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Société : "Ces affrontements ne sont pas de nature à nous inquiéter"


Vendredi 8 Mars 2019 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes




Les bagarres survenues en fin de semaine devant trois lycées du Grand Nouméa n’auraient rien à voir avec les rixes de 2017, estiment établissements scolaires et autorités. La vigilance reste de mise.
"Nous avons dû gérer de petites bagarres qui n’ont rien à voir avec celles de 2017. Ces affrontements ne sont pas aujourd’hui de nature à nous inquiéter." Pour César Lizurey, commandant de la compagnie de gendarmerie de Nouméa et des îles Loyauté, si une vigilance doit être maintenue autour des établissements scolaires en cette période de rentrée, les bagarres survenues en fin de semaine devant les lycées Jules-Garnier (Nouméa) et du Mont-Dore, tiendraient plus de "l’acte isolé" que de la rixe générale. Le week-end aurait d’ailleurs été, selon lui, "moins violent" qu’attendu. "Les vacances avaient apaisé les esprits, la rentrée a remis ensemble des groupes antagonistes."
Les altercations, dont les raisons varient, auront tout de même impliqué jets de pierre et grenades lacrymogènes devant le lycée nouméen, mobilisant des parents inquiets de voir revenir les affrontements. Ils relativisent aujourd’hui. "La violence a beaucoup diminué, il y a eu de nombreux échanges. On rappelle chaque année aux parents qu’il ne faut pas lâcher l’éducation de leurs enfants parce qu’ils sont grands, mais on ne peut pas être partout", pose Amélie Tanifatea, vice-présidente de l’APE de Jules-Garnier, qui salue une équipe encadrante volontaire. "Nous menons une politique de bienveillance et de fermeté. Nous avons fait ce qu’il faut vendredi et dimanche soir à l’internat. Des mesures ont déjà été prises, confirme Michel Lehoullier, le proviseur. Nous avons fait en sorte que tout soit apaisé et que les auteurs des faits soient identifiés et sanctionnés."

Source : Les Nouvelles Calédoniennes

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"Tahiti paradis"

Des premiers explorateurs à aujourd’hui, le mythe du "Tahiti paradis" n’a pas beaucoup vieilli, il a plutôt changé de sens. De la beauté des îles, des lagons, des populations qui ont fait la réputation mondiale de la destination depuis plus de deux siècles – et qui en sont encore le principal moteur économique interne –, on est passé à un Eldorado d’une toute autre nature : celui des margoulins de tout poil et de tout horizon. Petit "pays", qui fait figure de riche dans un bassin géographique qui n’a pas encore livré toutes ses richesses, la Polynésie française a souvent été la cible d’hommes et de projets plus que douteux. À croire qu’elle n’a déjà pas assez affaire avec ceux qui y vivent…

Les vendeurs de couvertures chauffantes ont fait place à d’autres vendeurs, bien plus avisés et plus ambitieux. Je me souviens de ce projet d’une course internationale de voiliers – qui n’attirerait que des grands noms (!) – qui a fait flop, à la fin des années 1980. Mais ceci n’est rien en comparaison de ceux qui sont à deux doigts de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. À l’instar des promoteurs des "Îles flottantes", qui ont bien failli réussir leur coup (coût ?). Le gouvernement avait mordu à l’hameçon, avant de le recracher sous la pression populaire. À notre connaissance, et depuis ce désistement, les "Îles flottantes" n’ont toujours pas trouvé un lieu d’amarrage… Surprenant, pour un projet si novateur, non… ? Il faut croire qu’ailleurs dans le monde, on est un peu plus regardant.

Entre ce projet de milliardaires américains, et celui du financement du "Village tahitien" (version Flosse) par un milliardaire arabe, repoussé par le vote de la population, il faut déduire que c’est elle qui détient le bon sens. C’est peut-être pour cette raison qu’elle se montre sceptique quant aux projets plus ou moins avancés que sont le projet aquacole de Hao, dont les rendez-vous avec les investisseurs chinois ne cessent d’être repoussés, ou celui du "Village tahitien" version Fritch, dont la date des 200 jours pour la signature du protocole vient d’être dépassée. Les investisseurs néo-zélandais et samoans ne seraient-ils plus les hommes de la situation ? On n’ose croire que le maintien de Samoa sur la liste noire de l’Union européenne des paradis fiscaux y soit pour quelque chose... Il semble que les garanties financières ne soient pas au rendez-vous. On aurait certainement dû et pu se montrer plus regardant sur cet aspect lors de la candidature.

Mais à Tahiti, au paradis, on a tendance à faire un peu trop confiance et, parfois même, à n’importe qui. Vous ne me croyez pas ? Je vous invite à lire le sujet édifiant (voir page 6) sur une société condamnée en 2017 et pour laquelle le Pays offre son soutien !

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier

Luc Ollivier