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Nouvelle-Zélande : premier cas de coronavirus, une personne rentrée d’Iran


Vendredi 6 Mars 2020 - écrit par Agence France-Presse




Un premier cas du nouveau coronavirus a été confirmé en Nouvelle-Zélande, chez une personne récemment rentrée d’Iran via Bali, ont annoncé, la semaine dernière, les autorités. Cette personne, dont ni l’identité ni le sexe n’ont été précisés, est âgée d’une soixantaine d’années et a été hospitalisée à Auckland.
"Son état s’améliore. Elle est à l’isolement dans une chambre à pression négative pour empêcher la propagation de la maladie", a précisé le ministère néo-zélandais de la Santé dans un communiqué.
Des responsables néo-zélandais ont précisé que cette personne était arrivée à Auckland mercredi. Des médias néo-zélandais rapportent que ce patient est une femme néo-zélandaise.
Ces responsables ont enjoint tous les passagers qui se trouvaient dans le même vol que ce patient, entre Bali et Auckland, de contacter les autorités en cas d’inquiétude sur leur état de santé.
"Bien que nous soyons en présence de notre premier cas de Covid-19, les risques d’une épidémie demeurent faibles", indique le ministère dans le communiqué.
Auparavant, le ministre néo-zélandais de la Santé David Clark avait annoncé des restrictions drastiques pour les voyageurs en provenance d’Iran, similaires à celles en vigueur pour les voyageurs en provenance de Chine.
Une décision qu’il a expliquée par la flambée de contaminations en Iran, où le coronavirus a fait 26 morts, soit le bilan le plus élevé en dehors de la Chine, et en raison du manque de fiabilité des informations émanant de Téhéran.
"La situation en Iran est évidemment préoccupante (...), l’incertitude est grande quant à l’ampleur de l’épidémie et la capacité à la contenir", a-t-il dit aux journalistes.
"Les informations provenant d’Iran semblent en décalage avec ce qui sort d’autres pays en termes de mortalité rapportée au nombre de cas."
Jeudi dernier, l’Iran faisait état d’un total de 245 cas, dont 26 personnes décédées, un ratio particulièrement élevé au regard du bilan mondial, qui est de l’ordre de 2 800 mots pour 81 000 cas.

Source : Agence France-Presse


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Doudou et la “positive attitude”

Doudou et la “positive attitude”
On connaissait déjà le “dîner de cons”, place désormais au “bal des positivons”. Le concept est simple : il s’agit de positiver le plus possible face au Covid-19 et d’adopter l’attitude du “faites ce que je dis, pas ce que je fais”. Et… on a trouvé notre champion : Doudou, bien sûr ! Imbattable à ce petit jeu, il n’a d’abord pas supporté que Taote Raynal lui tienne tête lors des points presse et lui a mis un revers de la main droite pour reprendre la partie de la main gauche. Puis, c’est avec Dodo que cela s’est corsé… Finalement, les cas actifs ont explosé, les morts ont commencé à tomber, alors aux oubliettes la transparence ! Le peuple d’en bas n’a qu’à se contenter de voir défiler des chiffres balancés par le service com’ de la Présidence, avec des carrés épidémiologiques qui changent, sans aucune explication ni commentaire sur tel ou tel décès. Mais c’est lors de son voyage à Paname que Doudou a réussi à décrocher le pompon. Tellement heureux de retrouver Macron et ses copains du gouvernement central, mais aussi de leur présenter ses nouvelles ouailles locales, qu’il en a oublié la distanciation physique et le port correct du masque, avant d’être déclaré positif au Covid-19 à son retour au fenua ! Chapeau l’artiste, la “positive attitude” a payé et même le président français a failli en faire les frais. On n’est pas passé loin du combo parfait, peut-être la prochaine fois.
Il convient de saluer notre héros local, qui, comme le rapporte un communiqué officiel, “conscient de la vivacité de la propagation du virus à Paris (…), a néanmoins pris le risque d’aller à la rencontre des autorités nationales, pour défendre des dossiers vitaux pour la Polynésie”. Cette “mission nécessaire” de Doudou a suscité la risée de nos confrères de la presse écrite. Le Monde, par exemple, va droit au but : “Les élections sénatoriales, qui ont regroupé le 27 septembre à Papeete des grands électeurs venus de toutes les îles, ont pu participer à la diffusion du virus dans les archipels. Malgré les appels à respecter les gestes barrières, beaucoup d’élus se sont embrassés, comme le veulent les coutumes polynésiennes.” D’ailleurs, les ministères et les mairies sont, eux aussi, de plus en plus “positifs” avec une flambée de “covidés” ces dernières semaines. Quant au lycée du Diadème, la plus grosse structure scolaire du fenua (2 300 élèves, 250 profs), il s’est montré si bon élève en la matière que l’établissement a dû fermer ses portes. Et quand on sait que Doudou, censé montrer l’exemple, a assisté, une petite semaine seulement après sa contamination, à la grande fête solennelle pour les 90 ans de Monseigneur Coppenrath, on reste sans voix. De quoi créer de bons gros clusters !
Il nous reste donc plus qu’à “positiver” aussi et guetter le pic épidémique, en espérant que les 60 lits en réanimation du Centre hospitalier suffiront à surmonter cette crise sanitaire interminable. Dans ce “bal des positivons”, Macron reste évidemment le chef d’orchestre suprême. Et il a encore changé le tempo : depuis le 17 octobre, les grandes métropoles françaises sont soumises à un couvre-feu – qui est en réalité un confinement partiel sur le temps libre –, et “la règle des 6” doit être appliquée pendant que les transports en commun sont bondés et que lycéens et étudiants s’entassent dans des classes. “Continuez à travailler comme d’habitude”, nous dit notre cher président, mais sachez-le : “Les plus précaires sont les premières victimes.” Nous voilà prévenus ! On a de plus en plus hâte de le recevoir à domicile à la fin du premier trimestre 2021…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT