Cinq ans plus tard, en 1990, F. Mitterrand vint cette fois à Papeete pour répondre à l’invitation du maire et rencontra la population. Crédit photo : D. Margueron
F. Mitterrand connaissait bien les responsables politiques de la Polynésie. Pour le meilleur et pour le pire. On a beaucoup glosé sur la versatilité des élus du fenua, mais sous la Quatrième République, le futur président de la République avait lui-même adopté des attitudes contradictoires. D’abord soucieux d’obtenir des succès politiques que la métropole semblait lui refuser (son petit parti, l’Union démocratique et socialiste de la Résistance ou UDSR pesait peu), il s’intéressa à l’Outre-mer et chercha à créer des fédérations qui l’appuieraient en premier lieu pour dominer son parti et faire de celui-ci un élément qui compterait dans la politique nationale. Les premiers députés des ÉFO (le pasteur Charles Vernier, voir n° 431 de TPM, et Georges Ahnne) et le sénateur Lassalle-Séré étaient affiliés à l’UDSR au Parlement. F. Mitterrand rencontra le maire de Papeete, Alfred Poroi, et cela permit la création d’une fédération polynésienne de l’UDSR, à la mi-1950, laquelle, par mutations successives, engendra finalement le Tahoera’a. Ceux qui adhérèrent à l’UDSR étaient des adversaires de Pouvana’a. On sait qu’à la fin de la Quatrième République, F. Mitterrand se rapprocha du Metua. Quant aux leaders de l’UDSR, ils devinrent des adversaires acharnés du futur leader de la gauche. A. Poroi, par exemple, déclara en 1965 que F. Mitterrand était “le candidat de la gauche, donc candidat des communistes athées”.
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