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Nouvelle-Zélande : la Première ministre stoïque pendant un séisme en direct


Vendredi 29 Mai 2020 - écrit par Agence France-Presse




Crédit photo : Youtube
Crédit photo : Youtube
Un séisme de magnitude 5,6 a secoué, lundi dernier, l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande, sans que la Première ministre Jacinda Ardern qui donnait une interview en direct à la télévision ne se départisse de son calme. La secousse s’est produite peu avant 8 heures locales (20 heures GMT dimanche), à une profondeur de 52 kilomètres au large de la ville de Levin qui se situe à environ 90 kilomètres au nord de Wellington.
Selon le service néo-zélandais de surveillance sismique GeoNet, il y a eu une quarantaine de répliques. Les secouristes et la police ont indiqué n’avoir pas connaissance de victime ni de dégâts matériels. Il n’y a pas eu d’alerte au tsunami. La secousse a été ressentie jusqu’à Wellington où la chef du gouvernement était interrogée en direct lors d’une émission matinale depuis un bâtiment du parlement conçu pour absorber les forces sismiques en oscillant sur ses fondations.
"Nous sommes en train d’avoir un séisme ici", a-t-elle indiqué au présentateur de l’émission basée à Auckland, bien plus au nord de l’île, tout en regardant rapidement autour d’elle. Puis, souriante, elle a retrouvé sa pleine assurance et a poursuivi l’entretien. L’archipel se trouve à la limite des plaques tectoniques de l’Australie et du Pacifique, zone qui fait partie de la "ceinture de feu" du Pacifique, où jusqu’à 15 000 séismes sont enregistrés chaque année. Mais seulement entre 100 à 150 sont assez forts pour être ressentis.
Un séisme de magnitude 6,3 a fait 185 morts en février 2011 à Christchurch, sur l’île du Sud. En 2016, une secousse de magnitude 7,8 à Kaikoura, sur la côte plus au nord, a été la deuxième plus puissante jamais enregistrée dans le pays.

Source : Agence France-Presse


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Doudou et la “positive attitude”

Doudou et la “positive attitude”
On connaissait déjà le “dîner de cons”, place désormais au “bal des positivons”. Le concept est simple : il s’agit de positiver le plus possible face au Covid-19 et d’adopter l’attitude du “faites ce que je dis, pas ce que je fais”. Et… on a trouvé notre champion : Doudou, bien sûr ! Imbattable à ce petit jeu, il n’a d’abord pas supporté que Taote Raynal lui tienne tête lors des points presse et lui a mis un revers de la main droite pour reprendre la partie de la main gauche. Puis, c’est avec Dodo que cela s’est corsé… Finalement, les cas actifs ont explosé, les morts ont commencé à tomber, alors aux oubliettes la transparence ! Le peuple d’en bas n’a qu’à se contenter de voir défiler des chiffres balancés par le service com’ de la Présidence, avec des carrés épidémiologiques qui changent, sans aucune explication ni commentaire sur tel ou tel décès. Mais c’est lors de son voyage à Paname que Doudou a réussi à décrocher le pompon. Tellement heureux de retrouver Macron et ses copains du gouvernement central, mais aussi de leur présenter ses nouvelles ouailles locales, qu’il en a oublié la distanciation physique et le port correct du masque, avant d’être déclaré positif au Covid-19 à son retour au fenua ! Chapeau l’artiste, la “positive attitude” a payé et même le président français a failli en faire les frais. On n’est pas passé loin du combo parfait, peut-être la prochaine fois.
Il convient de saluer notre héros local, qui, comme le rapporte un communiqué officiel, “conscient de la vivacité de la propagation du virus à Paris (…), a néanmoins pris le risque d’aller à la rencontre des autorités nationales, pour défendre des dossiers vitaux pour la Polynésie”. Cette “mission nécessaire” de Doudou a suscité la risée de nos confrères de la presse écrite. Le Monde, par exemple, va droit au but : “Les élections sénatoriales, qui ont regroupé le 27 septembre à Papeete des grands électeurs venus de toutes les îles, ont pu participer à la diffusion du virus dans les archipels. Malgré les appels à respecter les gestes barrières, beaucoup d’élus se sont embrassés, comme le veulent les coutumes polynésiennes.” D’ailleurs, les ministères et les mairies sont, eux aussi, de plus en plus “positifs” avec une flambée de “covidés” ces dernières semaines. Quant au lycée du Diadème, la plus grosse structure scolaire du fenua (2 300 élèves, 250 profs), il s’est montré si bon élève en la matière que l’établissement a dû fermer ses portes. Et quand on sait que Doudou, censé montrer l’exemple, a assisté, une petite semaine seulement après sa contamination, à la grande fête solennelle pour les 90 ans de Monseigneur Coppenrath, on reste sans voix. De quoi créer de bons gros clusters !
Il nous reste donc plus qu’à “positiver” aussi et guetter le pic épidémique, en espérant que les 60 lits en réanimation du Centre hospitalier suffiront à surmonter cette crise sanitaire interminable. Dans ce “bal des positivons”, Macron reste évidemment le chef d’orchestre suprême. Et il a encore changé le tempo : depuis le 17 octobre, les grandes métropoles françaises sont soumises à un couvre-feu – qui est en réalité un confinement partiel sur le temps libre –, et “la règle des 6” doit être appliquée pendant que les transports en commun sont bondés et que lycéens et étudiants s’entassent dans des classes. “Continuez à travailler comme d’habitude”, nous dit notre cher président, mais sachez-le : “Les plus précaires sont les premières victimes.” Nous voilà prévenus ! On a de plus en plus hâte de le recevoir à domicile à la fin du premier trimestre 2021…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT