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Urbanisme du Grand Papeete : les aménagements laissent à désirer - 11/01/2019 | Nathalie Vanquin

L’année 2018 a vu une restructuration de la circulation dans le Grand Papeete, avec des travaux de-ci de-là qui n’ont pas toujours fait l’unanimité. L’aménagement du front de mer a longtemps été une...

Interview : Moetai Brotherson Le gendre idéal ? - 11/01/2019 | Luc Ollivier

Le député indépendantiste Moetai Brotherson, élu de la 3e circonscription, numéro deux du Tavini Huiraatira’a, derrière son beau-père Oscar Temaru, est promis à sa succession. Ce jeune loup de la...

Transport aérien : qui va payer pour les îles ? - 28/12/2018 | Luc Ollivier

Fin 2019-début 2020, Islands Airline sera en pleine concurrence avec Air Tahiti sur certaines lignes polynésiennes, les plus rentables, ce qui ne manquera de bouleverser un ordre établi depuis plus...

L’ICAN réagit à la plainte d’Oscar Temaru : "Tous les présidents de la République française ont une part de responsabilité" - 14/12/2018 | Dominique Schmitt

Après le dépôt de plainte d’Oscar Temaru devant la Cour pénale internationale pour "crimes contre l’humanité" suite aux 193 essais nucléaires réalisés par la France en Polynésie, les réactions fusent...

Salarié - non salarié : mes droits au travail après la retraite - 14/12/2018 | Luc Ollivier

Si les retraités peuvent continuer ou reprendre une activité rémunératrice quand bon leur semble que ce soit en tant que salarié ou non (patenté), ce doit être fait en accord avec les dispositions de...

Quel avenir pour les personnes à mobilité réduite en Polynésie ? - 30/11/2018 | Dominique Schmitt

Quelle est la situation du handicap en Polynésie et quelles sont les perspectives d’avenir ? Nombreuses sont les personnes à mobilité réduite (PMR) qui fustigent nos responsables politiques pour le...

ÉNERGIE - Le changement, c’est pour quand ? - 16/11/2018 | Luc Ollivier

L’annonce dès 2016 par le président Fritch de s’attaquer à la péréquation en ce qui concerne l’électricité est-elle condamnée à ne rester que de l’affichage politique, bien qu’un projet...

Sites de rencontres au fenua : et plus si @ffinités… - 16/11/2018 | Vaitiare Chanfour

"Les relations issues des rencontres sur Internet donnent des mariages beaucoup plus solides que celles issues des rencontres traditionnelles." C’est le constat très inattendu des dernières études...
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Des vœux mais pas de mea-culpa…

La fin de l’année 2018 a été marquée par la traditionnelle – et soporifique – cérémonie des vœux du président de la République française. Sans surprise, Emmanuel Macron reste davantage le chef de l’État du “qu’ils viennent me chercher” que celui du mea-culpa. Dans un discours long d’une quinzaine de minutes, presque auto-thérapeutique, Macron, debout et droit comme un “i” face à la caméra, ne se remet pas une seule fois en question. Si le jeune loup admet que “l’année 2018 ne nous a pas épargnés en émotions intenses de toute nature”, il considère que la colère des Français exprimée avec le mouvement des Gilets jaunes “venait de loin” et a éclaté en raison notamment d’un “système administratif devenu trop complexe et manquant de bienveillance”. Il évoque des “changements profonds qui interrogent notre société sur son identité et son sens”, sans porter à aucun moment la responsabilité des événements. Il n’hésite pas cependant à affirmer que “l’ordre républicain sera assuré sans complaisance”. Une attitude plutôt hautaine pour le leader de la cinquième puissance économique mondiale qui n’a pas su toucher le cœur du peuple. Alors que sa venue au fenua était programmée en février puis en mars prochain, avec pour objet principal un sommet France-Océanie, aucune date n’est arrêtée pour l’heure.
Aussi, sur le plan local, les vœux d’Édouard Fritch n’ont pas réussi à convaincre non plus. Succinct, son laïus a été axé sur la prévention sociale : “Nous sommes trop souvent les témoins de drames familiaux, de morts sur la route, en raison de la consommation d’alcool ou de drogue. Ce sont de véritables fléaux. Le surpoids, le diabète et ses graves conséquences sanitaires sont un autre fléau. Nous renforcerons nos campagnes de prévention.” Il était temps. A contrario, pas un mot sur les grands chantiers en cours, comme ceux du Village tahitien ou de la ferme aquacole de Hao, deux projets qui semblent aujourd’hui au point mort… Et puis, si M. Fritch a reconnu, le 15 novembre dernier, que les hommes politiques ont menti pendant trente ans à propos des essais nucléaires, rappelons tout de même que non seulement Gaston Flosse a poussé son ancien gendre à l’annoncer publiquement en le titillant ouvertement mais, surtout, le président de la Polynésie française avait déjà déclaré en mars 2017, lors des obsèques de Bruno Barrillot (cofondateur de l’Observatoire des armements), que sa prise de conscience sur les conséquences des essais nucléaires français avait été tardive et qu’il avait cru au discours sur la “bombe propre” jusqu’en 2009 et au début des travaux parlementaires sur la loi Morin… On ne peut pas franchement parler de mea-culpa au sens propre du terme, quand cela est servi à la population presque une décennie plus tard.
On retiendra tout de même l’un des trois vœux de Macron ; outre ceux de la dignité et de l’espoir, il souhaite que la vérité soit faite : “On ne bâtit rien sur des mensonges ou des ambiguïtés. (…) Il faut rétablir la confiance démocratique dans la vérité de l’information, reposant sur des règles de transparence et d’éthique. C’est au fond un vœu pour tous d’écoute, de dialogue et d’humilité.” Étonnant pour celui qui aime museler la presse, mais c’est le vœu également de la rédaction de Tahiti Pacifique, qui aspire pour 2019 à des échanges diaphanes avec les différentes institutions gouvernementales du Pays. L’année dernière, notre magazine avait été boycotté des vœux à la presse par l’entourage de M. Fritch. Ironie de l’histoire, le président avait insisté sur sa volonté de mettre fin aux fake news et de rendre aux journalistes leur liberté d’expression. Même si on ne croit plus au Père Noël, on attend cette fois notre carton d’invitation ! Très belle année à tous en compagnie de votre magazine qui fait peau neuve et, bien sûr, meilleurs vœux.

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt