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Nouvelle-Calédonie : les Républicains suspendent Martin


Samedi 20 Mai 2017 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes




La rumeur enflait depuis quelques jours, de Paris à Païta : Harold Martin, exclu de son parti. Un bruit qui s’est avéré partiellement vrai. Le mardi 9 mai, le bureau politique des Républicains, s’est, selon nos informations, prononcé pour une suspension du maire de Païta.
Et si le principal intéressé a précisé ne pas vouloir réagir "tant que je n’aurais pas eu officiellement cette information", il admet avoir été prévenu d’un risque de sanction de la part du parti. Et loin d’être abattu : il assure que cela "lui donne des ailes". Courrier en main, daté du 21 avril et signé par Bernard Accoyer, secrétaire général du parti, Harold Martin a expliqué au sein de sa permanence l’origine de cette sanction.
"À Paris, on me reproche ma candidature face à Philippe Gomès alors qu’il a été investi par Les Républicains. Il est écrit, je cite : « Cet accord d’union est indispensable pour bâtir une majorité solide autour de François Fillon pour lui permettre ainsi de réformer le Pays. Votre attitude favorise la désunion de la droite et du centre alors qu’au contraire, vous vous devez de soutenir publiquement le candidat UDI désigné et de prendre une part active à sa campagne. »." Des remontrances que l’ancien président du gouvernement prend avec agacement. "Bien évidemment, je n’ai pas retiré ma candidature. Ces gens à Paris ne doivent pas bien connaître la réalité de la Nouvelle-Calédonie. Moi ? Soutenir publiquement Philippe Gomès ? Jamais. Il n’a jamais été un Républicain et il n’est même pas à l’UDI. Il s’en sert."

Source : Les Nouvelles Calédoniennes

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Un Neymar pour notre PSG !

Cela ne vous a certainement pas échappé, l’actualité de ces quelques derniers jours s’est cristallisée sur le sport. Et plus précisément sur l’arrivée du joueur de football brésilien Neymar au PSG (lire Paris Saint-Germain). Le club de la capitale entre dans une nouvelle dimension à grand renfort de millions de pétrodollars, 222 exactement, qui ont été versés au FC Barcelone, le club quitté, en guise d’indemnités. Un petit tour par ma calculette et j’arrive à la pharaonique somme de 26,491 milliards de Fcfp ! Soit approximativement le quart du budget annuel de notre PSG (lire Protection sociale généralisée) ou la globalité du Régime de solidarité de la Polynésie française (RSPF).
Des chiffres qui donnent le vertige, qui écœurent les uns ou qui réjouissent le Trésor. Dans un premier temps, le club parisien va devoir s’acquitter d’environ 100 millions d’euros (12 milliards de Fcfp) pour régler les charges sociales. Dans un second temps, en raison du salaire net de Neymar estimé à environ 35 millions d'euros par an, soit 62 millions d'euros brut par an (7,4 milliards de Fcfp), le PSG va verser 37,5 millions d'euros à l’État par an (4,5 milliards de Fcfp), dus à l'impôt sur le revenu du joueur et aux cotisations sociales payées par son employeur, sans compter les hausses de recettes de la TVA (vente de maillots à hauteur de 20% et places de stades taxées 5,5%). "Le ministre des Comptes publics se réjouit des impôts qu'il va pouvoir payer en France", reconnaissait volontiers Gérald Darmanin jeudi dernier sur une radio nationale.
Ne rêvons pas, il n’y a aucune chance qu’un tel joueur vienne fouler les pelouses cabossées du Pays.
Pour sauver notre PSG, il va donc falloir surtout compter sur nos deux bailleurs de fonds, le gouvernement et l’État.
Le premier, comme ses devanciers, n’est pas irréprochable dans la gestion de cette PSG. Profitant de la meilleure santé financière et budgétaire du Pays, il a inscrit, début août, via le Fonds de l’emploi et la lutte contre la pauvreté (Felp), une imputation supplémentaire de 1,6 milliard de Fcfp en faveur du RSPF, destinée à couvrir une partie du déficit de 2,1 milliards de Fcfp à fin 2016. Le second, l’État, tient ses engagements pris en 2015 et a procédé au versement de la première tranche de 2017 (716 millions de Fcfp) au bénéfice du RSPF. Il contribuera également à la prise en charge du cancer (227 millions de Fcfp). Après le versement de la dernière tranche de 716 millions de Fcfp pour la fin de l’année, soumis aux avancées de la réforme, l’État sera arrivé au terme de son engagement. Le Pays devra-t-il continuer de remplir ce tonneau des Danaïdes tant qu'aucune réforme ne sera engagée ? Un Neymar et vite !
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier