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Télémédecine : la Polynésie, zone pilote pour la métropole


Vendredi 28 Juillet 2017 - écrit par Vaitiare Chanfour


En poste depuis seulement quelques mois, l’activité législative de Jacques Raynal, ministre de la Santé, en faveur de la télémédecine est impressionnante. Il semble vouloir rattraper le temps perdu. Une loi du Pays vient d’être votée et institutionnalise la télémédecine en Polynésie. Une fois la télémédecine généralisée dans nos archipels, nous deviendrons la première zone expérimentale pour la métropole, de véritables pionniers en la matière.



Le Service de télémédecine de Papeete souffre d'une existence réglementaire et budgétaire. crédit photo : Vaitiare Chanfour
Le Service de télémédecine de Papeete souffre d'une existence réglementaire et budgétaire. crédit photo : Vaitiare Chanfour
Jusqu’au mois de juin 2017, la pratique de la télémédecine était en marge de la loi et donc à l’état embryonnaire. Elle s’impose dans nos îles en déficit de soin par nécessité et surtout grâce à des médecins, véritables instigateurs dans les pratiques de la télémédecine de soins primaires. Tous ont une vision pour l’avenir et souhaitent surfer la vague des NTIC. La zone des Tuamotu-Gambier est alors retenue à titre expérimental. Cependant, jusqu’à présent, de nombreux obstacles se présentaient, une absence de partenariat entre les institutions de santé et des dossiers médicaux non informatisés. De plus, des moyens supplémentaires étaient réclamés par le Service de la télémédecine de Papeete, en attente d’une reconnaissance légale et d’un budget autonome.
Le projet n’est pas à son premier coup d’essai. Le Réseau informatique de santé polynésien (RISP) dans les années 1990, qui avait pour ambition de couvrir l’ensemble de la Polynésie, n’avait pas abouti faute de financement et en...

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La faute aux territoriales

Que ne ferait-on pas au nom des élections territoriales ? La vie et parfois la survie des hommes politiques dépendent de ces élections plus que de n’importe quelles autres. L’actualité récente est venue rappeler toutes les magouilles, arrangements, et autres mensonges qu’elles peuvent drainer.
Ainsi, l’affaire incriminant le groupe OPT cité à comparaître pour tromperie en raison du débit Internet dans les archipels qui ne correspondait pas à l’offre. L’audience a été renvoyée au 28 août 2018 à la demande des avocats de la défense, soit après le rendez-vous électoral. Déjà, fin 2012, au moment du lancement de cette offre commerciale pour laquelle l’OPT et Mana (aujourd’hui Vini) connaissaient les limites techniques, le rendez-vous des territoriales de 2013 était plus que sous-jacent, comme Tahiti Pacifique (10 juin 2016) le révélait au travers des propos tenus par un cadre de l’OPT : "Les considérations derrière ce choix étaient plus politiques qu’économiques."
À quelques mois de la grand-messe politique locale, le Pays se crispe sur le rendez-vous du mois d’avril. Olivier Kressmann, président du Medef, le déclarait dans nos colonnes en septembre dernier : "Nous sentons un ralentissement dû aux prochaines élections, preuve que la politique est un frein et en l’occurrence à un moment où il ne le faut surtout pas."
Une crispation pas seulement économique, en dépit des annonces et des forums de tous ordres qui se suivent, une façon de dire : on s’occupe de vous. La réforme de la PSG2 peut-elle souffrir encore plus longtemps d’annonces restructurantes ? Seul le gouvernement semble le croire, lui qui procède actuellement par petites touches pour ne pas se heurter à une levée de boucliers. Ces élections, rendez-vous entre autonomistes et indépendantistes, vont nous livrer une campagne particulièrement dure où l’on risque de vivre des tensions comme jamais auparavant. L’intervention du conseiller indépendantiste Tony Géros à l’assemblée territoriale la semaine dernière nous en donne un avant-goût. Sa question à la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, concernant les mesures à prendre au sujet des "backpackers" de métropole et d’Europe susceptibles de rester sur le territoire après avoir voyagé avec la compagnie low-cost ou smart-cost (c’est selon) French blue, a pris des relents xénophobes auxquels la ministre a répondu avec beaucoup d’à-propos. Il fallait le souligner !
À quand le prochain coup bas ?
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier