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Sécurité : trafic de drogues, Édouard Fritch appelle à une coopération accrue


Vendredi 8 Septembre 2017 - écrit par Présidence de la Polynésie française




crédit photo : Présidence
crédit photo : Présidence
Au troisième jour de la réunion annuelle du 48e Forum des îles du Pacifique, le président de la Polynésie française, Édouard Fritch, a assisté, jeudi dernier, à Apia, aux Samoa, à une réunion portant sur les espaces maritimes et sur les problématiques liées à ce thème commun à toutes les îles du Pacifique. Si l’étendue océanique peut être perçue comme une chance, synonyme d’importantes ressources naturelles, elle est aussi pour beaucoup de nations insulaires un formidable défi à relever en termes de préservation de l’environnement, mais aussi de désenclavement et de protection des populations, en cas de catastrophe naturelle notamment (cyclone, tsunami ou autre).
Sur cette thématique, Édouard Fritch est intervenu en mettant en avant la nécessité d’une coopération accrue entre États et territoires pour faire face à ces enjeux importants. Il a indiqué que la Polynésie française jouait déjà pleinement un rôle très important dans l’Est du Pacifique, avec le soutien des moyens de l’État, pour la protection des ressources naturelles (aire marine gérée), pour la police des pêches, ou encore pour la lutte contre les trafics qui pourraient voir le jour dans la région Pacifique.
Édouard Fritch a ainsi cité le cas des deux voiliers et de leurs équipages, qui ont été interpellés il y a plusieurs mois de cela, alors qu’ils étaient de passage en Polynésie française, en convoyant une importante cargaison de drogue, en provenance d’Amérique du Sud, sans doute à destination de l’Australie. Une réunion en avril dernier, à Sydney, a permis de souligner la nécessité d’échanges d’informations afin de lutter au mieux contre ce type de trafic.
Source : Présidence de la Polynésie française


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De quoi se plaint-on ?

En août, l’ouragan Harvey frappait les États du Texas, de la Louisiane et du Tennessee, causant d’innombrables dégâts et surtout des dizaines de morts. La semaine dernière, c’est l’ouragan Irma qui frappait à son tour les Antilles, dévastant tout sur son passage et laissant derrière lui plus de 80 morts. Un autre ouragan, Maria, se profile à l’horizon, et devrait à nouveau frapper ces mêmes populations. Non loin de là, au Mexique, deux séismes provoquent la mort de plus de 200 personnes rien que dans la mégapole Mexico. Une partie de la planète paye aujourd’hui au prix fort les colères de la Nature. Si de tels phénomènes climatiques dévastateurs ont déjà été répertoriés sur cette zone sensible de la planète, on peut s’inquiéter de leur enchaînement pour le moins très court. À qui la faute ? Les climato-sceptiques ont aujourd’hui le mauvais rôle, mais avant de penser à rejeter les responsabilités, la priorité doit aller aux victimes. Les élans de solidarité fleurissent un peu partout dans le monde ; la Polynésie française, qui a toujours su tendre la main, n’a pas fait exception, d’autant que des compatriotes, habitants de Saint-Martin, comptent parmi les victimes humaines, morales et matérielles.
Dès lors, on peut être surpris d’entendre sur les ondes d’une radio des reproches quant à cette aide très substantielle de 6 millions de Fcfp au motif que des Polynésiens sont dans la misère. Comment aussi peu de compassion peut-elle encore habiter des Polynésiens ? Oui, la misère existe dans ce pays comme elle existe dans tous les pays aussi modernes et civilisés soient-ils, c’est un fait indéniable et inacceptable, mais qui ne doit voir ce peuple se refermer sur lui, occultant l’actualité du reste du monde.
Seule, la Polynésie n’est rien. Seule son ouverture sur le monde lui apportera la richesse nécessaire à son développement économique, mais aussi culturel. Ce développement, qui devra un jour conduire à une moins grande dépendance de la France nourricière, semble se dessiner, et pas obligatoirement là où on l’attend le plus. Notre éditorial de la semaine dernière est venu rappeler à quel point nous étions les champions des annonces de grands projets sans lendemain, mais il en existe un à "taille humaine" qui nous a été révélé cette semaine par l’homme d’affaires samoan Frederick Grey. Et si la Polynésie française pouvait booster son développement grâce à ses voisins polynésiens ? Après le câble sous-marin, voilà que d’autres liens se tissent avec un projet de desserte aérienne et même d'un paquebot de croisière entre les États insulaires. Une plus grande liberté de circulation entre ces pays avec des gains de temps de transport devraient conduire à de meilleurs échanges entre nos touristes américains et les touristes du sud-est asiatique de ces États.
Pour peu que cette clientèle ait les moyens de notre niveau de vie, la barre des 200 000 touristes pourrait enfin être franchie. Et à Tahiti, quand le tourisme va, tout va.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier