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L’Océanie et les grands enjeux du monde


Vendredi 25 Août 2017 - écrit par Tahiti Pacifique


L’Océanie est-elle oubliée de tous ? Si toutefois elle le fut un jour – les historiens démontreront aisément que tel ne fut jamais le cas – la voilà de plus en plus sur le devant de la scène.



L’Océanie et les grands enjeux du monde
Certes, d’autres régions du monde font face à des problèmes autrement plus importants, mais quand même ! L’actualité met en lumière l’île de Guam, au cœur du conflit entre les États-Unis et la Corée du Nord. Le réchauffement climatique risque d’impacter en premier lieu les îles basses ou fragiles et, pour cette raison, les États et territoires océaniens ont été en vedette lors de la COP (Conference of parties) 21 et COP 22. Les grands enjeux du monde sont débattus à l’ONU et là les États entrés dans des conflits...

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L’Océanie convoitée

"L’Océanie convoitée ? Comme la carte de couverture tendrait à le prouver, dans l’immensité vide du Pacifique Sud, rien ne pourrait susciter la convoitise des grands ou petits pays. Faudrait-il donner raison à Jean-Marie Le Clézio qui parlait de l’Océanie comme d’un "continent invisible", oublié de tous ? Rien de plus faux… Cinquante contributions dans cet ouvrage prouvent le contraire.

Tout commença il y a plus de 40 000 ans quand des populations de chasseurs-cueilleurs arrivèrent dans ce qui devint la Papouasie-Nouvelle-Guinée. L’élan était donné et d’autres populations venues d’Asie du Sud-Est accomplirent des exploits maritimes sur l’immense océan. Elles convoitaient les ressources des îles dispersées et s’y établirent…

À partir du XVIe siècle, des navigateurs européens traversèrent l’Océanie et, comme Quirós, répandirent l’idée que là, était le paradis terrestre. Dès lors, les convoitises ne cessèrent pas.
Cet ouvrage explore les convoitises contemporaines des grandes puissances, notamment asiatiques, mais aussi plus inattendues du Maroc et des pays de la péninsule arabique, des entreprises touristiques, des défenseurs de la nature ou des droits de l’Homme et des tenants de nouvelles théologies… et même de l’ONU.

Les Océaniens, fiers de leur pouvoir de séduction, ont aussi la volonté de rester eux-mêmes dans cette mondialisation à marche forcée. Ils cherchent de nouvelles orientations pour la Pacific Way et veulent contrer les défis contemporains, parmi lesquels les changements climatiques et la montée des eaux sont les plus menaçants."

Directeurs de publication :
Sémir Al Wardi, Jean-Marc Regnault, Jean-François Sabouret
Éditions : CNRS Éditions
et Api Tahiti édition et diffusion
Année : août 2017

Rendez-vous
Dédicace le 2 septembre 2017, de 8h30 à midi, à la librairie Archipels, en présence des directeurs de la publication (S. Al Wardi et J.-M. Regnault) et des chercheurs de l’UPF ayant collaboré à l’ouvrage.


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2018 : sous le signe des Territoriales

Amateurs d’astrologie, plutôt que de vous plonger dans la lecture de votre signe zodiacal pour tenter d'y trouver des signes rassurants pour votre avenir, soyez plutôt à l’écoute de votre environnement social et professionnel, pour tenter d’influencer votre avenir et celui de vos proches quand, après analyse, vous serez appelés à voter le 22 avril prochain lors du premier tour des élections territoriales. Plutôt que d’essayer de vous rassurer par des écrits de liseurs d'étoiles, essayez plutôt de suivre la bonne. Certes, l’échéance est encore loin, mais mieux vaut prendre son temps en politique pour comprendre les tenants et les aboutissants de chaque élection. Il s’agira de donner la gestion du pays au groupe majoritaire à l’assemblée de Polynésie qui élira notre président.
Cette échéance est en tout cas dans les esprits de tous les hommes politiques du territoire qui ont élaboré leur stratégie depuis déjà quelques mois. Chacun est dans son rôle, la majorité souligne le redressement de l’économie, ses bonnes relations avec l’État, ne manque pas d’ouvrir les robinets d’aides et subventions, comme en atteste la lecture des derniers journaux officiels, et annonce vouloir revoir sa stratégie sociale, dont les effets tardent à être ressentis par les plus démunis ; pire, la fracture sociale ne fait que s’agrandir. L’augmentation des cotisations salariales, l’augmentation de l’abonnement téléphonique et des boîtes postales annoncée pour ce début d’année aura un impact négatif sur ceux qui connaissent des fins de mois difficiles.
Un gros trimestre pour créer de l’emploi, pour sortir quelques centaines de Polynésiens de la précarité, paraît bien court pour tenter de redorer cette mauvaise partie du bilan. L’opposition est bien sûr dans son rôle en dénonçant cette précarité, cette misère. Le Tahoeraa mise sur les vieilles recettes et les annonces pleines d’espoir que sont d’offrir un emploi, une maison et de ramener le bonheur dans les familles. Le Tavini n’innove guère plus en proposant de s’appuyer sur les forces économiques de ce pays pour s’en sortir, tout en faisant table rase de certaines pratiques politiciennes.
D’autres partis et candidats auront le temps de se faire connaître, comme vient de le faire Marcel Tuihani, actuel président de l’assemblée territoriale. Il va tenter de convaincre qu’une énième nouvelle voie est possible, surfant sur le ras-le-bol politique national.
Dans exactement 100 jours, les Polynésiens seront amenés à s’exprimer bulletin à la main pour se prononcer sur leur avenir ; notre vœu pour 2018 est qu’ils soient le plus nombreux possible à le faire.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier