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L’herbier de Polynésie française, un outil de recherche précieux


Vendredi 4 Septembre 2020 - écrit par Vaea Deplat




Crédit photos : Vaea Deplat
Crédit photos : Vaea Deplat
Entre 1856 et 1898, Jean Nadeaud rassembla la plus belle collection représentative de la flore de Tahiti, déposée à l’époque en grande partie à l’herbier du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. En 1873, il publie les résultats de ses recherches botaniques dans Énumération des plantes indigènes de l’île de Tahiti, le seul document du XIXe siècle couvrant l’ensemble de la flore indigène de Tahiti. Depuis, de nombreux botanistes du monde entier ont contribué à l’enrichissement de ses recherches et collections, notamment grâce à la création de l’Herbier de Polynésie française, qui fête ses 40 ans. Aujourd’hui la relève polynésienne est assurée, grâce à l’acquisition des doubles de parts (échantillons) d’herbier, à la formation de botanistes locaux et à l’ouverture d’un poste d’assistante de conservation dédié à l’Herbier. Véritable joyaux du fenua encore trop peu connu du grand public, l’herbier de Polynésie française sera la vedette des journées du Patrimoine organisées au Musée de Tahiti et des îles, du 18 au 20 septembre prochains...

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Bas les masques !

Bas les masques !
Le spectre de la grève générale qu’a laissé planer l’intersyndicale en début de mois aura eu le mérite de démasquer les autorités. Lors des négociations avec les organisations syndicales et patronales, le Pays et l’État ont dû s’expliquer, sans pouvoir, cette fois, se défiler ; et leurs discours n’ont cessé de changer à propos de leur gestion de la crise Covid, allant jusqu’à se contredire. Après avoir exigé le confinement général de la population et mis l’activité économique à l’arrêt, puis rouvert d’un coup nos frontières pour sauver le tourisme extérieur, on nous dit aujourd’hui que le virus circule et qu’il n’y a plus besoin de multiplier les tests, puisque sa propagation est trop importante. Reste donc à “attendre l’immunité collective et, bien sûr, le vaccin”, voilà le nouveau discours officiel, qui, en parallèle, répète à l’envi que la Polynésie a déployé “l’un des dispositifs de sécurité sanitaire les plus complets au monde (sic)”. Le nombre de cas confirmés liés au coronavirus a franchi la barre des 1 000, les premiers morts ont été annoncés, les foyers de contagion se répandent désormais dans les quartiers populaires, l’économie locale est exsangue et la crise sociale, bien réelle… Notre fenua est passé de Covid-free à free Covid… Tout ça pour ça !
Désormais, au bord du précipice, nul autre choix que de nous endetter davantage pour rebâtir la Polynésie de demain, avec le plan de relance “Cap 2025” concocté dans son coin par M. Rohfritsch, Vice-président et ministre de l’Économie et des finances. Un programme quinquennal, avec une échéance courte de cinq ans, qui semble pourtant trop ambitieux, de l’avis des spécialistes. Mais ce problème ne sera pas celui de Teva, mais celui de son successeur... ayant démissionné le lendemain pour sa course aux sénatoriales 2020 ! Doudou est perdu, et Dodo s’en remet à Macron qui, lui, s’étouffe derrière son masque. Au pays de l’oncle Sam, Donald n’est pas en reste, puisqu’il aurait sciemment minimisé l’épidémie, selon les révélations du journaliste américain Bob Woodward, pour “ne pas faire paniquer la population” et “donner la priorité à l’économie”. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes. Ainsi font, font, font, trois p’tits tours et puis s’en vont…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT