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Dossiers

Pitcairn en passe de quitter l’Europe - 22/03/2019 | Luc Ollivier

Enclave anglaise dans l’océan Pacifique, la petite mais combien célèbre île de Pitcairn va se retrouver plus isolée que jamais. Sa petite cinquantaine d’habitants quitte l’Europe dans le sillage de...

Enquête à Hao : la population en mal d'avenir - 22/03/2019 | Dominique Schmitt

Les plans de la future ferme aquacole à Hao étant sans cesse modifiés et les travaux retardés, nous sommes allés enquêter sur “l’atoll-laboratoire” du CEP et avons donné la parole à la population. Au...

Le nouveau projet de marina à Raiatea fait des vagues... - 08/03/2019 | JD

Dans le cadre du développement touristique nautique à Raiatea, un projet de marina de 110 voiliers sur la côte ouest PK 14,5 (initié par le maire de la commune de Tumaraa, Cyril Tetuanui) qui, selon...

La relance portée par le Pays - 08/03/2019 | Luc Ollivier

De reprise économique, il en est question à chaque grand discours gouvernemental depuis maintenant près de trois ans. Bien que timides, les chiffres vont dans le bon sens pour le bien du Pays et de...

Le Sefi redonne des couleurs à l’emploi - 08/03/2019 | Luc Ollivier

Après avoir longtemps été considéré comme un passage obligé pour les employeurs et les demandeurs d’emploi qui n’y voyaient que des guichetiers, le Sefi a gagné en crédibilité pour devenir un...

Miri toujours dans l’attente - 08/03/2019 | Luc Ollivier

Mais où en est le dossier Miri ? Pour ceux qui cherchent des exemples à la lenteur de la Justice, c’est un cas d’école. Depuis le 17 mars 2016 et une décision de la cour d’appel de Papeete, qui ne...

"Runs" sauvages cherchent terrain - 22/02/2019 | Vaitiare Chanfour

Au lendemain des week-ends, on apprend toujours avec consternation et impuissance les décès de jeunes survenus à l’occasion des runs sauvages, véritables défis, vis-à-vis d’eux-mêmes mais également...

Office notarial Bruggmann-Yao : des actes sur la sellette - 22/02/2019 | Luc Ollivier

Décidément, l’office notarial Bruggmann-Yao n’en finit pas de défrayer la chronique judiciaire. La Cour de cassation (arrêt du 9 janvier dernier) y apporte un nouvel épisode, avec sa décision de...
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"Tahiti paradis"

Des premiers explorateurs à aujourd’hui, le mythe du "Tahiti paradis" n’a pas beaucoup vieilli, il a plutôt changé de sens. De la beauté des îles, des lagons, des populations qui ont fait la réputation mondiale de la destination depuis plus de deux siècles – et qui en sont encore le principal moteur économique interne –, on est passé à un Eldorado d’une toute autre nature : celui des margoulins de tout poil et de tout horizon. Petit "pays", qui fait figure de riche dans un bassin géographique qui n’a pas encore livré toutes ses richesses, la Polynésie française a souvent été la cible d’hommes et de projets plus que douteux. À croire qu’elle n’a déjà pas assez affaire avec ceux qui y vivent…

Les vendeurs de couvertures chauffantes ont fait place à d’autres vendeurs, bien plus avisés et plus ambitieux. Je me souviens de ce projet d’une course internationale de voiliers – qui n’attirerait que des grands noms (!) – qui a fait flop, à la fin des années 1980. Mais ceci n’est rien en comparaison de ceux qui sont à deux doigts de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. À l’instar des promoteurs des "Îles flottantes", qui ont bien failli réussir leur coup (coût ?). Le gouvernement avait mordu à l’hameçon, avant de le recracher sous la pression populaire. À notre connaissance, et depuis ce désistement, les "Îles flottantes" n’ont toujours pas trouvé un lieu d’amarrage… Surprenant, pour un projet si novateur, non… ? Il faut croire qu’ailleurs dans le monde, on est un peu plus regardant.

Entre ce projet de milliardaires américains, et celui du financement du "Village tahitien" (version Flosse) par un milliardaire arabe, repoussé par le vote de la population, il faut déduire que c’est elle qui détient le bon sens. C’est peut-être pour cette raison qu’elle se montre sceptique quant aux projets plus ou moins avancés que sont le projet aquacole de Hao, dont les rendez-vous avec les investisseurs chinois ne cessent d’être repoussés, ou celui du "Village tahitien" version Fritch, dont la date des 200 jours pour la signature du protocole vient d’être dépassée. Les investisseurs néo-zélandais et samoans ne seraient-ils plus les hommes de la situation ? On n’ose croire que le maintien de Samoa sur la liste noire de l’Union européenne des paradis fiscaux y soit pour quelque chose... Il semble que les garanties financières ne soient pas au rendez-vous. On aurait certainement dû et pu se montrer plus regardant sur cet aspect lors de la candidature.

Mais à Tahiti, au paradis, on a tendance à faire un peu trop confiance et, parfois même, à n’importe qui. Vous ne me croyez pas ? Je vous invite à lire le sujet édifiant (voir page 6) sur une société condamnée en 2017 et pour laquelle le Pays offre son soutien !

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier

Luc Ollivier