Menu
Grandes plumes

CDD de cinq ans 18/05/2018 | Simone Grand

Vox populi, vox dei ; Voix du peuple, voix divine. C’est fait, c’est plié, emballé. Nous avons choisi qui gérera nos biens patrimoniaux et matrimoniaux, immatériels et matériels, fonciers,...

Satisfaction ? 04/05/2018 | Simone Grand

Les élections se suivent sans forcément se ressembler même si nombre d’acteurs tentent soit d’interpréter le même rôle soit de s’en démarquer totalement pour faire oublier leurs précédentes...
"Lorsque l’art entre dans la maison, la violence en sort." Fernando Botero (artiste, sculpteur). La Colombie portait, au temps de la souveraineté espagnole, le nom de "Nueva Granada", en hommage à la...

Vraiment bizarres ! 20/04/2018 | Simone Grand

Le dimanche matin au marché de Papeete, il est inévitable de rencontrer accroupis sur le trottoir, des gaillards bien bâtis dont la belle musculature s’affaisse peu à peu en bourrelets à force de...

Étonnante société 06/04/2018 | Simone Grand

La revendication à la "spécificité spécifique", si chère à certains "m’as-tu-vu" pavanant durant des lustres à des postes usurpés, tombe parfois le masque à vitesse accélérée. Ainsi, deux semaines à...
"Tout homme est tiraillé entre deux besoins, le besoin de la pirogue, c’est-à-dire du voyage, de l’arrachement à soi-même, et le besoin de l’arbre, c’est-à-dire de l’enracinement, de l’identité, et...

L’inquiétante marche syndicale 23/03/2018 | Simone Grand

Le 15 février et le mars 2018, des syndicats ont mené une marche de protestation contre la réforme de la CPS dont j’avoue ignorer le contenu. Sinon qu’il y est aussi question de reculer l’âge de la...
“Point de politique sentimentale, disent des ministres. Bon dieu, qu'ils se tranquillisent ! Il n'y a aucun péril de ce côté : je ne sache pas beaucoup d'hommes qui aient conservé leur vieille...
1 2 3 4 5 » ... 6



La stabilité avant tout

Le 6 mai dernier, avec plus de 66 000 voix, le Tapura Hui- raatira du président Édouard Fritch raflait la mise des
sièges à pourvoir au sein de l’assemblée où les Rouges représentent désormais 66,66 % de l’hémicycle. Il n’en faudrait pas plus pour que tout superstitieux ne se rue dans le premier magasin de jeu à gratter pour tenter d’y gagner le pac- tole avec un numéro fétiche, le 6 par exemple.
Édouard Fritch ne doit pourtant pas à la chance d’avoir obtenu un succès attendu après les résultats du premier tour, fort de l’adhésion de près d’un vote exprimé sur deux par des Polynésiens qui n’ont pas cédé au chant des sirènes de l’abstentionnisme, même si ce dernier est encore en progression. Placé au pouvoir par Gaston Flosse en 2015, celui qui n’est plus considéré
depuis lors comme le gendre idéal par ce même Gaston Flosse a su fédérer autour de sa personne avant de fédérer autour d’un programme. Rien de bien révolutionnaire, des projets à taille humaine qui accompagnent le développement touristique, comme partout ailleurs dans le monde (+7 %) et économique, essentiellement basé à Hao, sans oublier quelques réformes structurelles notamment celle de la retraite, dans un premier temps, puis inévitablement de toute la Protection sociale généralisée. Une gestion de bon père de famille, pourrait-on dire, misant sur une stabilité politique retrouvée qui s’accompagne de l’indice de confiance. Pourra-t-elle résister à une instabilité portée par une partie de l’opposition politique ? Rien n’est moins sûr. Et la tâche du prochain gouvernement à venir pour- rait bien être, après l’élection du président de l’assemblée prévue hier et du président du Pays programmée pour aujourd’hui, d’éteindre des incendies comme ceux que le Tahoera’a a reconnu avoir allumés lors des dernières années (voir article de Jean-Marc Regnault en page 10).
Le ton risque d’être vite donné avec l’urgence des premières réformes qui avaient fait descendre les syndicats dans la rue. Un Tavini qui stagne et un Tahoera’a qui joue sa survie et tentera de continuer d’exister jusqu’aux muni- cipales de 2020 auront du mal à faire entendre leurs voix dans l’hémicycle face aux 38 sièges rouges à l’assemblée sur 57 possibles. Il reste à espérer que les débats s’y cantonnent.

Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier