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Transports aériens : Le ciel calédonien sera fermé jusqu’au 31 juillet


Vendredi 29 Mai 2020 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes




Crédit photo : Thierry Perron/LNC
Crédit photo : Thierry Perron/LNC
Le gouvernement a pris un arrêté qui limite drastiquement les transports aériens pendant deux mois de plus. Il n’y aura, comme actuellement, que deux vols par semaine vers Tokyo, et deux par semaine vers Sydney, avec obligation de confinement pendant 14 jours à l’hôtel, puis pendant une semaine supplémentaire. Le gouvernement calédonien vient de reconduire pour deux mois la fermeture du ciel et la mise sous cloche de la Nouvelle-Calédonie. La fermeture des vols commerciaux classiques était intervenue pour la première fois le 20 mars dernier, juste avant le second tour avorté des élections municipales. Un arrêté avait été pris le 1er avril et devait durer jusqu’au 31 mai. Décision a donc été prise de reconduire la mesure pour deux mois, quitte à adapter les choses en fonction de l’évolution de la situation sanitaire (confinement extérieur plus court pour les optimistes, ou bien reconduction au-delà du 31 juillet pour les pessimistes).
Dans ce processus de décision, le gouvernement calédonien n’intervient pas seul. Il doit forcément tenir compte de la situation internationale et de l’attitude adoptée par les différents pays de destination ou de provenance. Concrètement, à ce stade, les seuls vols opérés au départ ou à destination de La Tontouta sont deux à
trois liaisons hebdomadaires vers Tokyo, destinées essentiellement aux cas d’urgence (en temps normal, il y a un vol par jour). Sont également maintenues deux rotations hebdomadaires vers Sydney, principalement destinées au transport de fret. Cela tient au fait que la quasi-totalité des personnes qui demandaient à être rapatriées d’Australie ont pu l’être. Les seuls passagers sont ceux qui partent de Calédonie.
Il y a aussi des liaisons sporadiques avec Wallis et Futuna. Distanciation sociale oblige, dans les A330Neo, le nombre de passagers est limité à 131 personnes au lieu de 291. Dans les A320, il est d’une cinquantaine de passagers sur un potentiel de 148 sièges. Cette situation est évidemment financièrement extrêmement difficile tant pour Aircalin que pour l’aéroport de Tontouta, sans compter les autres compagnies de la région qui ont déjà procédé pour certaines à des licenciements et (ou) des réductions de salaires pour certaines, comme à Fidji ou en Nouvelle-Zélande. Aircalin s’attend à une chute d’activité de 80 % sur l’année 2020, et un retour à la normale pas avant trois ans.

Source : Les Nouvelles Calédoniennes


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Doudou et la “positive attitude”

Doudou et la “positive attitude”
On connaissait déjà le “dîner de cons”, place désormais au “bal des positivons”. Le concept est simple : il s’agit de positiver le plus possible face au Covid-19 et d’adopter l’attitude du “faites ce que je dis, pas ce que je fais”. Et… on a trouvé notre champion : Doudou, bien sûr ! Imbattable à ce petit jeu, il n’a d’abord pas supporté que Taote Raynal lui tienne tête lors des points presse et lui a mis un revers de la main droite pour reprendre la partie de la main gauche. Puis, c’est avec Dodo que cela s’est corsé… Finalement, les cas actifs ont explosé, les morts ont commencé à tomber, alors aux oubliettes la transparence ! Le peuple d’en bas n’a qu’à se contenter de voir défiler des chiffres balancés par le service com’ de la Présidence, avec des carrés épidémiologiques qui changent, sans aucune explication ni commentaire sur tel ou tel décès. Mais c’est lors de son voyage à Paname que Doudou a réussi à décrocher le pompon. Tellement heureux de retrouver Macron et ses copains du gouvernement central, mais aussi de leur présenter ses nouvelles ouailles locales, qu’il en a oublié la distanciation physique et le port correct du masque, avant d’être déclaré positif au Covid-19 à son retour au fenua ! Chapeau l’artiste, la “positive attitude” a payé et même le président français a failli en faire les frais. On n’est pas passé loin du combo parfait, peut-être la prochaine fois.
Il convient de saluer notre héros local, qui, comme le rapporte un communiqué officiel, “conscient de la vivacité de la propagation du virus à Paris (…), a néanmoins pris le risque d’aller à la rencontre des autorités nationales, pour défendre des dossiers vitaux pour la Polynésie”. Cette “mission nécessaire” de Doudou a suscité la risée de nos confrères de la presse écrite. Le Monde, par exemple, va droit au but : “Les élections sénatoriales, qui ont regroupé le 27 septembre à Papeete des grands électeurs venus de toutes les îles, ont pu participer à la diffusion du virus dans les archipels. Malgré les appels à respecter les gestes barrières, beaucoup d’élus se sont embrassés, comme le veulent les coutumes polynésiennes.” D’ailleurs, les ministères et les mairies sont, eux aussi, de plus en plus “positifs” avec une flambée de “covidés” ces dernières semaines. Quant au lycée du Diadème, la plus grosse structure scolaire du fenua (2 300 élèves, 250 profs), il s’est montré si bon élève en la matière que l’établissement a dû fermer ses portes. Et quand on sait que Doudou, censé montrer l’exemple, a assisté, une petite semaine seulement après sa contamination, à la grande fête solennelle pour les 90 ans de Monseigneur Coppenrath, on reste sans voix. De quoi créer de bons gros clusters !
Il nous reste donc plus qu’à “positiver” aussi et guetter le pic épidémique, en espérant que les 60 lits en réanimation du Centre hospitalier suffiront à surmonter cette crise sanitaire interminable. Dans ce “bal des positivons”, Macron reste évidemment le chef d’orchestre suprême. Et il a encore changé le tempo : depuis le 17 octobre, les grandes métropoles françaises sont soumises à un couvre-feu – qui est en réalité un confinement partiel sur le temps libre –, et “la règle des 6” doit être appliquée pendant que les transports en commun sont bondés et que lycéens et étudiants s’entassent dans des classes. “Continuez à travailler comme d’habitude”, nous dit notre cher président, mais sachez-le : “Les plus précaires sont les premières victimes.” Nous voilà prévenus ! On a de plus en plus hâte de le recevoir à domicile à la fin du premier trimestre 2021…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT