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Arts traditionnels : entre 30 et 40 danseuses étrangères en stage au Conservatoire

Passionnées par la culture polynésienne, elles viennent de six destinations différentes (Japon, Mexique, Espagne, États-Unis, Brésil, Suède et Nouvelle-Calédonie) pour assister au 17e stage international de pratique des arts traditionnels, prévu du 27 novembre au 1er décembre, au Conservatoire. Une période d'autant plus riche en apprentissage pour ces étrangères qu'elle correspond à la seconde semaine du Hura Tapairu 2017 (du 22 novembre au 2 décembre), une des compétitions les plus importantes de l'année avec le Heiva i Tahiti. Toutes les stagiaires ou presque s'y rendront, tandis que certaines participeront également au championnat du monde de 'ori tahiti. Âgées de 14 à 52 ans, la trentaine de femmes, dont la moitié sont d'origine japonaise, seront réparties en trois groupes de niveau différent (levels 1, 2 et 3) et vont être formées dans trois disciplines : le 'ori tahiti (un minimum de 10 heures), les percussions et le 'ukulele (5 heures). Le dernier jour du stage, elles se présenteront toutes devant un jury de professionnels afin d'effectuer une prestation collective, puis de présenter, chacune en fonction de son niveau, les chorégraphies spécialement créées pour elles (postures et musique) par les professeurs et musiciens du corps pédagogique du Conservatoire. À l'issue de cette formation non diplômante, elles recevront une attestation de participation ainsi qu'une mention qualifiant leurs prestations. 
DS

Projet : pôle santé unique, résultat à la fin du mois

Après un appel à projets fin juin concernant la création d’un pôle privé unique de santé, et une possibilité d’ajout d’éléments complémentaires jusqu’à fin octobre, on nous a confirmé au ministère concerné que le Comité d’organisation de la santé rendrait son avis d’ici fin novembre. Nous saurons donc qui du projet mené par les médecins hospitaliers de Paofai ou de Cardella remportera le marché. Il est fort probable que celui qui en sera évincé ne manquera pas de faire appel… le temps, c’est de l’argent.
LO

Aviation civile : une démission qui peut amener à des fermetures de pistes

Si la lettre de démission de Jean-Christophe Shigetomi, directeur de l’Aviation civile de la Polynésie française, la semaine dernière à son ministre Luc Faatau n’a pas ému les foules, elle risque cependant de créer quelques désagréments quant au bon fonctionnement du service et à ses missions au risque de voir quelques aérodromes fermés.
La direction de l’Aviation civile (DAC) est définie par un arrêté, ce qui permet à l’État de reconnaître la DAC en tant qu’exploitant des aérodromes. De ce fait, son directeur est dirigeant responsable, le pays étant exonéré de toute responsabilité en cas de problème, d’accident.
Toutes les homologations de pistes effectuées par l’État sont accordées au directeur de l’Aviation civile, Jean-Christophe Shigetomi, dont le départ prévu pour la fin de ce mois obligera à refaire toutes les signatures auprès du nouveau directeur. Cette "paperasse" prendra du temps d’autant que le successeur n’est pas connu, la directrice adjointe partant à la retraite. Durant ce laps de temps, qui voudra prendre la responsabilité de dirigeant responsable, sachant que ce n’est pas un simple poste de chef de service ?
Le gouvernement doit bien avoir son candidat, puisqu’il est maintenant su de tous que ce départ fait suite entre autres à des problèmes relationnels entre Jean-Christophe Shigetomi et un syndicaliste proche de la ministre du Tourisme, son mari, Gérard Barff. Vu la responsabilité du poste, il ne pourra y avoir pléthore de candidats.
La question qui se pose en attendant la nomination et le report d’homologation, est de savoir qui est responsable si jamais le dramatique accident de Moorea se répète ?
L’État prendra-t-il le risque de laisser l’exploitation de certaines pistes, les plus dangereuses, sans dirigeant responsable ?
LO

Concert : Lost Frequencies à Tahiti !

Concert : Lost Frequencies à Tahiti !
C'est une information Tahiti Pacifique : le DJ belge Felix De Laet, alias Lost Frequencies, sera en concert à Tahiti, le 15 décembre. Après avoir invité notamment Walshy Fire du groupe Major Lazer à la mairie de Papeete, Synapson à l'Helios, ou encore les deux grands DJs français Joachim Garraud et Bob Sinclar dans la rue Jeanne d’Arc, Synergence Events offre au public polynésien une nouvelle star internationale. L'événement aura lieu, pour la première fois, dans les jardins du Parc Paofai et pourra accueillir jusqu'à 5 500 spectateurs ! Felix De Laet, 23 ans, multidisque de platine, a déjà joué sur les plus grandes scènes du monde grâce à son tube planétaire Are you with me (2014), qui affiche des centaines de millions de vues sur YouTube et l'a propulsé à la première place dans 36 pays.
DS

Société : la route de Miri bloquée par Joinville Pomare

crédit photo : LO
En toute discrétion et depuis le début de la semaine, Joinville Pomare et ses partisans bloquent une nouvelle fois Miri. Il s’agit pour lui d’interdire l’accès par le Haut de Miri à la route qui mène à la dernière acquisition de l’homme d’affaires Thierry Barbion récent acquéreur d’une partie de la propriété Faugerat. "J’ai interdit aux entrepreneurs de Barbion de continuer les travaux", nous a déclaré Joinville Pomare, qui leur reproche d’utiliser la route du lotissement Miri pour y accéder. La tension n’est donc pas retombée entre les différentes parties du dossier Miri qui empoisonne la vie des résidents depuis bientôt deux ans. Joinville Pomare ne lâche donc rien et se félicite de la décision du tribunal qui s’est déclaré incompétent dans son rendu du 2 octobre au bénéfice du conseiller de la mise en état de la chambre civile de la cour d’appel de Papeete.
Joinville Pomare dit maintenant attendre la cassation pour faire valoir son titre de propriété, lui qui parle de déni de justice jusqu’à présent dans la non reconnaissance de son titre.
Le dossier Miri est donc loin d’être clos.
LO

Justice : Une plainte contre EDT-Engie et le gouvernement

Yannick Jehanno, grand pourfendeur d’EDT-Engie, a déposé officiellement plainte contre Engie jeudi 26 octobre. En voici les termes dans la copie qu’il nous a fait parvenir : "En tant que victime d’intimidation de la part d’Engie, mais aussi en tant qu’usager d’EDT-Engie, je porte plainte contre la direction d’Engie et le gouvernement de la Polynésie française pour actes d’intimidation, tentative de corruption, suspicion de corruption, menaces, chantage et délit de favoritisme."
LO

Économie : pas de douche froide sur une subvention OPH

Le compte rendu du conseil des ministres de la semaine dernière faisait état d’une proposition d’octroi d’une subvention d'investissement de 148 855 311 Fcfp TTC en faveur de l’Office polynésien de l’habitat (OPH) pour l’acquisition de chauffe-eau solaires. Ramenée aux 274 logements concernés, la facture équivaut à plus de 540 000 Fcfp par changement. Au dernier Salon de l’habitat, les chauffe-eau de 300 litres se vendaient à 200 000 Fcfp l’unité. On veut croire que pour l’achat de 274 unités, le prix sera revu à la baisse. Ce qui laisse, outre quelques menus travaux de plomberie, près de 400 000  Fcfp pour l’installation, le contrôle et la rémunération de l’OPH. Y’a pas un problème ? Du côté de l’OPH, on nous a quand même informés que tout reliquat sera retourné au Pays. On est rassurés.
LO

Innovation : Le Musée de Tahiti et des îles lance les "vidéo-guides"

Depuis l'arrivée de la nouvelle directrice Miriama Bono, le Musée de Tahiti et des îles (MTI) change de visage. L'établissement culturel situé à Punaauia, sur la Pointe des Pêcheurs, innovera, samedi 4 novembre, en mettant à la disposition des visiteurs de la salle d'exposition permanente des "vidéo-guides". Le MTI a en effet réalisé 28 petits modules d'une durée d'une minute, consacrés à chaque vitrine, pour une expérience d'un autre genre. Dans la salle temporaire, qui accueille l'exposition Un artiste voyageur en Micronésie, l’univers flottant de Paul Jacoulet, ce sont des tablettes numériques qui seront proposées au public. Des ateliers de tressage et de conte polynésien seront également mis en place. Le Journal officiel annonce par ailleurs que, dans le cadre de la reconstruction de la salle d'exposition permanente, un appel d'offres a été lancé jusqu'au 27 novembre. La salle devrait être fermée à partir d'avril prochain et rouvrir d'ici début 2020.
DS

Culture : Le 'ori tahiti bientôt classé à l'Unesco ?

