Ici, devant la quasi-impossibilité de régler certains problèmes dus à un usage erroné des mots du vocabulaire français, nous sommes quelques-uns à tenter de trouver un chemin vers des neurones en bon fonctionnement et, si possible, non contaminés par la vanité du pouvoir.
Ah ! Cette vanité ! Quel fichu dispositif de freinage intempestif qui peut rendre soit agressif soit figé dans une indifférence méprisante de la situation inconfortable dans laquelle d’aucuns vous ont plongés en toute bonne conscience. Or rien qu’en sachant lire un dictionnaire, l’on peut très bien comprendre qu’une cour de récréation comprend le terrain où l’on se récrée ; un court de tennis, celui sur lequel les balles sont échangées, mais qu’un cours d’eau est une masse liquide qui se déplace. Relevant du domaine public, cette masse évolue parfois sur des propriétés privées qui demeurent telles tant que l’expropriation en bonne et due forme n’a pas été opérée. C’est pourtant simple à comprendre. Eh bien, non ! Et depuis le statut d’autonomie, tout dialogue sur le sujet est impossible. Souligner ce qui dans une rédaction de 3e de collège serait qualifié d’ânerie équivaut à un crime de lèse-majesté dans notre société. Et nous subissons les réactions de majestés outragées…
Dans d’autres secteurs, c’est pareil, sinon pire. La capacité de résilience des citoyens est mise à rude épreuve face à l’absurde. C’est comme si notre société avait enfanté des fabricants de textes se pensant et comportant en parfaits étrangers à la réalité insulaire et humaine de nos archipels. Il faudrait un Milan Kundera local pour décrire par le menu les innombrables tracasseries kafkaïennes auxquelles le simple citoyen et les entreprises petites et grosses se heur-tent en tentant de survivre sous un tel carcan. Certaines dynamiques parfois en trépassent. Hélas ! Comme s’il y avait une puissante volonté politique de punir toute activité non administrative, non juridique et non comptable.
Conquérir une dignité indépendante des distributions de "sucettes" préélectorales et/ou de sujétion à quelque cacique de connivence, s’inventer entrepreneur est une galère. Car alors interviennent une armée de persécuteurs et persécutrices concoctant des contraintes qu’ils et elles savent parfaitement inapplicables parfois. Mais elles leur offrent ainsi la joie perverse de fabriquer des coupables étonnés de l’être et de jouir du plaisir sadique de sévir grâce à leurs textes foireux. Dommage que certains de nos juristes n’aient pas pu se faire limer les dents crochues et neutraliser le venin ailleurs durant un certain temps avant de nous revenir quelque peu humanisés. Et enfin conscients du fait qu’ils sont au service de la population et non la population au service de leurs caprices d’enfants gâtés trop vite et parfois promus indûment.
Toutefois, ces technocrates n’ont que le pouvoir que nos élus leur donnent. Car avant d’être adoptés, leurs textes effectuent en principe tout un périple de vérifications avant d’être adoptés en conseil des ministres, qui transmet à l’assemblée qui les vote ! ! ! Les lisent-ils seulement ? On peut en douter parfois. Interrogeant un élu de l’assemblée sur un problème posé par un service administratif, l’élu me répond : "OK ! Prenons rendez-vous avec tel dir’ cab’." Comme celui-ci m’avait répondu "si vous n’êtes pas contente, allez au tribunal", j’ai renoncé. Quant au président sollicité, il oriente vers ses services qui justement nous posent problème. À croire qu’ils ont abandonné leur capacité de réflexion aux administratifs du Pays.
Or, s’il est vrai que la bêtise locale ne peut devenir valeur par rapport à une vraie compétence importée, l’importation à grands frais d’incompétents notoires n’améliore en rien notre qualité de vie… Avec un avantage toutefois, les importés ne font que passer. Enfin, en principe.
Pour avoir souvent entendu certains enseignants natifs parler de leurs élèves "les Tahitiens sont comme ci ou comme ça…", il m’est arrivé de penser qu’une ou deux périodes de trois ans chacune, d’enseignement en Métropole et/ou dans un autre département ou territoire d’Outre-mer leur apprendraient que les Tahitiens d’aujourd’hui sont les enfants de leur temps et non des spécimens particuliers d’humanité à "spécificités spécifiques", comme le disait sans rire un discoureur fort écouté. Ras-le-bol des poncifs aussi faux qu’éculés. Tenus en Métropole, ils seraient passibles de poursuites pour
racisme… en toute candeur. Comme s’il s’agissait d’une réalité scientifique ! Et comment ne pas penser à cette institutrice d’origine métropolitaine, épouse d’un Tahitien pure souche, expliquant à David Marae, à la télé : "Les Tahitiens sont des fainéants mais avec un peu de sang chinois, ils deviennent travailleurs." Et personne n’a jamais trouvé à redire à cette monstruosité !
Par ailleurs, une autre institutrice osa souligner dans le carnet de notes d’un de ses élèves issu d’un quartier difficile l’existence d’une exceptionnelle intelligence chez cet enfant. Elle vit arriver des parents en colère : "Nous sommes des Tahitiens pauvres et bêtes comme nos ancêtres païens arriérés. Tu n’as pas le droit de faire croire le contraire à notre fils !" L’impasse ! Comment lutter contre cette falsification de l’Histoire devenue croyance ?
Il m’est arrivé de m’étonner d’entendre des syndicalistes fonctionnaires d’État et indépendantistes se battre bec et ongles pour ne jamais être gérés par les instances locales dans la gestion de leurs budgets salaires et retraites. Surtout pas la CPS, où les instances locales sont souveraines ! Et ce, tout en se drapant dans le pāreu de l’anticolonialisme !
En Métropole, les avocats ont jetées leurs robes professionnelles aux pieds de la ministre de la Justice pour protester contre la réforme des retraites. Ils n’ont pas balancé le Code civil ou pénal qu’ils respectent. Ici, ce sont les manuels scolaires que nos enseignants syndicalistes FO et FSU ont jetés par terre. Que s’est-il donc passé dans les têtes de ces enseignants-là ? Alors que j’exprimais mon indignation, une instit à la retraite m’a paisiblement expliqué que, de toute manière, les ministères métropolitains leur font régulièrement changer et jeter les manuels, aussi coûteux soient-ils. Hum ! Il y a une souffrance quelque part à ce niveau-là.
À la veille des élections municipales annonciatrices d’autres, il serait bon d’interpeller les candidats au pouvoir politique et leur dire que si nous les installons, ce n’est pas pour que des petits persécuteurs non élus nous empoisonnent la vie.
L’ennui est que les candidats semblent tous sortis du même moule. À quand des paroles neuves suivies d’actes de vie ?
Ah ! Cette vanité ! Quel fichu dispositif de freinage intempestif qui peut rendre soit agressif soit figé dans une indifférence méprisante de la situation inconfortable dans laquelle d’aucuns vous ont plongés en toute bonne conscience. Or rien qu’en sachant lire un dictionnaire, l’on peut très bien comprendre qu’une cour de récréation comprend le terrain où l’on se récrée ; un court de tennis, celui sur lequel les balles sont échangées, mais qu’un cours d’eau est une masse liquide qui se déplace. Relevant du domaine public, cette masse évolue parfois sur des propriétés privées qui demeurent telles tant que l’expropriation en bonne et due forme n’a pas été opérée. C’est pourtant simple à comprendre. Eh bien, non ! Et depuis le statut d’autonomie, tout dialogue sur le sujet est impossible. Souligner ce qui dans une rédaction de 3e de collège serait qualifié d’ânerie équivaut à un crime de lèse-majesté dans notre société. Et nous subissons les réactions de majestés outragées…
Dans d’autres secteurs, c’est pareil, sinon pire. La capacité de résilience des citoyens est mise à rude épreuve face à l’absurde. C’est comme si notre société avait enfanté des fabricants de textes se pensant et comportant en parfaits étrangers à la réalité insulaire et humaine de nos archipels. Il faudrait un Milan Kundera local pour décrire par le menu les innombrables tracasseries kafkaïennes auxquelles le simple citoyen et les entreprises petites et grosses se heur-tent en tentant de survivre sous un tel carcan. Certaines dynamiques parfois en trépassent. Hélas ! Comme s’il y avait une puissante volonté politique de punir toute activité non administrative, non juridique et non comptable.
Conquérir une dignité indépendante des distributions de "sucettes" préélectorales et/ou de sujétion à quelque cacique de connivence, s’inventer entrepreneur est une galère. Car alors interviennent une armée de persécuteurs et persécutrices concoctant des contraintes qu’ils et elles savent parfaitement inapplicables parfois. Mais elles leur offrent ainsi la joie perverse de fabriquer des coupables étonnés de l’être et de jouir du plaisir sadique de sévir grâce à leurs textes foireux. Dommage que certains de nos juristes n’aient pas pu se faire limer les dents crochues et neutraliser le venin ailleurs durant un certain temps avant de nous revenir quelque peu humanisés. Et enfin conscients du fait qu’ils sont au service de la population et non la population au service de leurs caprices d’enfants gâtés trop vite et parfois promus indûment.
Toutefois, ces technocrates n’ont que le pouvoir que nos élus leur donnent. Car avant d’être adoptés, leurs textes effectuent en principe tout un périple de vérifications avant d’être adoptés en conseil des ministres, qui transmet à l’assemblée qui les vote ! ! ! Les lisent-ils seulement ? On peut en douter parfois. Interrogeant un élu de l’assemblée sur un problème posé par un service administratif, l’élu me répond : "OK ! Prenons rendez-vous avec tel dir’ cab’." Comme celui-ci m’avait répondu "si vous n’êtes pas contente, allez au tribunal", j’ai renoncé. Quant au président sollicité, il oriente vers ses services qui justement nous posent problème. À croire qu’ils ont abandonné leur capacité de réflexion aux administratifs du Pays.
Or, s’il est vrai que la bêtise locale ne peut devenir valeur par rapport à une vraie compétence importée, l’importation à grands frais d’incompétents notoires n’améliore en rien notre qualité de vie… Avec un avantage toutefois, les importés ne font que passer. Enfin, en principe.
Pour avoir souvent entendu certains enseignants natifs parler de leurs élèves "les Tahitiens sont comme ci ou comme ça…", il m’est arrivé de penser qu’une ou deux périodes de trois ans chacune, d’enseignement en Métropole et/ou dans un autre département ou territoire d’Outre-mer leur apprendraient que les Tahitiens d’aujourd’hui sont les enfants de leur temps et non des spécimens particuliers d’humanité à "spécificités spécifiques", comme le disait sans rire un discoureur fort écouté. Ras-le-bol des poncifs aussi faux qu’éculés. Tenus en Métropole, ils seraient passibles de poursuites pour
racisme… en toute candeur. Comme s’il s’agissait d’une réalité scientifique ! Et comment ne pas penser à cette institutrice d’origine métropolitaine, épouse d’un Tahitien pure souche, expliquant à David Marae, à la télé : "Les Tahitiens sont des fainéants mais avec un peu de sang chinois, ils deviennent travailleurs." Et personne n’a jamais trouvé à redire à cette monstruosité !
Par ailleurs, une autre institutrice osa souligner dans le carnet de notes d’un de ses élèves issu d’un quartier difficile l’existence d’une exceptionnelle intelligence chez cet enfant. Elle vit arriver des parents en colère : "Nous sommes des Tahitiens pauvres et bêtes comme nos ancêtres païens arriérés. Tu n’as pas le droit de faire croire le contraire à notre fils !" L’impasse ! Comment lutter contre cette falsification de l’Histoire devenue croyance ?
Il m’est arrivé de m’étonner d’entendre des syndicalistes fonctionnaires d’État et indépendantistes se battre bec et ongles pour ne jamais être gérés par les instances locales dans la gestion de leurs budgets salaires et retraites. Surtout pas la CPS, où les instances locales sont souveraines ! Et ce, tout en se drapant dans le pāreu de l’anticolonialisme !
En Métropole, les avocats ont jetées leurs robes professionnelles aux pieds de la ministre de la Justice pour protester contre la réforme des retraites. Ils n’ont pas balancé le Code civil ou pénal qu’ils respectent. Ici, ce sont les manuels scolaires que nos enseignants syndicalistes FO et FSU ont jetés par terre. Que s’est-il donc passé dans les têtes de ces enseignants-là ? Alors que j’exprimais mon indignation, une instit à la retraite m’a paisiblement expliqué que, de toute manière, les ministères métropolitains leur font régulièrement changer et jeter les manuels, aussi coûteux soient-ils. Hum ! Il y a une souffrance quelque part à ce niveau-là.
À la veille des élections municipales annonciatrices d’autres, il serait bon d’interpeller les candidats au pouvoir politique et leur dire que si nous les installons, ce n’est pas pour que des petits persécuteurs non élus nous empoisonnent la vie.
L’ennui est que les candidats semblent tous sortis du même moule. À quand des paroles neuves suivies d’actes de vie ?

Edito





























