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Tehina, l’amoureux de la peinture


Vendredi 4 Septembre 2020 - écrit par Riccardo Pineri


En paraphrasant le médecin anatomiste Bichat pour qui la vie est “l’ensemble des fonctions qui résistent à la mort”, on peut affirmer que les arts véritables sont l’ensemble de créations qui résistent à la mort de l’esprit, à l’uniformisation des langages et des signes, à la confusion du bruit et de la musique, des couleurs et des tags, dans l’affirmation banale que tout est bien parce qu’il existe, tout simplement.



La peinture de Tehina est un éloge de la vie qui s’éloigne, du monde populaire qui avait encore ses représentants, même dans les îles il n’y a pas si longtemps, dans les couches marginales de la société, dans les musiciens de rue, dans les saltimbanques avant qu’ils ne deviennent des fonctionnaires intermittents du spectacle, salariés aux trente-cinq heures syndicales ou SDF souvent attirés par la violence.
C’est une humanité pleine de douceur figurative que celle des tableaux de Tehina, aux antipodes de la figure dominante de la culture contemporaine de l’onanisme narcissique du selfie chez les nouvelles générations et la nouvelle bourgeoisie écomondialisée...

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Bas les masques !

Bas les masques !
Le spectre de la grève générale qu’a laissé planer l’intersyndicale en début de mois aura eu le mérite de démasquer les autorités. Lors des négociations avec les organisations syndicales et patronales, le Pays et l’État ont dû s’expliquer, sans pouvoir, cette fois, se défiler ; et leurs discours n’ont cessé de changer à propos de leur gestion de la crise Covid, allant jusqu’à se contredire. Après avoir exigé le confinement général de la population et mis l’activité économique à l’arrêt, puis rouvert d’un coup nos frontières pour sauver le tourisme extérieur, on nous dit aujourd’hui que le virus circule et qu’il n’y a plus besoin de multiplier les tests, puisque sa propagation est trop importante. Reste donc à “attendre l’immunité collective et, bien sûr, le vaccin”, voilà le nouveau discours officiel, qui, en parallèle, répète à l’envi que la Polynésie a déployé “l’un des dispositifs de sécurité sanitaire les plus complets au monde (sic)”. Le nombre de cas confirmés liés au coronavirus a franchi la barre des 1 000, les premiers morts ont été annoncés, les foyers de contagion se répandent désormais dans les quartiers populaires, l’économie locale est exsangue et la crise sociale, bien réelle… Notre fenua est passé de Covid-free à free Covid… Tout ça pour ça !
Désormais, au bord du précipice, nul autre choix que de nous endetter davantage pour rebâtir la Polynésie de demain, avec le plan de relance “Cap 2025” concocté dans son coin par M. Rohfritsch, Vice-président et ministre de l’Économie et des finances. Un programme quinquennal, avec une échéance courte de cinq ans, qui semble pourtant trop ambitieux, de l’avis des spécialistes. Mais ce problème ne sera pas celui de Teva, mais celui de son successeur... ayant démissionné le lendemain pour sa course aux sénatoriales 2020 ! Doudou est perdu, et Dodo s’en remet à Macron qui, lui, s’étouffe derrière son masque. Au pays de l’oncle Sam, Donald n’est pas en reste, puisqu’il aurait sciemment minimisé l’épidémie, selon les révélations du journaliste américain Bob Woodward, pour “ne pas faire paniquer la population” et “donner la priorité à l’économie”. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes. Ainsi font, font, font, trois p’tits tours et puis s’en vont…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT