indépendantiste Tony Géros à l’assemblée territoriale la semaine dernière nous en donne un avant-goût. Sa question à la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, concernant les mesures à prendre au sujet des "backpackers" de métropole et d’Europe susceptibles de rester sur le territoire après avoir voyagé avec la compagnie low-cost ou smart-cost (c’est selon) French blue, a pris des relents xénophobes auxquels la ministre a répondu avec beaucoup d’à-propos. Il fallait le souligner !
À quand le prochain coup bas ?
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier