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Grâce à son isolement géographique qui lui confère un cadre "nombrilistique", l'île de Tahiti (tout comme nos autres îles hautes et les atolls) peut être considérée comme un laboratoire miniature pour pratiquement tous les domaines humains, sociaux ou environnementaux. Passons ici sur l'étrange (et récent) phénomène psychologique qui fait croire à nos présidents (d'une micro société de 250 000 habitants et sous perfusion) qu'ils sont les égaux des leaders de grandes nations, pour mieux parler d'écologie.
Dans ce domaine Tahiti, comme le reste de l'humanité, vit bien au-dessus des moyens que peut lui offrir son environnement. Un rapport cosigné en 2000 par 1360 scientifiques de 95 pays, dont certains mondialement reconnus dans leur domaine, annonce que près de deux tiers des mécanismes naturels qui assurent la vie sur terre sont mis en péril par la pression de la démographie et de l'activité humaine. Tahiti, à son échelle, en est hélas bien une preuve, surtout dans sa zone urbaine. Ce qui jadis était une plaine côtière admirable, un long jardin parsemé de quelques maisons écologiquement correctes (construits en matériaux locaux) a été transformé en une sorte de ghetto suburbain où la population s'entasse dans de minuscules espaces souvent entourés, tels des prisons, de hauts murs en béton. Le magnifique lagon qui borde cette plaine est devenu non seulement inaccessible, mais est petit à petit détruit par des remblais dont l'autorisation est généralement accordée pour des raisons de clientélisme politique, lorsqu'une autorisation existe, bien sûr. Ce saccage éhonté et la confiscation des berges de l'île de Tahiti en dit bien long sur les murs politiques et l'absence de sens civique en vigueur chez certains de la caste des raatira (propriétaires) : "les lois et règlements c'est pour les autres, pas pour moi !"
Puis il y a les déchets qu'une société "moderne" produit. Bien que nous soyons entourés d'un immense océan (pas de continent à moins 6000 kilomètres dans n'importe quelle direction !), nous gardons précieusement et entassons (plus ou moins) soigneusement nos déchets dans nos vallées, assurant ainsi qu'ils polluent les rares nappes phréatiques d'une île volcanique ; il ne faut pas se leurrer, lors des grandes averses en saison des pluies, même le « jus » du super (coûteux) CET de Paihoro se retrouve dans le lagon. Un plan datant de plus de 20 ans suggérait d'aller incinérer nos ordures au large, sur des barges. Il avait été refusé car il était financièrement trop peu intéressant pour certaines multinationales, mais aussi par une sensibilité locale plutôt déraisonnable en ce qui concerne la haute mer : un ancien haut-commissaire raconte comment la population de Bora Bora refusa de manger thons et bonites toute la semaine qui suivit la dispersion des cendres de Paul-Émile Victor à 20 kilomètres des côtes de l'île ! Pourtant, une étude sérieuse d'il y a 30 ans estimait que broyer pendant une année tous les déchets de Tahiti et les disperser en haute mer dans l'océan Pacifique équivaut en pollution à faire (une fois) pipi dans la mer Méditerranée !
Parlant de déchets ménagers, les plus terribles sont bien les déchets plastiques, sacs et bouteilles et les canettes. Jadis (jusqu'en 1979) toutes les bouteilles de Tahiti étaient consignées et nos îles étaient bien propres. Pourquoi alors avoir non seulement introduit les emballages jetables mais aussi subventionné les usines les produisant (code des investissements, loi Pons) ? Mystère qui fait verser des larmes, alors qu'attend-on pour donner une valeur de rétribution à chaque bouteille et cannette, comme cela se fait désormais dans presque tous les pays développés du monde ? Au lieu de cela, on préfère continuer à vanter la farce du sac plastique recyclable à 100 francs (copié &endash; collé de France, vive l'autonomie !).
Papeete, seule capitale au monde sans tout à l'égout (mais avec palais et administration pléthorique), une population qui a la passion de se précipiter chaque matin et soir sur des routes défoncées vers des embouteillages débiles, assise dans des 4X4 monstrueux plutôt fabriqués pour franchir des déserts sans pistes, un saccage de collines par des promoteurs avides (et souvent « protégés »), tout cela engendre un sens de mal vivre croissant, en réalité un phénomène de surpopulation mal (plutôt pas du tout) géré. Pourtant, il n'y a qu'une seule île de Tahiti, et lorsque les lagons seront exsangues (on y est presque), les rivières taries (la moitié l'est déjà) et que l'activité humaine ivre de quête pour le profit et de prestige (automobile) impose de telles contraintes aux fonctions naturelles de l'île que la capacité de son écosystème à maintenir en vie les générations futures ne peut plus être garantie, il n'y aura, hélas, pas d'autre île pour la remplacer (ou pour recommencer).
Bien que depuis huit mois de vrais écologistes (tel Jacky Bryant) soient proches du pouvoir, nous ne voyons - hélas - pas la moindre nouvelle mesure écologique concrète, ni d'ailleurs aucun renforcement dans l'application des textes existants. Par contre, nous entendons parler de possibles nouveaux impôts (pour mieux les gaspiller ?) sous le prétexte de « pollueur = payeur ». Pour quand alors une « taxe de respiration » où nous devrons payer à des bureaucrates (climatisés) une "compensation" pour le gaz carbonique expiré par nos poumons ?
Permettez-nous plutôt de proposer un impôt mieux adapté, plus productif et surtout plus populaire : une "taxe sur le blabla inutile", mieux encore une "taxe sur la promesse électorale non tenue", des taxes qui pourraient être prélevées dans une classe sociale nantie (les politiciens), de quoi permettre de boucler le budget 2006 !
Bonne lecture et merci pour votre fidélité.
Alex W. du
PREL
Directeur de la publication
Evénements à Tahiti et ses îles

Samedi 1er octobre
- Fermeture de l'hôtel "Moorea Village" pour une durée indéterminée.
- Le service des douanes de Tahiti-Faa'a saisit 85 grammes d' "ice" (Metamphétamine, drogue de synthèse vendue à 70 000 Fcfp/g) découverts sur un passager américain qui arrivait de Hawaii.
- Une femme de 43 ans est écrouée pour avoir brûlé le visage et tranché la langue de sa mère qu'elle croyait possédée.
Dimanche 2 octobre
- Rencontre internationale d'athlétisme "Tahiti Nui meeting 2005" regroupant quelques athlètes internationaux.
- Le ministre du Développement durable M.HANDERSON signe avec Nicolas HULOT un accord engageant la P.F. à participer au "Défi pour la Terre" dans lequel chaque citoyen s'engage "à adopter des gestes bénéfiques pour la planète ".
Lundi 3 octobre
- Ouverture de la 162e session régionale de l'Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN).
- Le ministre de l'Economie et des Finances, Emile VANFASSE rencontre Patrice LANGIN directeur adjoint des Affaires économiques de Nouvelle-Calédonie.
- Semaine mondiale de l'allaitement maternel.
- Jacques BASSET prend sa fonction de nouveau président de la chambre territoriale des comptes.
Mardi 4 octobre
- Arrivée du groupe musical polynésien Te Vaka à Tahiti.
- Inauguration au CHT de Mamao de deux nouvelles salles destinées aux mamans désirant allaiter leurs enfants.
- Plusieurs associations de défense de l'environnement votent "à l'unanimité" pour l'utilisation de "banaliseurs" au lieu d'incinérateurs pour le traitement des déchets hospitaliers.
- Une équipe du programme international de forage océanique (IODP) est à Tahiti pour réaliser des forages le long du récif de l'île afin de déterminer les variations du niveau de la mer.
- 13 conseillers sur 22 de la commune de Tumara'a, Raiatea, demandent la démission du maire Cyril TETUANUI.
Mercredi 5 octobre
- Dans l'affaire de l'achat de l'atoll de Anuanuraro, M. Gaston FLOSSE refuse d'être entendu par des enquêteurs de la brigade financière de Paris. Il demande à être entendu par le juge d'instruction.
- Marcel TUIHANI, trésorier de Tahoera'a, est mis en examen pour faux dans l'affaire du dîner de du 23 mai 2004 au Palais.
- Inauguration d'une agence TNTV à Raiatea.
Jeudi 6 octobre
- Gaston FLOSSE déclare que "l'acteur principal de l'achat de l'atoll de Anuanuraro, c'est Georges PUCHON". L'ancien ministre des Finances, PUCHON répond en expliquant qu'il n'était « pas l'ordonnateur des dépenses, c'est le président [Flosse] qui est responsable de cela ».
- Inauguration des nouveaux centres médicaux et dentaires de Teva I Uta (Presqu'île, Tahiti).
- Les Nouvelles de Tahiti annonce que le ministère de l'Intérieur dément la venue de Nicolas SARKOZY à Tahiti.
Vendredi 7 octobre
- Le Conseil des entreprises de Polynésie Française (CEPF) présente les résultats d'une étude sur le commerce en Polynésie française.
- 20 appartements de la résidence Hamuta à Pirae (côte est de Tahiti) sont entièrement détruits par un incendie.
- Le Taporo V est immergé au large de la pointe Vénus.
Samedi 8 octobre
- Manifestation du SNPT (syndicat national des policiers en tenue) à Papeete afin de revendiquer plus de personnel et de moyens.
- Spectacle concert du groupe polynésien Te Vaka à To'ata, Papeete.
Dimanche 9 octobre
- La commission d'enquête sur le nucléaire, accompagnée de membres du CRIIRAD, se rendent à Mangareva, Tureia et Hao.
Lundi 10 octobre
- Les deux quotidiens de Tahiti rapportent que l'agent consulaire représentant les Etats-Unis en P.F., Christopher KOZELY, a été mis en examen pour viol.
- L'équipage du Ahurau de Tahiti remporte le concours de pêche au gros de Huahine en rapportant un haura (espadon) de 188,5 kg.
- Grèves dans les dépôts d'hydrocarbures.
Mardi 11 octobre
- La chambre d'instruction confirme la mise en examens des deux anciens ministres, Edouard FRITCH et de Gaston TONG SANG (Tahoera'a huiraatira), dans le cadre de l'achat de l'atoll d'Anuanuraro.
- Fin de la grève dans les dépôts d'hydrocarbures.
Mercredi 12 octobre
- Début de la course de pirogue Hawaiki Nui va'a 2005. L'équipe de Vénus la remporte chez les femmes et l'équipe de Teva chez les juniors.
- Création d'un Centre de la Mer à Tahiti pour l'expérimentation de technologies, de formation et d'approvisionnement et de fermes pilote.
- Début des travaux de réfection de la RDO.
Jeudi 13 octobre
- Sept ressortissants néo-zélandais sont expulsés de P.F. pour travail clandestin sur un chantier de construction à Tahiti.
- Election des six juges assesseurs du tribunal de commerce de Papeete.
Vendredi 14 octobre
- Les membres de la CRIIRAD présentent au président du pays leurs "premiers résultats".
- Le responsable du syndicat O Oe to Oe Rima, Ronald TEROROTUA devient conseiller au ministère des PME.
- L'équipe Shell Va'a remporte la course de pirogue Hawaiki Nui (128,5 km ) et bat le record de l'épreuve de vingt minutes.
Dimanche 16 octobre
- Rassemblement religieux "Marche pour Jésus" dans les rues de Papeete.
- Nouveau record du nombre de tours de l'île de Tahiti Nui en avion en une journée : 57 tours de l'île.
Lundi 17 octobre
- Ouverture d'un Festival de danses et d'art traditionnels d'Océanie française à la mairie de Papeete.
- Le président TEMARU reçoit Dewé GORODEY, vice-présidente du gouvernement de Nouvelle-Calédonie qui est à Tahiti pour participer à la convention CEDAW.
