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Miri : l’inquiétude gagne du terrain


Vendredi 10 Mars 2017 - écrit par Luc Ollivier


Mais à qui appartient le lotissement Miri ? Pour le moment, à cette question, nul ne peut répondre. Les tribunaux ont été mis à contribution en première instance, en appel, en cassation puis de nouveau en appel, mais avant un nouveau rendu de la cour d’appel à la fin du mois, puis de la Cour de cassation dans quelques mois, rien n’a encore été décidé. Propriétaires, promoteur, notaires, chacun espère que la question sera tranchée une bonne fois pour toute, en espérant avoir gain de cause. Après plus de vingt ans de procédure, la justice se doit de se prononcer.



De nombreux chantiers sont abandonnés dans l'attente d'une décision.
De nombreux chantiers sont abandonnés dans l'attente d'une décision.
Onze mois après la décision de la cour d’appel (17 mars 2016) qui ne reconnaît aucun titre de propriété, et qui a conduit le Territoire à ne plus délivrer le moindre permis de construire, la requête devant le tribunal administratif de Fabrice X d’annuler cette décision du 21 juin 2016 a été ...

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La faute aux territoriales

Que ne ferait-on pas au nom des élections territoriales ? La vie et parfois la survie des hommes politiques dépendent de ces élections plus que de n’importe quelles autres. L’actualité récente est venue rappeler toutes les magouilles, arrangements, et autres mensonges qu’elles peuvent drainer.
Ainsi, l’affaire incriminant le groupe OPT cité à comparaître pour tromperie en raison du débit Internet dans les archipels qui ne correspondait pas à l’offre. L’audience a été renvoyée au 28 août 2018 à la demande des avocats de la défense, soit après le rendez-vous électoral. Déjà, fin 2012, au moment du lancement de cette offre commerciale pour laquelle l’OPT et Mana (aujourd’hui Vini) connaissaient les limites techniques, le rendez-vous des territoriales de 2013 était plus que sous-jacent, comme Tahiti Pacifique (10 juin 2016) le révélait au travers des propos tenus par un cadre de l’OPT : "Les considérations derrière ce choix étaient plus politiques qu’économiques."
À quelques mois de la grand-messe politique locale, le Pays se crispe sur le rendez-vous du mois d’avril. Olivier Kressmann, président du Medef, le déclarait dans nos colonnes en septembre dernier : "Nous sentons un ralentissement dû aux prochaines élections, preuve que la politique est un frein et en l’occurrence à un moment où il ne le faut surtout pas."
Une crispation pas seulement économique, en dépit des annonces et des forums de tous ordres qui se suivent, une façon de dire : on s’occupe de vous. La réforme de la PSG2 peut-elle souffrir encore plus longtemps d’annonces restructurantes ? Seul le gouvernement semble le croire, lui qui procède actuellement par petites touches pour ne pas se heurter à une levée de boucliers. Ces élections, rendez-vous entre autonomistes et indépendantistes, vont nous livrer une campagne particulièrement dure où l’on risque de vivre des tensions comme jamais auparavant. L’intervention du conseiller indépendantiste Tony Géros à l’assemblée territoriale la semaine dernière nous en donne un avant-goût. Sa question à la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, concernant les mesures à prendre au sujet des "backpackers" de métropole et d’Europe susceptibles de rester sur le territoire après avoir voyagé avec la compagnie low-cost ou smart-cost (c’est selon) French blue, a pris des relents xénophobes auxquels la ministre a répondu avec beaucoup d’à-propos. Il fallait le souligner !
À quand le prochain coup bas ?
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier