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Du sable et des algues du Pacifique utilisés en cosmétique - 17/05/2019 | Dominique Schmitt

Des algues issues de l’océan Pacifique et du sable noir volcanique de Tahiti sont utilisés dans des produits cosmétiques présents depuis l’année dernière au fenua. Entretien avec Pierre-Yves Morvan,...

Créer une start-up à Tahiti, pas si facile - 17/05/2019 | Jacques Franc de Ferrière

Les Polynésiens ont eux aussi l’ambition de créer des start-up et ils sont de plus en plus nombreux à se lancer dans l’aventure. Certains y voient l’émergence d’une Silicon Valley locale, avec la...

Élections européennes : un désamour grandissant - 03/05/2019 | Luc Ollivier

Les élections européennes se suivent et se ressemblent en Polynésie, qui ne cesse de voir son taux de participation chuter, alors même que les aides empruntent le chemin inverse. Loin des yeux, loin...

L’homo tahitensis très loin de l’homo economicus  ? - 03/05/2019 | Sébastien Petit

La tentation du copier-coller... La science économique a toujours eu une tentation d'universalisme, en cherchant à identifier des comportements d’optimisation qui – indépendamment du lieu et de la...

Le temps des enquêtes - 18/04/2019 | Luc Ollivier

Dévoilés il y a quelques jours, les résultats de l’enquête emploi pour l’année 2018, concernant l’archipel de la Société, n’ont pas manqué d’être commentés, car riches d’enseignements. Vingt-quatre...

Terres rares : entre virtualité économique et bataille politique - 18/04/2019 | Luc Ollivier

Sujet au cœur du débat politique en 2016, lors de la sortie de l’expertise collégiale de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), avant de tomber dans l’oubli au point de ne pas être...

Clippertonio : requiem pour un fou ! - 05/04/2019 | Éric Chevreuil

Les années se suivent et se ressemblent malheureusement à Clipperton, ce bout de France inhabité du Pacifique sud, dont les ressources maritimes sont pillées, avec l'accord gouvernemental, par des...

Nucléaire : une victime doit rembourser 6,5 millions de Fcfp ! - 05/04/2019 | Dominique Schmitt

Après dix-sept ans de procédure, une victime des essais nucléaires vient d’être condamnée à rembourser ses indemnités perçues, après que sa maladie n’a finalement pas été reconnue. Un électrochoc...
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De reports en reports

De reports en reports
À l’instar des Anglais et de leur Brexit, qui ne cesse de diviser tout autant qu’il ne cesse de jouer la montre, nos gouvernants se voient contraints de reporter une nouvelle fois l’échéance de la signature de contrat du "Village tahitien". Pour rappel, les six lots sur lesquels s’était positionné le groupe Kaitiaki Tagaloa portent sur la conception de quatre hôtels et de deux résidences en condominium. Il s’agit de six lots, sur les 16 que comporte ce projet complexe. Ce vaste chantier, qui doit révolutionner le tourisme sur l’île de Tahiti en quelques années — durant lesquelles l’économie et surtout l’emploi devraient connaître un sérieux coup d’accélérateur — soulève toutes les interrogations et commence à ressembler à une Arlésienne.
En août 2018, le vice-président Teva Rohfritsch ne cachait pas son enthousiasme, déclarant que la signature du contrat portant sur les six premiers lots du projet avec le groupement d’investisseurs néo-zélandais et samoans, Kaitiaki Tagaloa, pourrait même intervenir avant la fin de l’année 2018, bien avant les 200 jours prévus. Il n’en fut rien. À la date butoir du 22 mars 2019, pas de signature, au prétexte que "l’investisseur néo-zélandais a souhaité associer deux nouvelles tribus maori au projet. Nous avons donc souhaité prendre toutes les garanties financières nécessaires plutôt que de signer." Premiers signes d’inquiétude, alors que la rumeur d’un report pour manque de garanties financières circulait déjà depuis quelques semaines. Il fut donc accordé un délai de 45 jours, au terme desquels, en fonction des garanties qui seraient présentées, ces contrats seraient signés par lots. Ceux qui n’auront pas fait l’objet de garantie seraient remis en compétition. Des contacts avec des investisseurs, y compris locaux, étaient avancés. Coup de pression, ou de bluff, sur le groupement Kaitiaki Tagaloa ?
La seconde option a primé, puisqu’au terme de ces 45 jours, l’établissement Tahiti Nui aménagement et développement (TNAD) annonçait par communiqué sa décision de reporter de 55 jours le délai laissé au groupement, pour se conformer "aux obligations du protocole d’engagement", signé en août 2018. À ce jour, TNAD n’aurait donc pas toutes les garanties financières pour s’assurer que ces investisseurs soient capables d’aller au bout du projet ! En bientôt un an de négociations, nous ne savons toujours pas si ils ont les reins assez solides !
Après deux reports, on n’imagine pas le gouvernement en avancer un troisième pour quelques raisons que ce soit. Restera alors à présenter la carte des investisseurs étrangers et locaux, que le ministère garde secret. Rendez-vous le 30 juin.
Le dossier, qui reviendra forcément sur la scène politique à la première occasion, est plutôt mal engagé. Il n’est pas sans rappeler celui de Hao, pour lequel l’arrivée des conteneurs était annoncée en avril. De nouveaux changements sont prévus, qui reportent le début du chantier au début de l’année prochaine. Encore un rendez-vous manqué.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.


Luc Ollivier

Luc Ollivier