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Dossiers

La Taxe de développement local, vingt ans après - 18/05/2018 | Nathalie Vanquin

Après vingt ans d’existence, la Taxe de développement local (TDL) continue de régner et de façonner l’économie du Pays, de diviser les dirigeants de tous bords, de nourrir les conversations au goût...

Économie : la guerre de l’ananas - 18/05/2018 | Rurua Toatane

Pénurie de vocation, production insuffisante, prix, la filière ananas vit une crise qui a fragilisé en 2017 l’activité de l’usine de transformation de Moorea, obligée d’importer du concentré pour...

Misère électorale et misère populaire - 18/05/2018 | Jean-Marc Regnault

Le nombre de drapeaux (voir photo) ne fait pas le nombre de voix. À Mahina, comme en d’autres communes, l’impressionnante cohorte de drapeaux orange n’a pas touché les électeurs (pas plus que...

Transition Énergétique : Kauai, l’exemple à suivre pour Tahiti - 04/05/2018 | Terii Vallaux

Kauai, île de l’archipel hawaiien, possède de grandes similitudes de consommation d’énergie avec Tahiti. En moins de quinze ans, la part des énergies renouvelables y a été multipliée par six grâce à...

Élections Territoriales : “Je vous l’avais bien dit !” - 04/05/2018 | Jean-Marc Regnault

Si je me comportais comme les (ir)responsables politiques, je proclamerais : "Je vous l’avais bien dit". Oui, j’avais mis en évidence qu’il n’y avait pas d’espace politique en dehors des trois...

Pollution : Hao a du plomb dans l'aile - 04/05/2018 | Dominique Schmitt

Si on savait déjà que les sols de Hao étaient pollués par du plutonium, des métaux lourds, des hydrocarbures et du pyralène, on connaissait moins la présence encore plus importante de plomb à Makemo...

Quelles évolutions statutaires pour les Marquises ? - 20/04/2018 | Lucie Tetahiotupa

Originaire des Marquises, où elle a grandi, Lucie Tetahiotupa suit actuellement des études en métropole à Sciences Po Toulouse, en Master 1, et rédige un mémoire sur le changement statutaire de son...

Syndicat : bataille immobilière à la CSTP/FO - 20/04/2018 | Luc Ollivier

En pleine lutte pour le pouvoir après le départ "surprise" d’Angélo Frébault au Tahoera’a Huiraatira, le syndicat CSTP/FO vient à faire parler de lui en raison de révélations sur une opération...
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La stabilité avant tout

Le 6 mai dernier, avec plus de 66 000 voix, le Tapura Hui- raatira du président Édouard Fritch raflait la mise des
sièges à pourvoir au sein de l’assemblée où les Rouges représentent désormais 66,66 % de l’hémicycle. Il n’en faudrait pas plus pour que tout superstitieux ne se rue dans le premier magasin de jeu à gratter pour tenter d’y gagner le pac- tole avec un numéro fétiche, le 6 par exemple.
Édouard Fritch ne doit pourtant pas à la chance d’avoir obtenu un succès attendu après les résultats du premier tour, fort de l’adhésion de près d’un vote exprimé sur deux par des Polynésiens qui n’ont pas cédé au chant des sirènes de l’abstentionnisme, même si ce dernier est encore en progression. Placé au pouvoir par Gaston Flosse en 2015, celui qui n’est plus considéré
depuis lors comme le gendre idéal par ce même Gaston Flosse a su fédérer autour de sa personne avant de fédérer autour d’un programme. Rien de bien révolutionnaire, des projets à taille humaine qui accompagnent le développement touristique, comme partout ailleurs dans le monde (+7 %) et économique, essentiellement basé à Hao, sans oublier quelques réformes structurelles notamment celle de la retraite, dans un premier temps, puis inévitablement de toute la Protection sociale généralisée. Une gestion de bon père de famille, pourrait-on dire, misant sur une stabilité politique retrouvée qui s’accompagne de l’indice de confiance. Pourra-t-elle résister à une instabilité portée par une partie de l’opposition politique ? Rien n’est moins sûr. Et la tâche du prochain gouvernement à venir pour- rait bien être, après l’élection du président de l’assemblée prévue hier et du président du Pays programmée pour aujourd’hui, d’éteindre des incendies comme ceux que le Tahoera’a a reconnu avoir allumés lors des dernières années (voir article de Jean-Marc Regnault en page 10).
Le ton risque d’être vite donné avec l’urgence des premières réformes qui avaient fait descendre les syndicats dans la rue. Un Tavini qui stagne et un Tahoera’a qui joue sa survie et tentera de continuer d’exister jusqu’aux muni- cipales de 2020 auront du mal à faire entendre leurs voix dans l’hémicycle face aux 38 sièges rouges à l’assemblée sur 57 possibles. Il reste à espérer que les débats s’y cantonnent.

Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier