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Dossiers

Islands Airline bientôt en piste ! - 20/02/2020 | Dominique Schmitt

Bill Ravel de dévoile, en avant-première pour Tahiti Pacifique, son projet aérien. Après avoir arraché sa licence au Pays, l’homme d’affaires -qui a aussi fondé Air Calin et Air Vanuatu- va desservir...

Le football s’invite dans les municipales - 20/02/2020 | Hotu Painu

Il était une fois, naguère… mais dans un autrefois finalement récent, une fédération de football en ébullition pré-électorale à l’occasion du renouvellement de sa direction. À la liste sortante...

Fifo 2020 : décolonisation et paix - 20/02/2020 | Vaea Deplat

Cette année, le jury de la 17e édition du Festival international du film documentaire océanien (Fifo) a mis un coup de projecteur sur la Mélanésie à travers l’histoire de l’île de Bougainville en...

Du débat à l’action - 20/02/2020 | Roland Clavreul

Inégalités et précarité ne sont pas une fatalité… "J’ai lu avec intérêt l’analyse qu’a bien voulu proposer Monsieur Patrick Fincker, coprésident de l’IEDT (Institut économique de Tahiti), en réponse...

Les bons comptes de Marama Nui - 06/02/2020 | Sébastien Petit

La filiale d’EDT-Engie, productrice d’hydroélectricité, a été particulièrement rentable depuis 2015 et a choyé ses actionnaires. EDT et le Pays, les deux principaux actionnaires, se sont ainsi...

Faut-il avoir peur de vacciner nos enfants ? - 06/02/2020 | Dominique Schmitt

L’intérêt de la vaccination dans la lutte contre les maladies infectieuses ne cesse d’être remis en question, notamment en raison de l’aluminium utilisé dans les adjuvants. Face à ce sujet hautement...

De la réduction des émissions de gaz à effet de serre en Polynésie française - 06/02/2020 | Jean-Claude Foglia

L’Homme a un défi majeur, admis par (quasiment) tous maintenant : limiter sa production de gaz à effet de serre (GES) et même arriver à une neutralité carbone, ceci le plus rapidement possible. À...

Faut-il préserver sa culture ou lui permettre d’évoluer ? - 24/01/2020 | Alain Reinhard

Le festival culturel des îles Marquises 2019 s’est tenu en décembre dernier sur l’île de Ua Pou. Deux visions culturelles opposées s’y sont affrontées (jusqu’à nécessiter l’intervention des...
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Comme un parfum de Macron…

Comme un parfum de Macron…
La décision du Conseil d’État, le 27 janvier dernier, de ne pas appliquer l’amendement à la loi Morin pour les demandes d’indemnisation des victimes des essais nucléaires déposées avant 2019 a surpris la Polynésie entière… mais agréablement pour une fois ! Cette institution publique, qui est chargée de conseiller le Gouvernement central et se veut la plus haute des juridictions de l’ordre administratif, met donc finalement à mal “l’amendement Tetuanui”, créé le 30 décembre 2018, qui réintégrait dans la loi, après la suppression de la notion de “risque négligeable”, un seuil minimal d’exposition aux rayonnements ionisants pour accéder aux indemnisations (une dose annuelle de 1 millisievert). Conséquence immédiate : deux victimes, dont les dossiers avaient pourtant été rejetés par le Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (Civen), ont pu obtenir gain de cause. Ces décisions font ainsi jurisprudence pour 62 autres cas ayant reçu un avis défavorable parmi les 138 demandes d’indemnisation en attente.

Même le président du Pays n’a pas caché son grand étonnement. Sans chercher à “faire le travail du Civen”, Édouard Fritch a considéré, au micro de Radio 1, qu’il va manquer au comité “un critère qui permette de dire oui ou non”. Annick Girardin, la ministre des Outre-mer, a déclaré pour sa part, lors de sa courte visite au fenua : “Chacun prend acte de cette décision”, en ajoutant que ce sera au Civen d’en “examiner les conséquences”, en l’absence d’une estimation précise de l’impact financier sur l’État. Sans surprise cette fois, Auguste Uebe-Carlson, fondateur et président de l’association 193, a, lui, réagi positivement à cette grande annonce dans les colonnes de Tahiti Infos : “C’est vraiment un encouragement (…) pour toutes les familles à se manifester pour que cet amendement [“Tetuanui”] soit supprimé ou suspendu en attendant des études sérieuses de la part de l’État à propos de la réalité des maladies qui touchent notre pays.” Selon lui, “le nombre de dossiers a considérablement baissé” depuis l’entrée en vigueur de cet amendement, qui “a découragé beaucoup de familles polynésiennes à entamer une demande d’indemnisation”. Le père Auguste n’a d’ailleurs pas manqué d’affirmer : “Nous rappellerons au président Macron ces décisions du Conseil d’État.

En effet, malgré deux reports en 2019, le président de la République française nous fera enfin l’honneur d’un séjour en Polynésie du 16 au 18 avril 2020, des dates dont nous vous avions donné la primeur dans l’édition du 13 décembre dernier (lire TPM n° 422). On peut tout de même s’interroger sur cette décision tonitruante du Conseil d’État en faveur des Polynésiens. D’autant qu’elle s’est suivie, quelques jours après, du passage tout sourire de Mme Girardin sur nos terres, offrant par la même occasion un joli coup de pouce pour les municipales au Tapura Huiraatira, parti local majoritaire rallié à la liste La République en marche (LREM) d’Emmanuel Macron… Juste avant la ministre des Outre-mer, c’était Stanislas Cazelles, le conseiller Outre-mer de l’Élysée, qui se déplaçait à Tahiti pour préparer le voyage du chef de l’État. Alors, hasard du calendrier ou pas, le terrain semble parfaitement déblayé pour l’arrivée du Président ! Si beaucoup redoutent qu’on leur vende encore des salades, ce qui est sûr, c’est que victimes ou non des essais, bien des hommes et des femmes l’attendent de pied ferme et qu’au menu, ils lui proposeront, eux, des échanges et des débats de vive voix autour du sujet explosif du nucléaire.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt