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Quatre pays sud-américains s’allient contre la pêche illégale dans le Pacifique


Vendredi 6 Novembre 2020 - écrit par Agence France-Presse




Crédit photo : Greenpeace
Crédit photo : Greenpeace
Quatre pays sud-américains ont annoncé qu’ils allaient collaborer pour lutter contre la pêche illégale, après qu’a été signalée la présence d’embarcations étrangères ces derniers mois dans les eaux internationales du Pacifique. Dans une déclaration commune, le Chili, le Pérou, l’Équateur et la Colombie, qui ont une côte sur le Pacifique et y possèdent des zones exclusives de pêche, ont fait part de “leur ferme volonté de prendre des mesures pour prévenir, décourager et faire face conjointement aux activités de pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN)”. Les quatre pays expriment notamment leur préoccupation après le signalement d’une flotte de navires étrangers s’adonnant à la pêche illégale en haute mer, à la limite de leur juridiction maritime. Si la déclaration ne mentionne pas l’origine des chalutiers, plusieurs ONG de défense de l’environnement comme Greenpeace ou Oceana ont souligné qu’il s’agissait de bateaux battant pavillon chinois. 
Les quatre pays soulignent que cette pêche illégale “menace l’environnement et l’utilisation durable des ressources halieutiques du milieu marin, au-delà des zones maritimes sous juridiction nationale”, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères chilien. Les signataires souhaitent améliorer “la coopération et l’échange d’information en temps réel” pour pouvoir fournir des preuves de cette pêche illégale. En juillet, l’Équateur avait exprimé son “malaise” à Pékin face à la présence controversée de plus de 260 bateaux chinois à proximité des îles Galápagos, réserve marine connue pour ses tortues géantes et sous souveraineté équatorienne. La Chine avait annoncé dans la foulée une interdiction de pêche en haute mer à l’ouest de la réserve des îles Galápagos de septembre à novembre 2020. Selon l’ONG internationale Oceana, après cette interdiction, les bateaux chinois ont mis cap vers le sud, à proximité des zones économiques exclusives péruviennes et chiliennes.

Source : Agence France-Presse

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“Champions du monde” de Covid : on dit merci qui ?

Après notre titre de "champions d’Outre-mer" lorsque le fenua a réussi l’exploit, le mois dernier, d’être la seule collectivité ultramarine à se voir imposer un couvre-feu, voilà que nous prenons du galon en montant sur la première marche du podium des pays qui enregistrent le taux d’incidence le plus élevé de la planète. Si, si, avec 1 603 cas pour 100 000 habitants (du 29 octobre au 11 novembre 2020), nous sommes devenus "champions du monde" de coronavirus devant Andorre (1 378) et la République tchèque (1 330), selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies ! Le summum de l’aberration a été atteint la semaine dernière quand on a appris que les touristes hexagonaux étaient interdits de… Polynésie. Depuis le reconfinement de la Métropole, le motif dérogatoire touristique qui figure dans l’arrêté du haut-commissaire (en vigueur jusqu’au 16 décembre) n’est en effet plus considéré comme une raison valable. On pourrait croire à une mauvaise blague, mais non, c’est bien la triste réalité.
Nous qui étions “Covid-Free” et misions tout sur le tourisme extérieur pour sauver l’économie locale, on peut dire que c’est ballot ! À vouloir courir plusieurs lièvres à la fois, changer de stratégie et ne pas mettre des contrôles sanitaires stricts lors de la réouverture de nos frontières, les autorités ont perdu sur tous les tableaux et font sombrer notre économie… Les petits commerces mettent la clé sous la porte les uns après les autres, de même que certaines pensions. Par ailleurs, la décision de fermer les salles de sport a suscité l’incompréhension de nombre d’entre nous qui crient à l’incohérence, alors que les lycéens s’entassent dans les classes. Pourquoi ne pas avoir pris des mesures adaptées, comme c’est le cas dans d’autres secteurs ? Surtout que le profil des personnes hospitalisées est une majorité de patients obèses, diabétiques et hypertendus. Le Covid tue les personnes en mauvaise santé, et on empêche les gens de faire du sport et de renforcer leur immunité… C’est d’autant plus aberrant chez nous, avec une partie de la population dite “à risques”. C’est le serpent qui se mord la queue !
Pendant ce temps, le Bureau de veille sanitaire (BVS), en sous-effectif, est quasiment injoignable, tellement il est débordé. Il n’y a aucun contrôle des cas positifs et encore moins de suivi des cas contacts. En changeant de protocole sans réaliser de vraie communication, les autorités ont réussi à embrouiller l’esprit des citoyens, qui ne savent même plus s’ils doivent aller travailler ou rester chez eux lorsqu’ils sont cas contacts. Et on se demande encore comment on a du mal à limiter la propagation du virus ? Nos dirigeants, ici et en Métropole, répètent assumer entièrement leurs responsabilités, mais tous ces morts doivent commencer à devenir pesants !
Si on ne peut plus voir ses amis, ni assister à un événement culturel, ou même faire du sport, il nous reste une seule solution pour éviter la sinistrose : en profiter pour retrouver les plaisirs des sens, les plaisirs de la Vie… Alors, on dit merci qui ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT