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Politique : un pasteur élu à la présidence du Vanuatu


Jeudi 13 Juillet 2017 - écrit par Agence France-Presse




Le pasteur Tallis Obed Moses a été élu jeudi dernier président du petit archipel du Vanuatu en remplacement de Baldwin Lonsdale emporté en juin par une crise cardiaque, rapporte la presse locale.
M. Moses, un presbytérien, a été investi après avoir été élu par 39 voix contre 17 pour l'ex-Premier ministre Maxim Carlos Korman, rapporte le Vanuatu Daily Post.
Baldwin Lonsdale, un ex-fonctionnaire devenu prêtre anglican, avait été élu à la présidence en 2014, un rôle essentiellement honorifique, mais qu'il avait fortement revalorisé aux yeux de la population par ses initiatives à la suite du puissant cyclone Pam qui avait ravagé l'île début 2015.
Le cyclone de catégorie 5 – la plus élevée – avait fait 11 morts sur cet archipel aux 80 îles, qui compte 270 000 habitants.
Six mois plus tard, Baldwin Lonsdale avait conduit le pays à travers une crise politique majeure, quand la moitié du gouvernement du Premier ministre Sato Kilman avait été inculpée pour corruption.
Après que l'un des députés impliqués, le président du Parlement d'alors, Marcellino Pipite, se soit auto-amnistié ainsi que 13 de ses collègues, en sa qualité de président par intérim alors que Baldwin Lonsdale se trouvait à l'étranger, celui-ci était revenu au Vanuatu et avait dissout le Parlement et convoqué des élections anticipées.
Celles-ci avaient vu la défaite du gouvernement Kilman.
M. Lonsdale est mort subitement le mois dernier à 67 ans à Port Vila, la capitale de l'archipel du Pacifique, situé au nord-est de la Nouvelle-Calédonie (France).

Source : Agence France-Presse


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La faute aux territoriales

Que ne ferait-on pas au nom des élections territoriales ? La vie et parfois la survie des hommes politiques dépendent de ces élections plus que de n’importe quelles autres. L’actualité récente est venue rappeler toutes les magouilles, arrangements, et autres mensonges qu’elles peuvent drainer.
Ainsi, l’affaire incriminant le groupe OPT cité à comparaître pour tromperie en raison du débit Internet dans les archipels qui ne correspondait pas à l’offre. L’audience a été renvoyée au 28 août 2018 à la demande des avocats de la défense, soit après le rendez-vous électoral. Déjà, fin 2012, au moment du lancement de cette offre commerciale pour laquelle l’OPT et Mana (aujourd’hui Vini) connaissaient les limites techniques, le rendez-vous des territoriales de 2013 était plus que sous-jacent, comme Tahiti Pacifique (10 juin 2016) le révélait au travers des propos tenus par un cadre de l’OPT : "Les considérations derrière ce choix étaient plus politiques qu’économiques."
À quelques mois de la grand-messe politique locale, le Pays se crispe sur le rendez-vous du mois d’avril. Olivier Kressmann, président du Medef, le déclarait dans nos colonnes en septembre dernier : "Nous sentons un ralentissement dû aux prochaines élections, preuve que la politique est un frein et en l’occurrence à un moment où il ne le faut surtout pas."
Une crispation pas seulement économique, en dépit des annonces et des forums de tous ordres qui se suivent, une façon de dire : on s’occupe de vous. La réforme de la PSG2 peut-elle souffrir encore plus longtemps d’annonces restructurantes ? Seul le gouvernement semble le croire, lui qui procède actuellement par petites touches pour ne pas se heurter à une levée de boucliers. Ces élections, rendez-vous entre autonomistes et indépendantistes, vont nous livrer une campagne particulièrement dure où l’on risque de vivre des tensions comme jamais auparavant. L’intervention du conseiller indépendantiste Tony Géros à l’assemblée territoriale la semaine dernière nous en donne un avant-goût. Sa question à la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, concernant les mesures à prendre au sujet des "backpackers" de métropole et d’Europe susceptibles de rester sur le territoire après avoir voyagé avec la compagnie low-cost ou smart-cost (c’est selon) French blue, a pris des relents xénophobes auxquels la ministre a répondu avec beaucoup d’à-propos. Il fallait le souligner !
À quand le prochain coup bas ?
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier