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Dossiers

Polémique – MARINA DE TEVAITOA : CHRONIQUE D'UN NAUFRAGE ANNONCÉ… - 07/08/2020 | Sébastien Petit

Le projet de marina à Tevaitoa (Raiatea) ne verra jamais le jour. Entre la contestation locale, les études mal faites, ou encore les conditions douteuses de passation du marché de construction de la...

Énergies renouvelables – LE PACIFIQUE À L'HEURE DU PHOTOVOLTAÏQUE - 07/08/2020 | Jean-Claude Foglia

Si la crise du Covid-19, à juste titre, occupe tous les esprits, elle interroge surtout l’avenir et nous contraint à le repenser. La preuve en est la multiplication des appels à une relance verte, à...

JACQUES MÉROT, LE PRÉSIDENT DE L'APC DESTITUÉ : LES RAISONS DE LA CHUTE - 07/08/2020 | Dominique SCHMITT

Fin de la partie pour Jacques Mérot qui vient d’être démissionné d’office par le président de la Polynésie française. Désavoué par son propre collège qui lui reprochait son manque d’impartialité et...

Jean-Christophe Bouissou : "Je voudrais dire aux plaisanciers qu’ils sont tous les bienvenus" - 26/06/2020 | Dominique SCHMITT

Alors que l’Association des voiliers en Polynésie (AVP) s’interroge sur l’avenir de la plaisance au fenua, suite aux tensions exacerbées avec certains riverains pendant le confinement,...

Moorea en guerre contre les grands projets - 26/06/2020 | Toatane Rurua

Ces dernières années, plusieurs grands projets (hôtels, résidence, marina…) ont été rejetés par une bonne partie de la population de Moorea. Alors que les promoteurs garantissent, à chaque fois, de...

Rentrer au fenua : un si long chemin… - 26/06/2020 | Julien Sartre

Il reste moins de 300 personnes bloquées loin du fenua : les deux derniers vols de rapatriement assurés depuis Paris par Air Tahiti Nui (ATN) sont supposés les ramener sans encombre. En revanche, une...

Le droit de réponse de Dominique Auroy - 26/06/2020 | Dominique SCHMITT

Décidément, le "patron" de La Dépêche de Tahiti, Dominique Auroy, est déroutant. Après s’être fendu d’un droit de réponse surprenant suite à notre dossier "Attrape-moi si tu peux !" (lire TPM n° 428...

Second tour des élections municipales le 28 juin : qui sera jugé ? - 12/06/2020 | Jean-Marc Regnault

"Quelle histoire !" Bien avant 20 heures, le 10 mai 1981, François Mitterrand venait d’apprendre que les sondages sortis des urnes étaient formels, il serait élu président de la République. Il aurait...
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"COVID-FREE" : ON SERRE LES FESSES !

La croisière n’amuse vraiment plus ! Alors que la Polynésie a fait le pari de rouvrir notre destination au tourisme international, il aura fallu seulement deux semaines pour qu’un premier cas de Covid-19 soit détecté au fenua, à bord du Paul Gauguin. Avant que la compagnie maritime ne soit informée de la présence d’une croisiériste américaine contaminée et ne décide de rentrer au port de Papeete, le navire a fait escale à Bora Bora où les passagers ont participé à des activités de loisirs, ce qui corse l’affaire et rend impossible la traçabilité exacte des personnes mises en contact. Depuis le 15 juillet, à grand renfort de slogan "Covid-Free", le Pays a décidé d’ouvrir les écoutilles, sans soumettre les visiteurs à une "quarantaine", et l’on peut sérieusement s’interroger sur la pertinence de miser sur le tourisme de masse, et notamment les paquebots où l’on vit à huis clos, quand les pays et territoires voisins du Pacifique ont choisi, eux, de s’isoler et de protéger leurs populations.
Force est de constater que le dispositif mis en place a des failles, même si l’on persiste à nous faire croire le contraire. C’est pourquoi le Pays et l’État ont annoncé l’instauration d’une troisième "barrière" de contrôle, pour les croisiéristes uniquement : en plus du test de moins de 72 heures avant l’embarquement vers la Polynésie et de l’auto-test au quatrième jour (sans oublier la fiche de suivi du voyage sur la plateforme Etis pour les visiteurs extérieurs), toute personne souhaitant monter à bord d’un navire devra effectuer un examen supplémentaire le jour-même, qui sera pris en charge par le gouvernement. En revanche, ni le haut-commissaire ni le président de la Polynésie ne songent à imposer un confinement à l’arrivée des touristes internationaux avant le résultat de leur auto-test au quatrième jour, "sinon ils ne viendraient pas"… De même, un dépistage à plus grande échelle pour la population n’est pas à l’ordre du jour. "On n’en a pas besoin parce que le virus ne circule pas", considère ainsi Hervé Varet, directeur de l’Institut Louis Malardé.
Aujourd’hui, près de 15 000 emplois sont en effet menacés, essentiellement dans le secteur du tourisme, tandis que de plus en plus de fare tournent au café-pain-beurre. En outre, "le Pays n’a pas les moyens financiers nécessaires pour continuer à soutenir" le monde du travail "à moyen terme", a concédé Édouard Fritch, d’où l’emprunt de 28,6 milliards de Fcfp (la moitié de nos besoins financiers réels) à l’État français, amortissable sur vingt-cinq ans. Mais, pour pallier la crise économique, on n’a donc pas d’autre choix que de parier sur notre bonne étoile ? Serait-on en train de jouer à la roulette russe sous nos tropiques ? Surtout qu’un deuxième cas de coronavirus a été décelé, lundi soir, chez un personnel naviguant d’Air Tahiti Nui, à quelques jours de la rentrée scolaire… Les autorités essaient de nous rassurer, mais en réalité on croise tous les doigts et on serre les fesses ! Que faire d’autre ? Prier peut-être ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.
Dominique Schmitt

Dominique SCHMITT