crédit photo : Dominique Schmitt
Il y a un an et demi, Tahiti Pacifique annonçait que la codification du 'ori tahiti était en marche (lire notre édition du 27 mai 2016, n° 328). Un pas de plus vient d'être effectué puisque la danse traditionnelle tahitienne vient officiellement d'intégrer le Patrimoine culturel français, une première étape avant sa demande de classement sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco. Le travail mené depuis plusieurs années par le Conservatoire artistique, en collaboration avec les professionnels de la danse et la Fédération tahitienne de 'ori tahiti, a donc porté ses fruits. Cette pratique identitaire connaît un essor remarquable ces dernières années, si bien qu'aujourd'hui, elle a gagné presque tous les continents. "Ce succès témoigne de la vivacité et de l'originalité de notre culture. Il ne doit pourtant pas sacrifier une pratique ancestrale sur l'autel de la mondialisation. D'où le souhait et la démarche initiés par le gouvernement de la Polynésie française et le ministère de la Culture : classifier le 'ori tahiti en tant que patrimoine culturel immatériel afin de pérenniser son ancrage", rapporte le Pays. Le prochain examen d’un bien français à l'Unesco est prévu en 2019.
DS

Sécurité : plus de SMS en traversant la route ?

Nos cousins hawaiiens viennent d’innover en matière de sécurité routière. Honolulu est devenue, la semaine dernière, la première ville américaine à légiférer à l'encontre des accros du smartphone. L'amende peut s'élever à 35 dollars. Instaurée fin juillet par le maire de cette ville d'Hawaii, Kirk Caldwell, cette mesure est entrée en vigueur le 25 octobre et stipule qu'"aucun piéton n'a le droit de traverser une rue ou une voie rapide en regardant un appareil électronique". Il est toutefois encore autorisé de parler au téléphone en traversant, tant qu'on regarde devant et autour de soi. Touristes tahitiens, vous voilà prévenus. Cette mesure devrait servir d’exemple à d’autres villes, à commencer par celles du fenua.
LO

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La faute aux territoriales

Que ne ferait-on pas au nom des élections territoriales ? La vie et parfois la survie des hommes politiques dépendent de ces élections plus que de n’importe quelles autres. L’actualité récente est venue rappeler toutes les magouilles, arrangements, et autres mensonges qu’elles peuvent drainer.
Ainsi, l’affaire incriminant le groupe OPT cité à comparaître pour tromperie en raison du débit Internet dans les archipels qui ne correspondait pas à l’offre. L’audience a été renvoyée au 28 août 2018 à la demande des avocats de la défense, soit après le rendez-vous électoral. Déjà, fin 2012, au moment du lancement de cette offre commerciale pour laquelle l’OPT et Mana (aujourd’hui Vini) connaissaient les limites techniques, le rendez-vous des territoriales de 2013 était plus que sous-jacent, comme Tahiti Pacifique (10 juin 2016) le révélait au travers des propos tenus par un cadre de l’OPT : "Les considérations derrière ce choix étaient plus politiques qu’économiques."
À quelques mois de la grand-messe politique locale, le Pays se crispe sur le rendez-vous du mois d’avril. Olivier Kressmann, président du Medef, le déclarait dans nos colonnes en septembre dernier : "Nous sentons un ralentissement dû aux prochaines élections, preuve que la politique est un frein et en l’occurrence à un moment où il ne le faut surtout pas."
Une crispation pas seulement économique, en dépit des annonces et des forums de tous ordres qui se suivent, une façon de dire : on s’occupe de vous. La réforme de la PSG2 peut-elle souffrir encore plus longtemps d’annonces restructurantes ? Seul le gouvernement semble le croire, lui qui procède actuellement par petites touches pour ne pas se heurter à une levée de boucliers. Ces élections, rendez-vous entre autonomistes et indépendantistes, vont nous livrer une campagne particulièrement dure où l’on risque de vivre des tensions comme jamais auparavant. L’intervention du conseiller indépendantiste Tony Géros à l’assemblée territoriale la semaine dernière nous en donne un avant-goût. Sa question à la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, concernant les mesures à prendre au sujet des "backpackers" de métropole et d’Europe susceptibles de rester sur le territoire après avoir voyagé avec la compagnie low-cost ou smart-cost (c’est selon) French blue, a pris des relents xénophobes auxquels la ministre a répondu avec beaucoup d’à-propos. Il fallait le souligner !
À quand le prochain coup bas ?
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier