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Nouvelle-Calédonie : une randonneuse violée sur une route de la côte Est


Vendredi 20 Octobre 2017 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes




Partie sur les sentiers de randonnée de la côte Est pour marcher durant quelques jours, une jeune femme s’est retrouvée isolée face à un homme lundi dernier. Son agresseur, mineur, a été présenté à la justice.
Ce fameux périple qu’elle souhaitait faire seule, entamé il y a moins de dix jours, s’était déroulé sans encombre jusque-là. Mais la quadragénaire croise sur une route de la commune de Poindimié, un jeune homme.
Isolée, et loin de tout, elle se retrouve face à lui, complètement impuissante. Le garçon se montre alors agressif. Elle reçoit plusieurs coups, se fait agresser sexuellement. Puis violer sans qu'elle ne puisse alerter qui que ce soit.
L’homme prend ensuite la fuite, laissant la victime seule, sous le choc. La randonneuse reprend rapidement le dessus et marche une heure durant pour se présenter à la brigade de gendarmerie et raconter ce qu’elle vient de vivre.
Avec la description de l’agresseur, les militaires ne tardent pas à suspecter une personne en particulier. Un jeune homme de la commune. L’enquête est effectuée très rapidement, en moins de 24 heures, le mineur est interpellé et placé en garde à vue, dans la journée de mardi. Interrogé par les gendarmes de la brigade de Poindimié, le garçon reconnaît que c’est bien lui qui a croisé le chemin de la malheureuse. Mercredi soir, il a été renvoyé devant les juges du tribunal correctionnel
pour enfants.

Source : Les Nouvelles Calédoniennes

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2018 : sous le signe des Territoriales

Amateurs d’astrologie, plutôt que de vous plonger dans la lecture de votre signe zodiacal pour tenter d'y trouver des signes rassurants pour votre avenir, soyez plutôt à l’écoute de votre environnement social et professionnel, pour tenter d’influencer votre avenir et celui de vos proches quand, après analyse, vous serez appelés à voter le 22 avril prochain lors du premier tour des élections territoriales. Plutôt que d’essayer de vous rassurer par des écrits de liseurs d'étoiles, essayez plutôt de suivre la bonne. Certes, l’échéance est encore loin, mais mieux vaut prendre son temps en politique pour comprendre les tenants et les aboutissants de chaque élection. Il s’agira de donner la gestion du pays au groupe majoritaire à l’assemblée de Polynésie qui élira notre président.
Cette échéance est en tout cas dans les esprits de tous les hommes politiques du territoire qui ont élaboré leur stratégie depuis déjà quelques mois. Chacun est dans son rôle, la majorité souligne le redressement de l’économie, ses bonnes relations avec l’État, ne manque pas d’ouvrir les robinets d’aides et subventions, comme en atteste la lecture des derniers journaux officiels, et annonce vouloir revoir sa stratégie sociale, dont les effets tardent à être ressentis par les plus démunis ; pire, la fracture sociale ne fait que s’agrandir. L’augmentation des cotisations salariales, l’augmentation de l’abonnement téléphonique et des boîtes postales annoncée pour ce début d’année aura un impact négatif sur ceux qui connaissent des fins de mois difficiles.
Un gros trimestre pour créer de l’emploi, pour sortir quelques centaines de Polynésiens de la précarité, paraît bien court pour tenter de redorer cette mauvaise partie du bilan. L’opposition est bien sûr dans son rôle en dénonçant cette précarité, cette misère. Le Tahoeraa mise sur les vieilles recettes et les annonces pleines d’espoir que sont d’offrir un emploi, une maison et de ramener le bonheur dans les familles. Le Tavini n’innove guère plus en proposant de s’appuyer sur les forces économiques de ce pays pour s’en sortir, tout en faisant table rase de certaines pratiques politiciennes.
D’autres partis et candidats auront le temps de se faire connaître, comme vient de le faire Marcel Tuihani, actuel président de l’assemblée territoriale. Il va tenter de convaincre qu’une énième nouvelle voie est possible, surfant sur le ras-le-bol politique national.
Dans exactement 100 jours, les Polynésiens seront amenés à s’exprimer bulletin à la main pour se prononcer sur leur avenir ; notre vœu pour 2018 est qu’ils soient le plus nombreux possible à le faire.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier