L’indépendance, c’est aussi la question à laquelle sont confrontés les électeurs de Nouvelle-Calédonie, soit avec envie, soit avec angoisse. Crédit photo : Julien Sartre
L’’île de Bougainville fait partie de la Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG), mais aurait pu aussi – après les décolonisations – être rattachée aux Salomon. L’exploitation forcenée du cuivre de la mine de Panguna, dont les profits échappaient aux habitants, a provoqué des soulèvements armés réclamant l’indépendance (la mine fut fermée en 1989). Une guérilla dura neuf ans (jusqu’au cessez-le-feu de 1997) et fit au moins 20 000 morts. La paix resta fragile, mais le gouvernement de PNG finit par accorder un statut d’autonomie à l’île. Celle-ci fut longtemps considérée comme l’un des endroits les plus dangereux du monde. Cependant, le processus d’émancipation était à l’œuvre. Un référendum sur l’indépendance (résultats connus le 11 décembre 2019) apporta des résultats incontestables : 98 % de bulletins en faveur de la séparation d’avec la PNG. Si le gouvernement de cette dernière est décidé à respecter le vote, il souhaite aussi contrôler la mise en œuvre de l’indépendance, en raison des idées que cela pourrait donner aux nombreuses régions du pays qui ont aussi des velléités d’autonomie. Le 23 septembre dernier, un ancien chef rebelle, Ishmael Toroama, a été élu président de l’île. Bien conscient des difficultés, il a déclaré : “Je ne vais pas précipiter l’indépendance, mais je vais voir les pouvoirs que nous pouvons obtenir du gouvernement de la PNG.”...
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