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Avaler des préservatifs pleins de cocaïne liquide, une tendance chez les "mules"


Samedi 3 Juin 2017 - écrit par Agence France-Presse




Les passeurs de drogue, les "mules", ont de plus en plus tendance à avaler des préservatifs remplis de cocaïne liquide pour duper les contrôles aux aéroports, a annoncé Interpol dans un rapport publié à Singapour.
En Asie et dans les pays du Pacifique, la méthamphétamine demeure toutefois la substance qui circule le plus, selon l'antenne de l'organisme à Singapour dans ce rapport consacré à une opération antidrogue d'envergure internationale qui s'est déroulée ce mois-ci.
L'opération, baptisée Lionfish - ASEAN, a mobilisé plus de 2 000 policiers et douaniers dans quatorze pays pendant deux semaines et s'est concentrée sur les aéroports, précise dans son communiqué le Complexe mondial d'Interpol à Singapour qui a coordonné l'opération.
Dans une seconde phase, ce sont les frontières terrestres et maritimes qui seront ciblées.
Parmi les 59 saisies réalisées, on trouve également du cannabis, de l'héroïne, des amphétamines et de la cocaïne, celle-ci trafiquée selon des méthodes plus innovantes que par le passé.
C'est ainsi que les autorités des Emirats arabes unis ont remarqué une hausse du trafic de cocaïne liquide. "Les trafiquants avalent des préservatifs remplis de cocaïne liquide", plus difficile à détecter par les rayons X, selon le communiqué d'Interpol.
L'organisation internationale de coopération policière a identifié "une route du trafic de cocaïne qui passe par l'Ethiopie et va vers le Moyen-Orient, l'Asie et le Pacifique".

Source : Agence France-Presse

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Le feu à l’école ?

Alors que l’actualité du moment se focalise sur les élections législatives du 3 et du 17 juin, nous recevons coup sur coup des courriers de lecteurs traitant de problèmes relatifs à l’Éducation nationale. Ce ministère, qui regroupe le plus grand nombre de fonctionnaires d’État ou territoriaux (tous rémunérés par l’État), est dans le collimateur de parents d’élèves qui se battent pour que leur enfant ait droit à une scolarité normale. Un première lettre, anonyme, nous informe qu’un professeur de cuisine, fonctionnaire d’État, atteint par la limite d’âge, a réussi à obtenir du ministère de l’Éducation de rester enseigner sur le territoire via le Centre des intérêts moraux et matériels (CIMM). Rien à redire si ce n'est qu'entre-temps, le professeur qui devait lui succéder se retrouve sans heures de restauration et par conséquent est improvisé professeur de : lingerie, repassage, lavage, couture… au détriment d’une jeune Polynésienne.
Pas étonnant que ce dernier, en manque de compétence et de considération, ne se soit pas impliqué dans les cours à dispenser. Résultat : de nombreuses absences.
Des absences que des parents d’élèves ne supportent plus, notamment au Collège de Punaauia, et les championnats du monde scolaire de beach volley qui monopolisent des professeurs n’expliquent pas tout. La fin de l’année approche, mais les cours ne sont pas pour autant terminés. Des enfants n'ont que trois ou quatre heures de cours par jour, obligeant les parents à d’incessants allers-retours entre travail et collège. Une mère nous écrit : "De mon côté, mon fils n’a plus de profs de maths depuis la dernière rentrée scolaire. On nous dit que le ministère n’a pas de budget pour payer un remplaçant ! Et c’est un cas parmi d’autres... ! ! Mon fils a eu trois heures d’études hier... il est allé au collège pour deux heures de cours. Aujourd’hui, il commençait à 8 heures et terminait à 11 heures... Et ça dure depuis des semaines ! ! Les taties du collège ne savent plus où mettre les élèves qui traînent dans la cour pour raison d’absentéisme des profs. J’ai discuté avec elles : elles n’en peuvent plus ! Le CDI est saturé, les salles d’études aussi."
Trouver des professeurs remplaçants est un vrai casse-tête, car ceux-ci ne sont payés que durant les journées d’enseignement, pas sur un trimestre ou encore moins un semestre, vacances comprises, pour des raisons budgétaires. Comment aussi reprendre des cours sans savoir où le professeur précédent en était ? Les remplaçants ne bénéficient d’aucun accompagnement hiérarchique. Que dire aussi des élèves qui eux aussi ont déserté les cours. Certaines classes ne comptent qu’une poignée d’élèves. L’absentéisme prévaut des deux côtés de la classe.
Le malaise est profond et, contrairement à d’autres professions, il n’y a pas possibilité de réquisitionner... Pourtant, il commence à y avoir le feu à notre école !

Luc Ollivier