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AUTORITÉ POLYNÉSIENNE DE LA CONCURRENCE - Jacques Mérot plaide une "situation financière précaire", le TA n'est pas dupe : il est débouté !

AUTORITÉ POLYNÉSIENNE DE LA CONCURRENCE - Jacques Mérot plaide une "situation financière précaire", le TA n'est pas dupe : il est débouté !
La requête de l’ancien président de l’Autorité polynésienne de la concurrence (APC), qui contestait sa démission d’office, a été rejetée, le 17 août dernier, par le tribunal administratif (TA).

Jacques Mérot souhaitait sa réintégration dans ses fonctions par un référé s’appuyant sur "l’urgence" de sa demande, ainsi que sur "le doute sérieux quant à la légalité des décisions contestées", qui "le privent de l'intégralité de sa rémunération (2,3 millions de Fcfp par mois, ndlr) à compter de leur prise d'effet, le 4 août 2020". Et son avocat d’argumenter : "Elles le placent dans une situation financière précaire, tant qu’il ne se trouve pas réintégré dans son corps d'origine. La pension de retraite de son épouse est limitée à un montant de 247 905 Fcfp. Ils supportent d’importantes charges mensuelles incompressibles tenant à la scolarité de leur fils étudiant et au remboursement des emprunts souscrits pour l’acquisition de trois appartements. Ces décisions portent atteinte à son honneur et sa réputation professionnels."

L’ex-président de l’APC ne manque pas d'air ! Désavoué par son propre collège et fustigé par la presse spécialisée pour "manque d’impartialité" et "violation du principe de séparation des pouvoirs entre les fonctions de jugement et celles d’instruction" dans plusieurs dossiers, M. Mérot se plaint de la baisse de son train de vie et il faudrait s’apitoyer alors qu'il va bénéficier d'un "parachute doré" en touchant désormais 800 000 Fcfp par mois ? On croit rêver…

"Il est constant que M. Mérot ne sera pas, comme il le soutient, privé de rémunération"

Sa plaidoirie n’a pas convaincu, non plus, le nouveau président du tribunal administratif, d’autant que M. Mérot lui a servi un double discours en essayant de le persuader qu’il était "à la rue" alors qu’il possède justement trois biens immobiliers, dont certains sont en location. Il constate : "D’une part, il ressort des pièces du dossier que les autorités de la Polynésie française ont placé l’intéressé en congé annuel jusqu’au 24 août puis en congés administratifs jusqu’au 24 octobre 2020, en lui assurant durant cette dernière période le maintien de la rémunération correspondant à son grade, jusqu’à la fin de son détachement et sa réintégration auprès des services de la Cour des comptes. Dans ces conditions et sans qu’il y ait lieu de s’interroger en l’état sur la légalité de ces décisions de mises en congés, il est constant que M. M. ne sera pas, comme il le soutient, privé de rémunération. D’autre part, il ressort également des pièces du dossier que M. M., étant notamment démissionné d’office par décision unanime des membres du collège de l’Autorité polynésienne de la concurrence, la Polynésie française est fondée à soutenir que la suspension des décisions attaquées et son retour à la tête de cette institution en affecterait gravement le fonctionnement."

Pour finir, Jacques Mérot a essayé une énième fois de jouer les victimes en parlant des articles de Tahiti Pacifique comme s’inscrivant dans une campagne de presse dénigrante à son égard. Nous le remercions pour le coup de pub, et rappelons que nous nous évertuons simplement à faire toute la lumière sur l’actualité et faire bouger les lignes. Aujourd'hui, l'APC peut enfin travailler en toute quiétude, au service des consommateurs polynésiens.





Bas les masques !

Bas les masques !
Le spectre de la grève générale qu’a laissé planer l’intersyndicale en début de mois aura eu le mérite de démasquer les autorités. Lors des négociations avec les organisations syndicales et patronales, le Pays et l’État ont dû s’expliquer, sans pouvoir, cette fois, se défiler ; et leurs discours n’ont cessé de changer à propos de leur gestion de la crise Covid, allant jusqu’à se contredire. Après avoir exigé le confinement général de la population et mis l’activité économique à l’arrêt, puis rouvert d’un coup nos frontières pour sauver le tourisme extérieur, on nous dit aujourd’hui que le virus circule et qu’il n’y a plus besoin de multiplier les tests, puisque sa propagation est trop importante. Reste donc à “attendre l’immunité collective et, bien sûr, le vaccin”, voilà le nouveau discours officiel, qui, en parallèle, répète à l’envi que la Polynésie a déployé “l’un des dispositifs de sécurité sanitaire les plus complets au monde (sic)”. Le nombre de cas confirmés liés au coronavirus a franchi la barre des 1 000, les premiers morts ont été annoncés, les foyers de contagion se répandent désormais dans les quartiers populaires, l’économie locale est exsangue et la crise sociale, bien réelle… Notre fenua est passé de Covid-free à free Covid… Tout ça pour ça !
Désormais, au bord du précipice, nul autre choix que de nous endetter davantage pour rebâtir la Polynésie de demain, avec le plan de relance “Cap 2025” concocté dans son coin par M. Rohfritsch, Vice-président et ministre de l’Économie et des finances. Un programme quinquennal, avec une échéance courte de cinq ans, qui semble pourtant trop ambitieux, de l’avis des spécialistes. Mais ce problème ne sera pas celui de Teva, mais celui de son successeur... ayant démissionné le lendemain pour sa course aux sénatoriales 2020 ! Doudou est perdu, et Dodo s’en remet à Macron qui, lui, s’étouffe derrière son masque. Au pays de l’oncle Sam, Donald n’est pas en reste, puisqu’il aurait sciemment minimisé l’épidémie, selon les révélations du journaliste américain Bob Woodward, pour “ne pas faire paniquer la population” et “donner la priorité à l’économie”. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes. Ainsi font, font, font, trois p’tits tours et puis s’en vont…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT