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Grandes plumes
Selon Louis Mendes, la citation : "La parole a été donnée à l’homme pour cacher sa pensée", serait du jésuite portugais Malagrida cité par Stendhal. Elle pourrait être judicieusement complétée par "…...

Une ville, des hommes et des chiens 28/06/2018 | Simone Grand

Qu’est-ce qu’une ville ? Un lieu de résidence et d’activités diurnes et nocturnes différentes de celles de la campagne ? Sans doute. Et, si à la campagne, l’habitat est plutôt dispersé, en ville, la...
Faire le point sur mes expériences, travaux et observations est une tendance qui chez moi s’accélère avec l’âge. C’est ainsi qu’après avoir écrit trois thèmes pour deux groupes de chants et danses...

De l’esclavage à la bombe atomique 15/06/2018 | Claudine Goché-Monville

Alors que le mois de mai a commémoré l’abolition de l’esclavage, le souvenir de ces pratiques honteuses, dont le monde occidental essaie de se dédouaner, refait surface. D’un autre côté, on voit...

Matarii i raro 01/06/2018 | Simone Grand

Les Pléiades, constellation référence des rythmes saisonniers dans bien des cultures rurales l’est aussi dans la nôtre. Pourtant, elle n’a longtemps été évoquée que dans des cercles restreints de...

CDD de cinq ans 18/05/2018 | Simone Grand

Vox populi, vox dei ; Voix du peuple, voix divine. C’est fait, c’est plié, emballé. Nous avons choisi qui gérera nos biens patrimoniaux et matrimoniaux, immatériels et matériels, fonciers,...

Satisfaction ? 04/05/2018 | Simone Grand

Les élections se suivent sans forcément se ressembler même si nombre d’acteurs tentent soit d’interpréter le même rôle soit de s’en démarquer totalement pour faire oublier leurs précédentes...
"Lorsque l’art entre dans la maison, la violence en sort." Fernando Botero (artiste, sculpteur). La Colombie portait, au temps de la souveraineté espagnole, le nom de "Nueva Granada", en hommage à la...
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Tous ensemble

"Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots”, a déclaré Martin Luther King dans un discours il y a 50 ans. Si en Polynésie, comme d’ailleurs sur l’ensemble de la planète, les humains ont du mal à faire leur cette citation, il n’en demeure pas moins qu’en de rares occasions, les hommes ont la capacité de surmonter leurs différences. Quand il s’agit de politique, par exemple, on n’hésite pas à parler d’unité nationale dès lors que la patrie est en danger ou dans une moindre mesure quand la cause touche tout un peuple.
Vendredi dernier, toute la classe politique locale a salué comme un seul homme la décision de la chambre criminelle de la Cour de cassation qui s’est prononcée via l’avocate générale pour l’annulation de la condamnation de Pouvana’a a Oopa en 1958. Le Metua, dont se revendiquent aujourd’hui tous les grands dirigeants politiques du fenua, devrait être réhabilité lors de la décision qui sera prise le 25 octobre prochain. À Tahiti, chacun s’est félicité de cette avancée qui rapproche un peu plus la collectivité de la Métropole, même si pour cela il aura fallu 60 ans.
L’unité affichée n’aura valu que le temps d’une décision, car voilà que se profilent des dossiers qui ne manqueront pas de raviver les dissensions. La réforme de la PSG mais aussi du Code de travail ne manqueront pas de faire des mécontents. Si la rue l’avait emporté à la veille des élections territoriales, la majorité compte bien sur sa base électorale pour passer ses réformes, en force si besoin. Persuadée sans doute que chacun de ses électeurs s’est prononcé en faveur de chacune des propositions annoncées durant la campagne.
Les réseaux sociaux et la presse hexagonale se sont mobilisés comme rarement derrière une jeune étudiante polynésienne, Ranitea Gobrait, qui malgré un résultat exceptionnel de 20,32/20 au bac s’émouvait de n’avoir pu trouver le moindre débouché universitaire. Les Polynésiens et les médias ont donc soutenu à leur manière l’étudiante au point d’en faire une affaire nationale qui après certaines vérifications ont permis de constater que la bachelière avait refusé cinq propositions…
De l’unité, de la vraie, il faudra quand même en avoir, de façon un peu plus légère, ce dimanche pour soutenir l’équipe de France de football qui jouera sa troisième finale de Coupe du monde. Le temps d’un match, la Polynésie sera derrière les Bleus… ou pas. Elle le sera plus, sûrement, derrière ses rameurs pour les Championnats du monde de va’a qui débutent jeudi prochain.

Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier