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Quel avenir pour Moruroa et Fangataufa ?


Vendredi 28 Juillet 2017 - écrit par Luc Ollivier


Reconnaissance du fait nucléaire, débat sur le montant de la Dotation globale d’autonomie (DGA ou dette nucléaire), la Polynésie française est aujourd’hui focalisée sur la politique et l’économie après l’ère du CEP. Mais quid de ses deux atolls qui ont servi de base aux essais nucléaires pendant trente ans ? Leur rétrocession, pourtant prévue, n’est pas à l’ordre du jour... contamination oblige !



crédit photo : Archives Tahiti Pacifique
crédit photo : Archives Tahiti Pacifique
Les Accords de l’Élysée élaborés sous la présidence de François Hollande, dont l’accord final attend d’être ratifié par Emmanuel Macron, et qui remplissent naturellement les attentes du gouvernement d’Édouard Fritch, sont certainement un premier grand pas réalisé par l’État quant à la reconnaissance du fait nucléaire. Une reconnaissance attendue depuis plus de vingt ans et l’arrêt des essais en 1996. Le gouvernement Hollande a donc, en son temps, reconnu le fait nucléaire et s’est engagé à revoir la DGA . Cependant, rien n’a été écrit ou dit sur l’avenir des deux atolls que Richard Tuheiava, alors sénateur en 2012...

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, l'interview de Richard Tuheiava ainsi que le témoignage de Ghislain Houzel, ingénieur retraité de la Direction des Essais du CEA, commandez Tahiti Pacifique n° 360 en cliquant ICI


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La faute aux territoriales

Que ne ferait-on pas au nom des élections territoriales ? La vie et parfois la survie des hommes politiques dépendent de ces élections plus que de n’importe quelles autres. L’actualité récente est venue rappeler toutes les magouilles, arrangements, et autres mensonges qu’elles peuvent drainer.
Ainsi, l’affaire incriminant le groupe OPT cité à comparaître pour tromperie en raison du débit Internet dans les archipels qui ne correspondait pas à l’offre. L’audience a été renvoyée au 28 août 2018 à la demande des avocats de la défense, soit après le rendez-vous électoral. Déjà, fin 2012, au moment du lancement de cette offre commerciale pour laquelle l’OPT et Mana (aujourd’hui Vini) connaissaient les limites techniques, le rendez-vous des territoriales de 2013 était plus que sous-jacent, comme Tahiti Pacifique (10 juin 2016) le révélait au travers des propos tenus par un cadre de l’OPT : "Les considérations derrière ce choix étaient plus politiques qu’économiques."
À quelques mois de la grand-messe politique locale, le Pays se crispe sur le rendez-vous du mois d’avril. Olivier Kressmann, président du Medef, le déclarait dans nos colonnes en septembre dernier : "Nous sentons un ralentissement dû aux prochaines élections, preuve que la politique est un frein et en l’occurrence à un moment où il ne le faut surtout pas."
Une crispation pas seulement économique, en dépit des annonces et des forums de tous ordres qui se suivent, une façon de dire : on s’occupe de vous. La réforme de la PSG2 peut-elle souffrir encore plus longtemps d’annonces restructurantes ? Seul le gouvernement semble le croire, lui qui procède actuellement par petites touches pour ne pas se heurter à une levée de boucliers. Ces élections, rendez-vous entre autonomistes et indépendantistes, vont nous livrer une campagne particulièrement dure où l’on risque de vivre des tensions comme jamais auparavant. L’intervention du conseiller indépendantiste Tony Géros à l’assemblée territoriale la semaine dernière nous en donne un avant-goût. Sa question à la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, concernant les mesures à prendre au sujet des "backpackers" de métropole et d’Europe susceptibles de rester sur le territoire après avoir voyagé avec la compagnie low-cost ou smart-cost (c’est selon) French blue, a pris des relents xénophobes auxquels la ministre a répondu avec beaucoup d’à-propos. Il fallait le souligner !
À quand le prochain coup bas ?
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier