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Confinement : les violences intrafamiliales ont augmenté de 25% sur le Caillou


Vendredi 26 Mars 2021 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes




Dans toutes les brigades de gendarmerie, un “panneau accueil confidentialité” avec deux codes couleurs. C’est un nouveau volet du plan d’amélioration de la prise en charge des victimes de violences intrafamiliales par la gendarmerie. Le 24 mars, le haut-commissaire Laurent Prévost et la membre du gouvernement Isabelle Champmoreau ont rendu visite aux gendarmes de la brigade de Dumbéa. Un moment particulier puisqu’ils ont pu constater le déploiement d’un nouvel outil dans la lutte contre ces violences conjugales : le “panneau accueil confidentialité”.
En clair, sur ce panneau, apposé sur le guichet de toutes les brigades de gendarmerie du territoire, on y retrouvera deux ronds de couleur différente permettant à la personne de préciser la raison pour laquelle elle souhaite être entendue sans le verbaliser devant tout le monde.
Une victime de faits de viol, d’agression sexuelle, de violences conjugales ou intrafamiliales pourra alors pointer du doigt le rond de couleur orange. Elle sera alors immédiatement dirigée vers un espace dédié pour l’audition des victimes.
Le déploiement de cette nouvelle stratégie, mise en place depuis seulement deux jours, tombe à un moment tout à fait particulier puisque “les statistiques recueillies par la gendarmerie font état d’une hausse des violences intrafamiliales de près de 25% sur les quinze jours de confinement”, a déclaré le haussaire. “En moyenne, il y a quatre à cinq faits de violences intrafamiliales par jour, en temps normal. Nous constatons qu’il y a un impact de cette période de confinement puisque les déplacements sont moins faciles et les familles qui ont des difficultés sont davantage enfermées dans leurs lieux d’habitations”, a poursuivi le représentant de l’État.
Au total, quatorze mesures ont été engagées par les gendarmes pour agir face aux violences conjugales.

Source : Les Nouvelles Calédoniennes

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Archives militaires “déconfinées” et venue de Macron au fenua : “poisons” d’avril ?

Dans notre précédente édition spéciale consacrée au nucléaire (“Après l’intox… l’infox !, TPM n°451 du 26 mars 2021), nous nous réjouissions de l’annonce du président de la République française, le 9 mars dernier, d’ouvrir enfin les archives militaires pour la période précédant 1971, qui représentait une lueur d’espoir. Las, Patrice Bouveret, cofondateur et directeur de l’Observatoire des armements, interpellé par notre dossier, nous apporte cependant une précision de taille. Dans une tribune qu’il nous a consacrée (lire pages 6-7), il explique que la décision d’Emmanuel Macron d’autoriser l’accès aux archives ne peut pas concerner les documents sur les essais nucléaires sans que la loi de 2008 sur lesdites archives ne soit modifiée au préalable par le Parlement. Cela signifie que non seulement cela peut prendre pas mal de temps, mais, surtout, que ce n’est pas encore inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale…

En effet, cette loi sur les archives du 15 juillet 2008 contient un article qui rend incommunicables tous les documents sur les armes de destruction massive, donc sur le nucléaire, et cela vaut malheureusement aussi bien pour les 17 essais tirés au Sahara que les 193 autres expérimentés en Polynésie française ! L’accès aux documents classifiés est un difficile combat. Une longue action juridique, à l’initiative des associations Moruroa e tatou et l’Aven (Association des vétérans des essais nucléaires), a permis en 2013 la déclassification de quelques archives sur les essais en Polynésie et au Sahara. Archives qui ont d’ailleurs élargi la zone de résidence à toute la Polynésie pour les victimes souhaitant obtenir une indemnisation, et qui ont été à la base du travail pour la publication du livre Toxique.

Alors, “déconfiner” les archives militaires : est-ce bien là l’intention du président ? “Nous pouvons en douter, tranche Patrice Bouveret, car si la déclaration de l’Élysée évoque la nécessité « de renforcer la communicabilité des pièces », elle s’empresse de préciser que cela doit se faire « sans compromettre la sécurité et la défense nationales » L’argument massue toujours mis en avant depuis des décennies !” Personne ne demande la divulgation des secrets de fabrication de la bombe, mais tout le monde souhaite connaître les différentes mesures enregistrées sur les retombées radioactives des explosions afin de permettre aux victimes et aux ayants droit d’obtenir réparation et indemnisation. Nous voulons toute la vérité, rien que la vérité. Peut-être que l’hypothétique venue de Macron au fenua, invité pour la fin du mois d’août, sera l’occasion de mettre cartes sur table ? Mais rien n’est moins sûr quand on voit que l’État persiste et signe dans son attitude méprisante en cédant “gratuitement” à la Polynésie un terrain et des bâtiments infestés d’amiante et de plomb pour abriter un centre de mémoire des essais nucléaires !

Un cadeau empoisonné donc, pour un mémorial dont le contenu muséographique est entièrement géré par les hautes sphères parisiennes sans la consultation d’aucun Polynésien…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT