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À la reconquête de l’essentiel, notre bien-être




Illustration : Hotu Painu
Illustration : Hotu Painu
Les cours de fitness prodigués par Joseph Pilates en camp d’internement sur l’île de Man ont-ils protégé ses codétenus contre la grippe espagnole en 1918 ? S’il semble indéniable que le coach allemand a embelli parfois la vérité et qu’il n’y a pas eu d’effet “miraculeux”, on ne peut contester les bienfaits du sport et d’une vie saine face à une pandémie. La méthode Pilates est une technique gymnique inventée durant la guerre, faite d’exercices au sol avec tapis et mobilier. Bien sûr, cette pratique ne protège pas des virus, mais elle renforce le système immunitaire et notre posture. À l’instar du yoga, elle a une influence sur le nerf vague, le plus important de notre corps, et donc sur nos capacités à faire face aux agressions extérieures.

Alors, la décision de fermer les salles de sport, sous prétexte d’une crise sanitaire mondiale, n’est-elle pas allée à l’encontre de la santé publique ? Beaucoup de gérants d’infrastructures sportives, aux abois depuis plusieurs mois (trois salles ont déjà mis la clé sous la porte...), le pensent. C’est le cas, par exemple, du patron de Roberto Gym, qui confie être “prêt à une grève de la faim, jusqu’à la mort”, s’il devait encore suspendre son activité ! De nombreuses études viennent en effet prouver l’inefficacité des mesures gouvernementales et leur aberration, soulignant même leur dangerosité, car affaiblissant le système immunitaire. D’ailleurs, tout est fait pour affaiblir celui-ci : couper le lien social, ôter le contact physique, qui est à lui seul un médicament (pouvoir boostant de vingt secondes de câlin), ne plus nous permettre de décompresser physiquement et psychiquement, faire subir un stress accru, etc. Cela s’apparente à de la torture…

Finalement, en 2021, on soigne encore les symptômes, sans songer au préalable à éduquer les populations sur ce qui peut prévenir les causes. Dans une ère d’hypocondrie totale, la santé devrait être une priorité politique et être davantage axée sur la prévention des maladies et le bien-être psychophysique des individus. Quand est-ce que l’on multipliera les campagnes publicitaires sur le bien fou que procurent les activités physiques et sportives ? Quand est-ce que l’on cessera de mettre en avant la malbouffe et d’installer des distributeurs de sodas riches en sucres dans les quartiers populaires ? Renforcer notre système immunitaire est une nécessité pour lutter contre le “virus de la peur” ! Sans plus attendre, partons à la reconquête de l’essentiel, notre bien-être.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.


Dominique Schmitt

Vendredi 12 Mars 2021 - écrit par Dominique SCHMITT


Dominique SCHMITT

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Archives militaires “déconfinées” et venue de Macron au fenua : “poisons” d’avril ?

Dans notre précédente édition spéciale consacrée au nucléaire (“Après l’intox… l’infox !, TPM n°451 du 26 mars 2021), nous nous réjouissions de l’annonce du président de la République française, le 9 mars dernier, d’ouvrir enfin les archives militaires pour la période précédant 1971, qui représentait une lueur d’espoir. Las, Patrice Bouveret, cofondateur et directeur de l’Observatoire des armements, interpellé par notre dossier, nous apporte cependant une précision de taille. Dans une tribune qu’il nous a consacrée (lire pages 6-7), il explique que la décision d’Emmanuel Macron d’autoriser l’accès aux archives ne peut pas concerner les documents sur les essais nucléaires sans que la loi de 2008 sur lesdites archives ne soit modifiée au préalable par le Parlement. Cela signifie que non seulement cela peut prendre pas mal de temps, mais, surtout, que ce n’est pas encore inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale…

En effet, cette loi sur les archives du 15 juillet 2008 contient un article qui rend incommunicables tous les documents sur les armes de destruction massive, donc sur le nucléaire, et cela vaut malheureusement aussi bien pour les 17 essais tirés au Sahara que les 193 autres expérimentés en Polynésie française ! L’accès aux documents classifiés est un difficile combat. Une longue action juridique, à l’initiative des associations Moruroa e tatou et l’Aven (Association des vétérans des essais nucléaires), a permis en 2013 la déclassification de quelques archives sur les essais en Polynésie et au Sahara. Archives qui ont d’ailleurs élargi la zone de résidence à toute la Polynésie pour les victimes souhaitant obtenir une indemnisation, et qui ont été à la base du travail pour la publication du livre Toxique.

Alors, “déconfiner” les archives militaires : est-ce bien là l’intention du président ? “Nous pouvons en douter, tranche Patrice Bouveret, car si la déclaration de l’Élysée évoque la nécessité « de renforcer la communicabilité des pièces », elle s’empresse de préciser que cela doit se faire « sans compromettre la sécurité et la défense nationales » L’argument massue toujours mis en avant depuis des décennies !” Personne ne demande la divulgation des secrets de fabrication de la bombe, mais tout le monde souhaite connaître les différentes mesures enregistrées sur les retombées radioactives des explosions afin de permettre aux victimes et aux ayants droit d’obtenir réparation et indemnisation. