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Nouvelle-Calédonie : vives tensions sur l’île de Maré


Vendredi 6 Novembre 2020 - écrit par Agence France-Presse




Crédit photo : Les Nouvelles Calédoniennes
Crédit photo : Les Nouvelles Calédoniennes
Plusieurs maisons, un gîte touristique et des voitures ont été incendiés sur l’île de Maré en Nouvelle-Calédonie, où plus d’une centaine de personnes est en cours d’évacuation, en raison de violences déclenchées par l’installation controversée d’un pasteur, a-t-on appris, mercredi dernier. À la demande du haut-commissaire de la République, “quatre pelotons de gendarmes mobiles et l’antenne du GIGN” ont été déployés sur place “pour préserver la sécurité des biens et des personnes”. Une personne au moins a été légèrement blessée. Le représentant de l’État en Nouvelle-Calédonie a en outre appelé “chaque partie au calme et à la responsabilité dans le respect de la loi”, après ces exactions qui se sont déroulées entre lundi et mardi dans cette île de l’archipel des Loyauté, de 5 700 habitants. Le conflit a démarré après qu’un étudiant pasteur s’est installé dans des conditions controversées à la tête de la paroisse de la tribu de Roh (nord), déclenchant la colère et la violence d’une partie des habitants. 
Un pasteur ne peut pas s’autoproclamer pasteur d’une paroisse comme ça, c’est ce qui a causé le problème actuel. Seul le comité régional ou le département des ministères est autorisé à le faire”, a déclaré Höcë Var Kaemo, président de l’église protestante de Kanaky-Nouvelle-Calédonie, appelant à l’apaisement. Selon différentes sources, entre 100 et 200 personnes sont en cours d’évacuation de Maré sur Nouméa pour s’y mettre en sécurité alors que le climat demeure tendu sur l’île. “Ils n’ont plus rien chez eux, ils ont tout perdu, on essaie de leur faciliter les choses en apportant un accompagnement moral et en tentant au moins de les rapatrier”, a déclaré Maryline Sinewami, maire de Maré. Une enquête a été ouverte pour destruction volontaire de biens par incendie ou moyen dangereux pour les personnes et violences volontaires avec arme (jets de pierres), a indiqué le parquet de Nouméa. En août 2011, des violences claniques avaient fait quatre morts et une vingtaine de blessés à Maré.  

Source : Agence France-Presse

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“Champions du monde” de Covid : on dit merci qui ?

Après notre titre de "champions d’Outre-mer" lorsque le fenua a réussi l’exploit, le mois dernier, d’être la seule collectivité ultramarine à se voir imposer un couvre-feu, voilà que nous prenons du galon en montant sur la première marche du podium des pays qui enregistrent le taux d’incidence le plus élevé de la planète. Si, si, avec 1 603 cas pour 100 000 habitants (du 29 octobre au 11 novembre 2020), nous sommes devenus "champions du monde" de coronavirus devant Andorre (1 378) et la République tchèque (1 330), selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies ! Le summum de l’aberration a été atteint la semaine dernière quand on a appris que les touristes hexagonaux étaient interdits de… Polynésie. Depuis le reconfinement de la Métropole, le motif dérogatoire touristique qui figure dans l’arrêté du haut-commissaire (en vigueur jusqu’au 16 décembre) n’est en effet plus considéré comme une raison valable. On pourrait croire à une mauvaise blague, mais non, c’est bien la triste réalité.
Nous qui étions “Covid-Free” et misions tout sur le tourisme extérieur pour sauver l’économie locale, on peut dire que c’est ballot ! À vouloir courir plusieurs lièvres à la fois, changer de stratégie et ne pas mettre des contrôles sanitaires stricts lors de la réouverture de nos frontières, les autorités ont perdu sur tous les tableaux et font sombrer notre économie… Les petits commerces mettent la clé sous la porte les uns après les autres, de même que certaines pensions. Par ailleurs, la décision de fermer les salles de sport a suscité l’incompréhension de nombre d’entre nous qui crient à l’incohérence, alors que les lycéens s’entassent dans les classes. Pourquoi ne pas avoir pris des mesures adaptées, comme c’est le cas dans d’autres secteurs ? Surtout que le profil des personnes hospitalisées est une majorité de patients obèses, diabétiques et hypertendus. Le Covid tue les personnes en mauvaise santé, et on empêche les gens de faire du sport et de renforcer leur immunité… C’est d’autant plus aberrant chez nous, avec une partie de la population dite “à risques”. C’est le serpent qui se mord la queue !
Pendant ce temps, le Bureau de veille sanitaire (BVS), en sous-effectif, est quasiment injoignable, tellement il est débordé. Il n’y a aucun contrôle des cas positifs et encore moins de suivi des cas contacts. En changeant de protocole sans réaliser de vraie communication, les autorités ont réussi à embrouiller l’esprit des citoyens, qui ne savent même plus s’ils doivent aller travailler ou rester chez eux lorsqu’ils sont cas contacts. Et on se demande encore comment on a du mal à limiter la propagation du virus ? Nos dirigeants, ici et en Métropole, répètent assumer entièrement leurs responsabilités, mais tous ces morts doivent commencer à devenir pesants !
Si on ne peut plus voir ses amis, ni assister à un événement culturel, ou même faire du sport, il nous reste une seule solution pour éviter la sinistrose : en profiter pour retrouver les plaisirs des sens, les plaisirs de la Vie… Alors, on dit merci qui ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT