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Plus de 1,5 milliard de Fcfp d’aide australienne au Vanuatu


Vendredi 15 Mai 2020 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes




Crédit photo : DR
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L’Australie vient de confirmer son aide à hauteur de 1,7 milliard de vatus (1,54 milliard de Fcfp) afin de permettre au Vanuatu de répondre à la crise sanitaire liée au Covid-19 et cyclone tropical Harold, à l’origine de nombreux dégâts, notamment sur l’île de Santo. Plus d’un milliard de vatus aideront le Vanuatu à répondre aux conséquences économiques et sanitaires de l’épidémie de coronavirus. Il s’agit, à la fois, d’un soutien budgétaire pour la relance économique mais aussi d’équipements et de fournitures médicaux essentiels. Le complément (plus de 600 millions de vatus) consistera en fournitures de secours humanitaire (couvertures, lanternes, abris et kits d’hygiène), en un soutien au gouvernement local, notamment dans le domaine de la santé, de l’éducation et de la police, ainsi qu’en appui ONG internationales et locales et à la Croix-Rouge du Vanuatu.
"L’Australie et Vanuatu sont amis depuis longtemps et nous voulons poursuivre la relation dans le meilleur intérêt de notre peuple", a récemment déclaré le Premier ministre vanuatuais Bob Loughman, cité par nos confères du Vila Times. "L’Australie et le Vanuatu partagent une amitié étroite et de longue date qui s’étend sur quarante ans de relations diplomatiques. Il est renforcé par nos liens de peuple à peuple et soutenu par nos valeurs partagées et notre désir d’une région prospère et sûre", a, pour sa part, assuré Sarah de Zoeten, haut-commissaire australien en poste à Port-Vila.

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"COVID-FREE" : ON SERRE LES FESSES !

La croisière n’amuse vraiment plus ! Alors que la Polynésie a fait le pari de rouvrir notre destination au tourisme international, il aura fallu seulement deux semaines pour qu’un premier cas de Covid-19 soit détecté au fenua, à bord du Paul Gauguin. Avant que la compagnie maritime ne soit informée de la présence d’une croisiériste américaine contaminée et ne décide de rentrer au port de Papeete, le navire a fait escale à Bora Bora où les passagers ont participé à des activités de loisirs, ce qui corse l’affaire et rend impossible la traçabilité exacte des personnes mises en contact. Depuis le 15 juillet, à grand renfort de slogan "Covid-Free", le Pays a décidé d’ouvrir les écoutilles, sans soumettre les visiteurs à une "quarantaine", et l’on peut sérieusement s’interroger sur la pertinence de miser sur le tourisme de masse, et notamment les paquebots où l’on vit à huis clos, quand les pays et territoires voisins du Pacifique ont choisi, eux, de s’isoler et de protéger leurs populations.
Force est de constater que le dispositif mis en place a des failles, même si l’on persiste à nous faire croire le contraire. C’est pourquoi le Pays et l’État ont annoncé l’instauration d’une troisième "barrière" de contrôle, pour les croisiéristes uniquement : en plus du test de moins de 72 heures avant l’embarquement vers la Polynésie et de l’auto-test au quatrième jour (sans oublier la fiche de suivi du voyage sur la plateforme Etis pour les visiteurs extérieurs), toute personne souhaitant monter à bord d’un navire devra effectuer un examen supplémentaire le jour-même, qui sera pris en charge par le gouvernement. En revanche, ni le haut-commissaire ni le président de la Polynésie ne songent à imposer un confinement à l’arrivée des touristes internationaux avant le résultat de leur auto-test au quatrième jour, "sinon ils ne viendraient pas"… De même, un dépistage à plus grande échelle pour la population n’est pas à l’ordre du jour. "On n’en a pas besoin parce que le virus ne circule pas", considère ainsi Hervé Varet, directeur de l’Institut Louis Malardé.
Aujourd’hui, près de 15 000 emplois sont en effet menacés, essentiellement dans le secteur du tourisme, tandis que de plus en plus de fare tournent au café-pain-beurre. En outre, "le Pays n’a pas les moyens financiers nécessaires pour continuer à soutenir" le monde du travail "à moyen terme", a concédé Édouard Fritch, d’où l’emprunt de 28,6 milliards de Fcfp (la moitié de nos besoins financiers réels) à l’État français, amortissable sur vingt-cinq ans. Mais, pour pallier la crise économique, on n’a donc pas d’autre choix que de parier sur notre bonne étoile ? Serait-on en train de jouer à la roulette russe sous nos tropiques ? Surtout qu’un deuxième cas de coronavirus a été décelé, lundi soir, chez un personnel naviguant d’Air Tahiti Nui, à quelques jours de la rentrée scolaire… Les autorités essaient de nous rassurer, mais en réalité on croise tous les doigts et on serre les fesses ! Que faire d’autre ? Prier peut-être ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.
Dominique Schmitt

Dominique SCHMITT