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Des dizaines de milliers d’Australiens défilent dans tout le pays


Vendredi 12 Juin 2020 - écrit par Agence France-Presse




Crédit photo : AFP
Crédit photo : AFP
Des dizaines de milliers d’Australiens ont manifesté, samedi dernier, dans tout le pays pour dénoncer les inégalités raciales, bravant les consignes du gouvernement et la pandémie de nouveau coronavirus. À Sydney, au moins 20 000 personnes ont participé selon les estimations au défilé, initialement interdit puis autorisé par la justice quelques minutes avant son démarrage. “Le fait qu’ils aient essayé de nous empêcher de défiler, cela donne encore plus envie aux gens de le faire”, a estimé Jumikah Donovan, parmi la foule à Sydney. Vendredi, le Premier ministre Scott Morrison avait demandé aux manifestants de rester chez eux, en raison de la crise sanitaire : “Trouvons une meilleure manière d’exprimer ces émotions, sans mettre en danger sa propre santé.” À Sydney, le défilé est resté pacifique mais à la tombée de la nuit un face-à-face tendu a opposé la police à quelques centaines de manifestants, finalement repoussés dans une gare où ils ont été dispersés avec du gaz poivre. Trois personnes ont été interpellées, selon la police.
Dans les manifestations, beaucoup arboraient des masques de protection et tentaient de respecter des distances physiques du mieux qu’ils pouvaient. À Melbourne notamment, ils avaient été prévenus qu’ils risquaient des amendes s’ils ne respectaient pas les mesures de distanciation. Des manifestants brandissaient des banderoles proclamant “Je ne peux plus respirer”, en référence à George Floyd, un Américain noir âgé de 46 ans asphyxié par un policier blanc à Minneapolis dont la mort a déclenché un mouvement de protestation historique qui a débordé des frontières de son pays. En Australie, il suscite un écho particulier en raison de l’héritage raciste qui marque l’histoire du pays. Les organisateurs des manifestations ont expliqué qu’ils souhaitaient aussi dénoncer le taux d’emprisonnement très élevé parmi les aborigènes et les morts en détention de membres de cette communauté – plus de 400 ces trente dernières années. Aucune poursuite n’a été engagée malgré des dizaines d’enquêtes et des vidéos.

Source : Agence France-Presse


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Doudou et la “positive attitude”

Doudou et la “positive attitude”
On connaissait déjà le “dîner de cons”, place désormais au “bal des positivons”. Le concept est simple : il s’agit de positiver le plus possible face au Covid-19 et d’adopter l’attitude du “faites ce que je dis, pas ce que je fais”. Et… on a trouvé notre champion : Doudou, bien sûr ! Imbattable à ce petit jeu, il n’a d’abord pas supporté que Taote Raynal lui tienne tête lors des points presse et lui a mis un revers de la main droite pour reprendre la partie de la main gauche. Puis, c’est avec Dodo que cela s’est corsé… Finalement, les cas actifs ont explosé, les morts ont commencé à tomber, alors aux oubliettes la transparence ! Le peuple d’en bas n’a qu’à se contenter de voir défiler des chiffres balancés par le service com’ de la Présidence, avec des carrés épidémiologiques qui changent, sans aucune explication ni commentaire sur tel ou tel décès. Mais c’est lors de son voyage à Paname que Doudou a réussi à décrocher le pompon. Tellement heureux de retrouver Macron et ses copains du gouvernement central, mais aussi de leur présenter ses nouvelles ouailles locales, qu’il en a oublié la distanciation physique et le port correct du masque, avant d’être déclaré positif au Covid-19 à son retour au fenua ! Chapeau l’artiste, la “positive attitude” a payé et même le président français a failli en faire les frais. On n’est pas passé loin du combo parfait, peut-être la prochaine fois.
Il convient de saluer notre héros local, qui, comme le rapporte un communiqué officiel, “conscient de la vivacité de la propagation du virus à Paris (…), a néanmoins pris le risque d’aller à la rencontre des autorités nationales, pour défendre des dossiers vitaux pour la Polynésie”. Cette “mission nécessaire” de Doudou a suscité la risée de nos confrères de la presse écrite. Le Monde, par exemple, va droit au but : “Les élections sénatoriales, qui ont regroupé le 27 septembre à Papeete des grands électeurs venus de toutes les îles, ont pu participer à la diffusion du virus dans les archipels. Malgré les appels à respecter les gestes barrières, beaucoup d’élus se sont embrassés, comme le veulent les coutumes polynésiennes.” D’ailleurs, les ministères et les mairies sont, eux aussi, de plus en plus “positifs” avec une flambée de “covidés” ces dernières semaines. Quant au lycée du Diadème, la plus grosse structure scolaire du fenua (2 300 élèves, 250 profs), il s’est montré si bon élève en la matière que l’établissement a dû fermer ses portes. Et quand on sait que Doudou, censé montrer l’exemple, a assisté, une petite semaine seulement après sa contamination, à la grande fête solennelle pour les 90 ans de Monseigneur Coppenrath, on reste sans voix. De quoi créer de bons gros clusters !
Il nous reste donc plus qu’à “positiver” aussi et guetter le pic épidémique, en espérant que les 60 lits en réanimation du Centre hospitalier suffiront à surmonter cette crise sanitaire interminable. Dans ce “bal des positivons”, Macron reste évidemment le chef d’orchestre suprême. Et il a encore changé le tempo : depuis le 17 octobre, les grandes métropoles françaises sont soumises à un couvre-feu – qui est en réalité un confinement partiel sur le temps libre –, et “la règle des 6” doit être appliquée pendant que les transports en commun sont bondés et que lycéens et étudiants s’entassent dans des classes. “Continuez à travailler comme d’habitude”, nous dit notre cher président, mais sachez-le : “Les plus précaires sont les premières victimes.” Nous voilà prévenus ! On a de plus en plus hâte de le recevoir à domicile à la fin du premier trimestre 2021…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT