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Des renforts sanitaires envoyés à Wallis-et-Futuna


Vendredi 12 Mars 2021 - écrit par Agence France-Presse




Crédit photo : AFP
Crédit photo : AFP
Le gouvernement a annoncé, mercredi dernier, l’envoi de renforts sanitaires, dont cinquante soignants, pour aider le petit archipel de Wallis-et-Futuna à faire face à ses premiers cas de Covid-19, découverts depuis le 6 mars. “Des moyens matériels sont attendus dans l’archipel dès le 10 mars. La réserve sanitaire est mobilisée. Plus de cinquante professionnels de santé permettront de venir renforcer les capacités d’hospitalisation au cours des prochaines semaines”, précise un communiqué conjoint des ministères des Outre-mer et de la Santé.
Pour enrayer l’épidémie, de premières mesures ont été prises dimanche 7 mars, et un confinement strict et contrôlé de deux semaines a été décrété mardi sur l’archipel, où “48 personnes ont été testées positives” depuis cinq jours, dont trois sont hospitalisées, avec une personne en réanimation, selon le communiqué. Afin d’assurer “la continuité territoriale”, les liaisons aériennes nécessaires seront maintenues, avec un protocole sanitaire strict, notamment pour approvisionner le territoire en tests, masques et vaccins, selon le texte. 
Une campagne de tests est actuellement en cours pour identifier puis isoler et protéger les personnes ayant été au contact de personnes contaminées”, et “16 000 tests seront envoyés dans les prochains jours”. En ce qui concerne l’approvisionnement en vaccins il est prévu “dans les meilleurs délais”, mais cette campagne de vaccination devra aller de pair avec le strict respect des gestes barrières, dont le port du masque, soulignent les deux ministères.
Parallèlement, des investigations sont en cours pour préciser l’origine de l’épidémie dans l’archipel, dont “les conclusions seront rendues publiques”, assure le texte. Après Wallis-et-Futuna, neuf premiers cas de Covid-19 hors quatorzaine ont été détectés le 7 mars en Nouvelle-Calédonie (lire page ci-contre), alors qu’une bulle sanitaire existe entre les deux territoires pour que les voyageurs circulent librement.

Source : Agence France-Presse

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Archives militaires “déconfinées” et venue de Macron au fenua : “poisons” d’avril ?

Dans notre précédente édition spéciale consacrée au nucléaire (“Après l’intox… l’infox !, TPM n°451 du 26 mars 2021), nous nous réjouissions de l’annonce du président de la République française, le 9 mars dernier, d’ouvrir enfin les archives militaires pour la période précédant 1971, qui représentait une lueur d’espoir. Las, Patrice Bouveret, cofondateur et directeur de l’Observatoire des armements, interpellé par notre dossier, nous apporte cependant une précision de taille. Dans une tribune qu’il nous a consacrée (lire pages 6-7), il explique que la décision d’Emmanuel Macron d’autoriser l’accès aux archives ne peut pas concerner les documents sur les essais nucléaires sans que la loi de 2008 sur lesdites archives ne soit modifiée au préalable par le Parlement. Cela signifie que non seulement cela peut prendre pas mal de temps, mais, surtout, que ce n’est pas encore inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale…

En effet, cette loi sur les archives du 15 juillet 2008 contient un article qui rend incommunicables tous les documents sur les armes de destruction massive, donc sur le nucléaire, et cela vaut malheureusement aussi bien pour les 17 essais tirés au Sahara que les 193 autres expérimentés en Polynésie française ! L’accès aux documents classifiés est un difficile combat. Une longue action juridique, à l’initiative des associations Moruroa e tatou et l’Aven (Association des vétérans des essais nucléaires), a permis en 2013 la déclassification de quelques archives sur les essais en Polynésie et au Sahara. Archives qui ont d’ailleurs élargi la zone de résidence à toute la Polynésie pour les victimes souhaitant obtenir une indemnisation, et qui ont été à la base du travail pour la publication du livre Toxique.

Alors, “déconfiner” les archives militaires : est-ce bien là l’intention du président ? “Nous pouvons en douter, tranche Patrice Bouveret, car si la déclaration de l’Élysée évoque la nécessité « de renforcer la communicabilité des pièces », elle s’empresse de préciser que cela doit se faire « sans compromettre la sécurité et la défense nationales » L’argument massue toujours mis en avant depuis des décennies !” Personne ne demande la divulgation des secrets de fabrication de la bombe, mais tout le monde souhaite connaître les différentes mesures enregistrées sur les retombées radioactives des explosions afin de permettre aux victimes et aux ayants droit d’obtenir réparation et indemnisation. Nous voulons toute la vérité, rien que la vérité. Peut-être que l’hypothétique venue de Macron au fenua, invité pour la fin du mois d’août, sera l’occasion de mettre cartes sur table ? Mais rien n’est moins sûr quand on voit que l’État persiste et signe dans son attitude méprisante en cédant “gratuitement” à la Polynésie un terrain et des bâtiments infestés d’amiante et de plomb pour abriter un centre de mémoire des essais nucléaires !

Un cadeau empoisonné donc, pour un mémorial dont le contenu muséographique est entièrement géré par les hautes sphères parisiennes sans la consultation d’aucun Polynésien…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT