Véritable "femme engagée, femme enragée", Titaua Peu a été piquée par le besoin d’écrire dès l’adolescence. Étudiante en philosophie à Paris, la littérature l’accompagne partout dans la Ville-lumière. Elle découvre tant de combats relatés dans les livres. Combats qui, pour être ceux de son peuple, deviennent siens. Elle y trouve l’inspiration et la force de mener à bien ses propres batailles une fois de retour au fenua. Chose promise, chose due : Titaua Peu ne pourra que prendre la plume pour agir et dénoncer les maux dont souffrent en silence trop d’oubliés pour tenter de les diagnostiquer par les mots. Un exercice tout aussi hasardeux que douloureux et pourtant, libérateur.
L’écriture, seul exutoire possible
D’abord à La Dépêche de Tahiti puis aux Nouvelles de Tahiti, c’est sous l’angle journalistique qu’elle s’engage. Toujours plus "indignée", rapidement à l’étroit face à l’étau journalistique éconduit par une chape de plomb touchant la profession, c’est spontanément qu’elle passe à l’action avec son premier manifeste, Mutismes, paru en 2003 (éditions Haere Pō). "Ce livre, c’est un ...
Pout lire l'intégralité de cet Article, commandez Tahiti Pacifique n° 361 en cliquant ICI
L’écriture, seul exutoire possible
D’abord à La Dépêche de Tahiti puis aux Nouvelles de Tahiti, c’est sous l’angle journalistique qu’elle s’engage. Toujours plus "indignée", rapidement à l’étroit face à l’étau journalistique éconduit par une chape de plomb touchant la profession, c’est spontanément qu’elle passe à l’action avec son premier manifeste, Mutismes, paru en 2003 (éditions Haere Pō). "Ce livre, c’est un ...
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"Pina"
"Il y a des quartiers qui ne défrayent jamais la chronique. Tenaho est un de ceux-là. Situé à l’est de Papeete, à Pirae très exactement, il est presque confidentiel. (…) À Tenaho, les gens se souviennent de la famille T. Une famille aux très nombreux enfants. À la misère ni plus ni moins insoutenable que celle d’une autre mais aux coups du sort innombrables. À la destinée enfin, qui a dépassé tous les pronostiques."
K.-O., 2e round. Si avec son premier roman Mutismes (éditions Haere Pō, 2003), Titaua Peu devenait la plus jeune femme polynésienne à prendre la plume pour "briser le mur du silence" qui nécrose nombre de foyers polynésiens, responsable de tant de conflits, de violences et de frustrations, elle n’est pourtant pas arrivée au bout de ses peines. Avec Pina, voici le retour d’une grande voix de la littérature qui hurle désormais face à l’immobilisme d’une société quasiment inchangée, où les conflits, les tabous et les violences sont toujours aussi insoutenables. Pis, ils suintent encore plus, sont visibles à chaque coin de rue. C’est sous la plume de Titaua Peu que naît une myriade de personnages qui donnent à voir une société polynésienne sans filtre, loin des itinéraires touristiques aseptisés. Symbole d’une nouvelle génération d’écrivains polynésiens, malgré son refus d’assimilation et son côté inclassable, elle signe à nouveau un manifeste tout aussi éloquent qu’incontournable, véritable étendard de "l’autre Polynésie".
Auteur : Titaua Peu
Éditions : Au Vent des îles
210 x 130 mm – 368 pages
Prix : 2 500 Fcfp
Découvrez un extrait sur le site > Calaméo <
"Il y a des quartiers qui ne défrayent jamais la chronique. Tenaho est un de ceux-là. Situé à l’est de Papeete, à Pirae très exactement, il est presque confidentiel. (…) À Tenaho, les gens se souviennent de la famille T. Une famille aux très nombreux enfants. À la misère ni plus ni moins insoutenable que celle d’une autre mais aux coups du sort innombrables. À la destinée enfin, qui a dépassé tous les pronostiques."
K.-O., 2e round. Si avec son premier roman Mutismes (éditions Haere Pō, 2003), Titaua Peu devenait la plus jeune femme polynésienne à prendre la plume pour "briser le mur du silence" qui nécrose nombre de foyers polynésiens, responsable de tant de conflits, de violences et de frustrations, elle n’est pourtant pas arrivée au bout de ses peines. Avec Pina, voici le retour d’une grande voix de la littérature qui hurle désormais face à l’immobilisme d’une société quasiment inchangée, où les conflits, les tabous et les violences sont toujours aussi insoutenables. Pis, ils suintent encore plus, sont visibles à chaque coin de rue. C’est sous la plume de Titaua Peu que naît une myriade de personnages qui donnent à voir une société polynésienne sans filtre, loin des itinéraires touristiques aseptisés. Symbole d’une nouvelle génération d’écrivains polynésiens, malgré son refus d’assimilation et son côté inclassable, elle signe à nouveau un manifeste tout aussi éloquent qu’incontournable, véritable étendard de "l’autre Polynésie".
Auteur : Titaua Peu
Éditions : Au Vent des îles
210 x 130 mm – 368 pages
Prix : 2 500 Fcfp
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