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Coronavirus : Premier mort australien, ancien passager du Diamond Princess


Vendredi 6 Mars 2020 - écrit par Agence France-Presse




Crédit photo : AFP
Crédit photo : AFP
Un Australien de 78 ans, ancien passager du paquebot Diamond Princess, mis en quarantaine au large du Japon, a été la première victime du coronavirus dans le pays, ont annoncé dimanche dernier les autorités sanitaires. L’homme est mort tôt, le 1er mars 2020, dans un hôpital de Perth (sud-ouest), a indiqué une porte-parole du ministère de la santé de l’État d’Australie-Occidentale. Son épouse, âgée de 79 ans et également contaminée à bord du paquebot, reste hospitalisée à Perth. Plus de 700 cas de coronavirus s’étaient déclarés parmi les passagers et membres d’équipage de ce bateau de croisière. "Le processus de la quarantaine n’a pas été parfait", avait reconnu le directeur du département des maladies infectieuses au Centre national du Japon pour la santé et la médecine, Norio Ohmagari.
Le couple faisait partie des quelque 160 Australiens évacués du navire mi-février, et avait été testé positif au nouveau coronavirus après son rapatriement.
Il avait été transféré en unité d’isolement à l’hôpital de Perth le 21 février, tandis que les autres anciens passagers avaient été placés en quarantaine dans un camp pour travailleurs de l’industrie minière désaffecté près de Darwin (nord).
Dans un premier temps, l’état des deux septuagénaires n’avait pas inspiré d’inquiétude. Mais la santé de l’homme s’était ensuite détériorée, a expliqué Andrew Robertson, un responsable du ministère de la santé d’Australie-Occidentale.
Il a insisté sur le fait que le couple avait été isolé très rapidement et qu’il ne représentait "aucun risque" pour la population ou le personnel médical.
Dimanche également, les autorités sanitaires de l’État de Nouvelle-Galles du Sud ont confirmé un 26e cas de contamination au coronavirus en Australie, un quadragénaire qui avait voyagé en Iran. Il s’agissait du deuxième Australien infecté dans ce pays.
Tous les autres cas de contamination concernent des personnes venant de la province chinoise du Hubei, épicentre de l’épidémie.

Source : Agence France-Presse

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Entre crise et remaniement, la rentrée sera mouvementée !

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La tournure qu’a prise “l’affaire Radio Tefana” impliquant Oscar Temaru a indigné un grand nombre d’entre nous. Après le grand recul de l’État français sur les indemnisations des victimes des essais nucléaires en Polynésie, dont le mépris détonant a explosé à la figure du Pays, la volonté de “dépayser” (à Nouméa finalement) le procès opposant le procureur de la République, Hervé Leroy, au leader indépendantiste interroge… Si la présidente du tribunal considère qu’il n’est pas envisageable de juger le responsable du parquet de sa propre juridiction, l’avocat de M. Temaru estime, lui, qu’il s’agit d’un “déni de démocratie”. Pour rappel, alors que le conseil municipal de Faa’a a accordé la protection fonctionnelle à son édile pour payer ses frais de justice liés à l’affaire Radio Tefana, M. Leroy a exigé une saisie pénale de 11,55 millions de Fcfp sur le compte personnel de M. Temaru. Pour protester contre cette opération “injustifiée” et un “acharnement judiciaire de l’État français à son encontre”, ce dernier a ainsi entrepris une grève de la faim le 8 juin. Ne parvenant pas à obtenir une audience avec M. Leroy, malgré le soutien d’une centaine de sympathisants réunis devant le palais de justice, M. Temaru l’a finalement assigné en référé pour “atteinte à la présomption d’innocence”.

La polémique gronde et défraye la chronique, ici et ailleurs, la presse nationale se demandant même “à quoi joue l’État ?”. Ce qui est indéniable, c’est que M. Temaru, souvent cantonné au rôle de martyr, a cette fois bénéficié d’une mobilisation importante et su fédérer les cœurs, bien au-delà d’un parti politique. En obtenant le soutien de nombreuses personnalités de tous horizons, ainsi que d’une vingtaine d’associations, de confessions religieuses, de syndicats ou de partis politiques rassemblés au sein du collectif Nuna’a a ti’a ("Peuple lève-toi, avance pour la paix") – à l’origine de la marche du 20 juin –, il s’est imposé en Metua (“père spirituel”). Par sa détermination et son pacifisme, on ne peut s’empêcher de penser à Pouvana’a a Oopa, condamné et exilé en 1959 pour un crime qu’il n’avait pas commis, bien que “le manque de recul” ne permette pas la comparaison, selon le spécialiste du sujet Jean-Marc Regnault, l’une des grandes plumes de Tahiti Pacifique et chroniqueur des “Pages d’Histoire”. D’ailleurs, l’historien publie simultanément deux ouvrages aux éditions ’Api Tahiti, qui lancent la série “Rivalités et moins si affinités” : Gaston Flosse, un Chirac des tropiques ? et Oscar Temaru, l’Océanie au cœur (lire page 12). Et l’auteur de mettre en perspective les deux hommes politiques, éternels “meilleurs ennemis” : “En 2020, ils entretiennent l’ambiguïté. Vont-ils s’entendre contre l’État pour en finir avec le statut d’autonomie dont ni l’un, ni l’autre ne veulent plus ? Vont-ils s’entendre pour tenter de chasser un gouvernement autonomiste qui ne gouverne pas vraiment différemment (…) ? Rivalités, donc, mais desquelles peuvent naître des affinités… électives ou autres.” L’avenir nous le dira, mais on sent bien que ce gouvernement – qui préfère poser du gazon synthétique sur le front de mer plutôt que miser sur la permaculture et les jardins partagés pour pallier la crise socio-économique inéluctable – ne parvient pas à satisfaire la majorité de la population. Aussi, le divorce est consommé au sommet du gouvernement, et il se murmure déjà qu’un remaniement ministériel est imminent…

C’est donc une rentrée mouvementée qui s’annonce ! En attendant, je profite de l’occasion pour vous informer que la rédaction de Tahiti Pacifique fera une trêve durant le mois de juillet, et ce chaque année, afin de permettre à tous les journalistes, chroniqueurs et autres contributeurs qui le souhaitent de prendre des congés annuels mérités et se ressourcer. L’objectif est aussi de mieux vous retrouver, avec toujours plus de dossiers de fond et encore d’autres nouveautés ! Les parutions de votre magazine préféré reprendront à compter du vendredi 7 août, toujours au rythme bimensuel. Merci pour votre confiance et à très bientôt.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT