"Le mensonge fait partie de l’héritage des essais nucléaires depuis le premier jour.” La sortie, le 10 mars, du livre Toxique, écrit par le journaliste Tomas Statius et le scientifique Sébastien Philippe, a fait l’effet d’une bombe. S’il n’y a pas autant de révélations que l’on aurait pu espérer, la faute aux archives militaires classifiées, il a le mérite de relancer le débat sur les conséquences sanitaires des tirs dans les atolls de Moruroa et Fangataufa, bases d’expériences atomiques pendant trente ans (de 1966 à 1996), d’abord atmosphériques jusqu’en 1974, puis souterraines. L’ouvrage démontre ainsi comment l’État français a menti et minimisé, de deux à dix fois, l’impact des retombées sur les populations polynésiennes. Depuis 2010, le Civen est chargé d’indemniser les victimes des essais nucléaires en Polynésie, mais seuls 63 civils polynésiens ont pu en bénéficier jusqu’en 2019 ! D’après l’enquête de Disclose, “ses décisions sont fondées sur de graves erreurs de calcul qui ont pour conséquence un rejet massif des dossiers traités”.
Aujourd’hui encore, l’État s’enferme dans ses mensonges. En 2016, le président de la République François Hollande avait reconnu, lors de son séjour au fenua, le fait nucléaire (Accord de l’Élysée, 2017), sans parler de faute de la part de la France. Un premier pas, mais les Polynésiens attendaient une reconnaissance plus forte de l’État dans leur combat pour l’indemnisation des victimes de maladies radio-induites, et ce afin de pouvoir enfin tourner ces pages sombres de l’Histoire...
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Aujourd’hui encore, l’État s’enferme dans ses mensonges. En 2016, le président de la République François Hollande avait reconnu, lors de son séjour au fenua, le fait nucléaire (Accord de l’Élysée, 2017), sans parler de faute de la part de la France. Un premier pas, mais les Polynésiens attendaient une reconnaissance plus forte de l’État dans leur combat pour l’indemnisation des victimes de maladies radio-induites, et ce afin de pouvoir enfin tourner ces pages sombres de l’Histoire...
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