- Ouverture du premier congrès d'urologie en Polynésie française.
Mardi 18 octobre
- Conférence sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW).
- Le sénateur Gaston FLOSSE demande le maintien de la loi Girardin lors de la réunion des parlementaires de l'Outre-mer à Paris.
- Vente aux enchères à Tahiti du GIE Poe Rava Nui. 13 560 perles sont vendues au prix moyen de 1625 Fcfp/g.
- Départ du président TEMARU pour Niue.
- La commission des comptes de campagne rejette les comptes pour le scrutin de février 2005 du groupe A.D.N de Nicole BOUTEAU. Elle risque l'inéligibilité.
Mercredi 19 octobre
- Présentation des 40 ans de Télé Tahiti à la Maison de la Culture, à Papeete.
- Le président TEMARU assiste aux célébrations de la fête nationale de Niue.
- Le sénateur FLOSSE rencontre le Président de la République.
Jeudi 20 octobre
- Le juge d'instruction assouplit le contrôle judiciaire imposé à Edouard FRITCH et Gaston TONG SANG, qui les empêchait de communiquer entre eux.
- Le vice-président de P.F. et ministre du Tourisme, Jacqui DROLLET reçoit une délégation de tour-opérateurs japonais.
- L'aviation civile approuve le centre de formation à Tahiti de la compagnie aérienne Air Tahiti Nui destiné aux personnels navigants.
- Célébration du 25ème anniversaire des Maisons rurales de P.F.
- Départ de M.TEMARU vers la Papouasie-Nouvelle Guinée pour le 36ème Forum des îles du Pacifique.
Samedi 22 octobre
- Seconde édition du spectacle concours de chants et de danses « Upa nui ».
- Finale des 9èmes championnats de bodybuilding du Pacifique sud : le papou Donald KALNE KAIWI remporte le titre toutes catégories.
Lundi 24 octobre
- Le vice-président de P.F., Jacqui DROLLET présente avec Christian VERNAUDON le projet "Autaeaeraa" ("solidarité"), une "révolution" fiscale.
Mardi 25 octobre
- 14ème séminaire annuel des représentants du GIE Tahiti Tourisme.
- Le gouvernement de P.F. annonce que l'Europe participe à hauteur de 1,24 milliards Fcfp au programme d'assainissement des eaux usées de Punaauia.
Mercredi 26 octobre
- Ouverture du séminaire sur la Charte de l'éducation.
- Arrivée du chanteur Joe COCKER à Tahiti.
- Au Forum des îles du Pacifique en Papouasie-Nouvelle-Guinée, le président TEMARU évoque le projet d'un passeport et d'une monnaie commune pour le Pacifique. Il déclare aux quotidiens de Tahiti que « le statut de la P.F., ce n'est qu'un bout de papier » et évoque sa « bataille politique pour la reconnaissance de la dignité d'un peuple entier pour qu'il vive librement sur son propre fenua ».
Jeudi 27 octobre
- Vetea GUILLOUX est condamné en appel à 12 mois de prison dont 11 avec sursis pour "dénonciations mensongères".
- La Polynésie française obtient un accord de principe pour un statut de « membre associé » au sein du Forum.
- Emile VERNAUDON est absent lors de l'audience en appel de sa condamnation pour "prise illégale d'intérêts" à 12 mois de prison avec sursis.
- L'OPT signe avec IBM France un contrat pour la refonte du système d'informations de Tikiphone, téléphonie mobile de P.F.
- Ouverture du 4ème Salon des Australes à l'assemblée de P.F.
- Près de 200 descendants des mutinés de la Bounty venus de Norfolk, de Nouvelle-Zélande, de Suisse et de Tahiti et ses îles inaugurent une stèle à la Pointe Vénus à Mahina (Tahiti).
- Le ministre de l'Outre-mer annonce que la loi-programme GIRARDIN ne sera pas modifiée.
Vendredi 28 octobre
- Le haut-commissaire de la République M.BOQUET réagit à la dernière réunion du Forum des îles du Pacifique, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, en critiquant les prises de position du président TEMARU : "Oscar Temaru n'est pas mandaté pour parler de l'indépendance en terre étrangère. Sa qualité de président devrait l'inciter à plus de réserve et de prudence lors de ses déclarations à l'étranger".
- Joe COCKER en concert à To'ata, Papeete, devant plus de 5000 spectateurs.
Samedi 29 octobre
- Réunion des familles royales polynésiennes autour du tombeau du roi Pomare V.
- Retour de Port-Moresby d'Oscar TEMARU. Il répond aux propos de M.BOQUET :"Je ne suis pas mandaté, mais je suis qualifié".
Evénements dans le Pacifique Sud

Séisme de magnitude 6.1 à Tonga
Nukualofa, 5 octobre - Un séisme d'une magnitude enregistrée à 6.1 sur l'échelle ouverte de Richter s'est produit à une profondeur de dix kilomètres, à 115 kilomètres à l'Est-Nord-Est de la capitale tongienne Nukualofa, où se trouve une zone sismique particulièrement active, matérialisée par la fosse de Tonga et celle, plus au Sud, des Kermadec, au Nord-Est de la Nouvelle-Zélande. Aucun dégât, ni blessé, n'a pour le moment été signalé sur place.
L'Australie s'attaque à la corruption de Tonga
Nukualofa, 5 octobre - Le gouvernement australien a annoncé l'envoi au royaume de Tonga d'une équipe d'experts dont la mission première sera d'«aider » les autorités locales à combattre la corruption. Cette équipe d'experts s'attachera en particulier aux services des douanes avec un accent particulier sur la sécurité aux ports et aux services de la quarantaine. La corruption au sein de ce service a entraîné une baisse des revenus.
Fidji fête ses 35 ans d'indépendance
Suva, 10 octobre - L'archipel des îles Fidji a célébré le trente cinquième anniversaire de son indépendance du Royaume-Uni, dans un climat d'incertitudes quant à son avenir politique, économique et ethnique. Depuis son accession à l'indépendance en 1970, Fidji est devenu, en 1987, le premier État océanien à être le théâtre d'un coup d'État, alors perpétré par Sitiveni Rabuka, qui devait, les douze années suivantes, conduire le gouvernement avant d'être remplacé, lors des élections législatives de 1999, par l'Indo-Fidjien Mahendra Chaudhry, chef de file du parti travailliste. M. Chaudhry, un an plus tard, était renversé par un putsch perpétré par George Speight, le 19 mai 2000. Ce dernier avançait alors la volonté des Fidjiens nationalistes indigènes de s'assurer la suprématie politique de l'archipel, et leur refus de voir un citoyen d'origine indienne (45% des 850.000 habitants de Fidji) diriger le pays.
Alerte à l'escargot géant aux îles Cook
Rarotonga, 11 octobre - Les autorités des îles Cook ont déclenché une alerte à l'escargot géant, également connu sous le nom d'escargot « africain », dont plusieurs spécimens ont été retrouvés non loin de l'aéroport. La découverte de ces individus, dans une poubelle proche de l'aéroport international de Rarotonga, laisse clairement penser qu'ils ont été introduits frauduleusement sur le territoire, à bord d'un vol probablement en provenance de Nouvelle-Zélande, où réside une importante communauté des îles Cook. Une bonne douzaine de pays insulaires du Pacifique (dont Tahiti) ont vu leurs cultures dévastées par ces gastéropodes.
Le « Prince du Peuple » devient le « parrain »
Nukualofa, 12 octobre - Le prince Tuipelehake, qui avait, en juillet dernier, lors d'un mouvement de grève des fonctionnaires sans précédent, gagné le surnom affectueux de « Prince du Peuple » pour ses prises de position en faveur de réformes démocratiques au royaume, vient d'être officiellement nommé parrain du Mouvement pour les Droits Humains et la Démocratie. Ce mouvement prône des réformes constitutionnelles en faveur d'un régime démocratique plus direct, par opposition au système actuel largement dominé par le roi Tupou IV (86 ans) et sa famille.
« Réfugiés environnementaux » ?
Funafuti, 12 octobre - Les quelques dix milliers d'habitants des atolls de Tuvalu pourraient bénéficier du statut de « réfugiés environnementaux », selon les conclusions d'un rapport qui recense les zones de la planète les plus menacées par le phénomène de réchauffement et de montée des eaux des océans, dus à l'effet de serre. Ce rapport, préparé par l'institut des Nations-Unies pour l'environnement et la sécurité humaine plaide en premier lieu pour l'acceptation, au niveau mondial, de la notion de « réfugiés environnementaux », statut qui pourrait, selon ces sources, concerner une cinquantaine de millions d'individus d'ici 2010.
Coup de machette politique mortel
Mata Utu, 12 octobre - Un jeune homme de 21 ans, partisan des rénovateurs, est mort sur l'île de Wallis, suite à des coups de sabre reçus d'un partisan du "Lavelua", le roi de Wallis. L'auteur des gestes mortels a été transféré en Nouvelle-Calédonie et écroué. Le partisan du "Lavelua", un homme d'une cinquantaine d'années, a été mis en examen pour meurtre.
35.000 cas officiels de SIDA dans le Pacifique
New York, 17 octobre - L'Océanie compte quelque 35 000 cas de séropositivité, selon les statistiques publiées par l'organisme ONUSIDA pour l'année 2004. Près de sept cent personnes sont mortes de la maladie et cinq mille ont été infectées par le virus VIH. Alors qu'en Australie, le nombre de séropositifs est estimé à 14 000, c'est toujours en Papouasie-Nouvelle-Guinée qu'on trouve le plus grand nombre de séropositifs (au moins la moitié du total régional, selon les chiffres les plus conservateurs).
Nauru devenu « coopératif »
Paris, 14 octobre - L'archipel océanien de Nauru a été retiré jeudi de la liste des pays jugés « non-coopératifs » par le Groupe d'Action Financière Internationale (GAFI, basé à Paris). Cette décision fait suite à l'engagement pris par les autorités de cet État insulaire de modifier sa législation afin de fermer un centre financier off-shore (jusque là fort de quelques quatre cent banques off-shore virtuellement basée à Nauru.
Inco fait une « offre amicale » à Falconbridge
Nouméa, 15 octobre - Les deux sociétés canadiennes Inco et Falconbridge ont annoncé conjointement un accord de leurs conseils d'administration respectifs concernant une « offre amicale de reprise » de la première sur la seconde et placée sous le signe de la synergie. Le montant pour cette reprise est de 2,87 milliards de dollars canadiens (2,02 milliards d'euros). Cette synergie annoncée, dans le Pacifique, trouve un point de convergence et d'ancrage : la Nouvelle-Calédonie, où trois projets majeurs (dont deux jusqu'ici pilotés par Inco et Falconbridge et un projet d'agrandissement conduit par la Société Le Nickel, filiale du groupe français Eramet) pourraient porter, d'ici 2008, la capacité de production de la Nouvelle-Calédonie à plus de 200.000 tonnes de minerai par an.
Expatriés rapportent plus que le tourisme
Suva, 18 octobre - La Banque de Réserve de Fidji estime que les virements effectués depuis l'étranger par des citoyens de Fidji expatriés rapportent plus en devise au pays que les revenus, pourtant conséquents, du tourisme. Cette masse salariale, rapatriée sous forme de virements, représenterait pas moins de 270 millions de dollars US par an. Parmi les emplois les plus nombreux de Fidjiens à l'étranger : ceux au sein de l'ONU, comme casques bleus, d'autres travaillent pour des sociétés privées de sécurisation en Irak, d'autres enfin sont des infirmières travaillant en Australie, en Nouvelle-Zélande, sur la côte Ouest des États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni.
Sommet charnière à Port-Moresby
Port-Moresby, 25 octobre - Tout ce que le Pacifique compte comme dirigeants, chefs d'États et de gouvernements, converge dans la capitale papoue Port-Moresby, où se tient le 36ème sommet des dirigeants du Forum des Îles du Pacifique, placé cette année sous le signe des nécessaires réformes, le Pacific Plan, schéma directeur d'un nouvel esprit dans le mode de fonctionnement de cette organisation régionale.
Air New Zealand commande chez Boeing
Auckland, 26 octobre - La compagnie aérienne internationale néo-zélandaise Air New Zealand annoncé qu'elle venait de s'engager sur la commande de deux appareils supplémentaires long courrier Boeing 787-8 "Dreamliner" (concurrent direct de l'airbus A-380), qui viennent s'ajouter aux deux précédemment inscrits sur le carnet de commande de l'avionneur américain pour une première livraison prévue en 2010. Coût total unitaire annoncé : 117 millions de dollars US. En fin de semaine, par ailleurs, Air New Zealand doit prendre livraison du premier des huit Boeing 777-200ER commandés à la même société.
Destination Pacifique en vogue
Suva, 26 octobre - Quelque 525.000 touristes ont choisi la destination Pacifique Sud au cours du premier semestre 2005, selon les dernière statistiques de la SPTO), qui note une augmentation de +4,7%. Premier pays à contribuer à cette hausse : Fidji avec +7,7%, puis Papouasie-Nouvelle-Guinée (+20%), Vanuatu (+11%), îles Cook (+4,3%) et la Nouvelle-Calédonie (+3 %). En baisse : la Polynésie française, Kiribati, Niue, Samoa, Tonga et Tuvalu. En bordure de la région, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, ont réalisé des taux de croissance touristique respectivement de +8 et +4,9%.
Les dirigeants océaniens adoptent le Pacific Plan
Port-Moresby, 27 octobre - Les dirigeants des pays membres du Forum des Îles du Pacifique, réunis cette semaine en sommet dans la capitale papoue Port-Moresby, ont officiellement entériné le « Plan Pacifique » censé tracer la voie, dans les dix années à venir, d'une plus grande intégration régionale, sous le signe des réformes. Chapitre très attendu par les pays et territoires français du Pacifique : celui concernant la création d'un statut de « membre associé », mais également un autre d' « observateur associé », dans un souci d' « élargir » la palette disponible en fonction des particularismes de pays et territoires non-souverains. La Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, Tokelau et le Timor Leste (oriental) ont désormais la possibilité de demander l'accession à l'un de ces statuts, en suivant une procédure qui comparera leur demande à de nouveaux critères préétablis. La Polynésie française a droit à un paragraphe, dans lequel les dirigeants « prennent note de l'évolution de la Polynésie française vers l'autodétermination », ainsi que « le haut degré de soutien de la Polynésie française pour des relations plus étroites avec le Forum ».
Patrick Decloître à Suva, Flash d'Océanie
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Le groupe néo-zélandais Te Vaka ("la pirogue" en maori) composé de chanteurs et chanteuses d'origine polynésienne, est venu à Tahiti pour un concert place To'ata, à Papeete.
Le célèbre champion Günther Schlierkamp, détenteur de la 4ème place à "Monsieur Olympia", est venu à Tahiti en tant qu'invité d'honneur pour juger la finale des 9èmes championnats de bodybuilding du Pacifique Sud organisées à Papeete.
Le chanteur Joe Cocker était à Tahiti pour un concert unique place To'ata (Papeete) à guichets fermés.

Décédé : Benjamin Deane, à Santa Helena, Ca., à l'âge de 91 ans. Enfant, il quitte Tahiti pour les USA où après une jeunesse aventureuse, il devient charpentier puis, avec son frère l'un des plus grands promoteurs immobiliers de la Californie du sud dans les années 1950-1980. Mécène, il aide à créer le Orange County Museum of Art. Il est le superbe exemple d'un Tahitien qui a réussi aux USA.