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Pacifique

Emmanuel Kasarhérou à la tête du Musée du quai Branly - 29/05/2020 | Les Nouvelles Calédoniennes

L’ancien directeur du Centre culturel Tjibaou de Nouméa succède à Stéphane Martin, qui était en fonction à la présidence de l’établissement parisien depuis 1998. Depuis 2014, Emmanuel Kasarhérou...

Transports aériens : Le ciel calédonien sera fermé jusqu’au 31 juillet - 29/05/2020 | Les Nouvelles Calédoniennes

Le gouvernement a pris un arrêté qui limite drastiquement les transports aériens pendant deux mois de plus. Il n’y aura, comme actuellement, que deux vols par semaine vers Tokyo, et deux par semaine...

Papouasie-Nouvelle-Guinée : l’ancien Premier ministre arrêté pour corruption - 29/05/2020 | Agence France-Presse

L’ancien Premier ministre de Papouasie-Nouvelle-Guinée Peter O’Neill a été arrêté, samedi dernier, pour une affaire de corruption présumée à son retour dans le pays, a annoncé la police. Cette...

Nouvelle-Zélande : la Première ministre stoïque pendant un séisme en direct - 29/05/2020 | Agence France-Presse

Un séisme de magnitude 5,6 a secoué, lundi dernier, l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande, sans que la Première ministre Jacinda Ardern qui donnait une interview en direct à la télévision ne se...

Le centre des visiteurs de l’île Nou est sorti de terre - 15/05/2020 | Les Nouvelles Calédoniennes

Recevoir dans de bonnes conditions, c’est le but du bâtiment d’accueil des visiteurs. Située sur le site historique de l’île Nou à quelques mètres de l’ancienne boulangerie du bagne, cette structure...

Plus de 1,5 milliard de Fcfp d’aide australienne au Vanuatu - 15/05/2020 | Les Nouvelles Calédoniennes

L’Australie vient de confirmer son aide à hauteur de 1,7 milliard de vatus (1,54 milliard de Fcfp) afin de permettre au Vanuatu de répondre à la crise sanitaire liée au Covid-19 et cyclone tropical...

Épargnées par le virus, les îles du Pacifique redoutent de rouvrir aux touristes - 15/05/2020 | Agence France-Presse

En fermant leurs frontières, les nations du Pacifique Sud sont parvenues à éviter l’épidémie de coronavirus, mais leurs économies sont à terre. D’où un choix cornélien : faut-il continuer de se...

Nouvelle-Calédonie : 542 personnes en quatorzaine - 30/04/2020 | Les Nouvelles Calédoniennes

Le gouvernement de Nouvelle-Calédonie a indiqué, mardi dernier, que 156 tests de dépistage avaient été effectués. Ils se sont tous révélés négatifs. Au total, 4 612 personnes ont été dépistées depuis...
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Essais nucléaires : le mépris détonant de l’état

Essais nucléaires : le mépris détonant de l’état
Ô surprise, un communiqué envoyé par le haut-commissariat confirme que l’État français cède officiellement au Pays, à titre gratuit, l’ancien bâtiment du commandement de la Marine pour installer en Polynésie le futur centre d’archives, d’information et de documentation sur les essais nucléaires. Sis boulevard de la Reine Pomare, sur le front de mer de Papeete, ce site est donc voué à accueillir le futur Centre de mémoire, mais, comme nous l’avons pointé du doigt à maintes reprises (lire notamment notre édito “Centre de mémoire : on se souviendra surtout de l’ingratitude de la France envers la Polynésie…”, TPM n° 420, du 15 novembre 2019), il s’agit en réalité d’un cadeau empoisonné, puisqu’il contient de l’amiante et du plomb ! Aussi, ce sera au Pays de financer sa construction, ce qui paraît aberrant eu égard “la dette” que la France métropolitaine se doit d’honorer. L’affront hexagonal est alors monté d’un cran, lorsque l’Assemblée nationale a adopté, le 14 mai dernier, un projet de loi visant “la clarification” et une meilleure “interprétation” des règles d’indemnisation des victimes des essais nucléaires en Polynésie française, et ce, au beau milieu de “diverses dispositions urgentes pour faire face aux conséquences de l’épidémie de Covid-19” (lire pages 12 à 15)…

Cette disposition, qui avait été actée en séance le 3 mars dernier, mais dont la transmission avait été retardée en raison de la crise sanitaire, est ainsi un “cavalier législatif” qui rend applicable le seuil d’1 millisievert à tous les dossiers de demandes d’indemnisation. Autrement dit, c’est un retour à l’amendement scélérat dit “Tetuanui” tant décrié ! Tel un poignard planté dans le dos, ce “coup de Trafalgar” a été, de surcroît, manigancé depuis les hautes sphères parisiennes en l’absence des parlementaires polynésiens ! Une manière
cavalière de mener le bras de fer qui a indigné, par exemple, Moetai Brotherson, député polynésien et vice-président du Tavini Huiraatira. Et d’interpeller l’État français : “Qu’est-ce que le peuple polynésien vous a fait pour que vous nous détestiez autant ?” Dans une longue interview accordée à Tahiti Pacifique, il fustige le gouvernement central et évoque “une frilosité maladive à vouloir indemniser de façon respectable les victimes de ces essais” (lire pages 18 à 21). Les associations locales de défense, 193 et Moruroa e Tatou, représentées par Père Auguste et Hiro Tefaarere, tirent également à boulet rouge sur l’État et rejettent désormais à l’unisson le projet de Centre de mémoire. Dans les réactions que nous avons recueillies (lire pages 22-23), la notion de “crime contre l’humanité” est omniprésente et l’on connaît tous le coupable, bien qu’il n’ait toujours pas présenté ses excuses au peuple polynésien...

Enfin, un ingénieur retraité de la Direction des essais du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), Ghislain Houzel, qui a effectué de très nombreuses missions à Moruroa, de 1966 1997, et assisté à plus de 120 tirs, nous raconte l’horreur des essais nucléaires, sans langue de bois, au fil d’un entretien riche en anecdotes (lire pages 24 à 27). Vous l’aurez compris, c’est un numéro “collector” que nous vous proposons, avec une édition spéciale de
16 pages consacrées à ce douloureux sujet en Polynésie. La page du nucléaire, qui a profondément entaché les relations du fenua dans son histoire avec la Métropole, n’est toujours pas tournée. Le sera-t-elle un jour ? Aujourd’hui, nous avons un rêve : que cette question explosive soit gérée localement par “des hommes, de vrais hommes, avec des *** dans la culotte”, pour reprendre l’expression récente du président du Pays. Et puis, si d’aventure Emmanuel Macron se décidait à venir nous rendre visite un jour, nous aimerions lui dire : “Eh, Manu, tu redescends et tu dépollues ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt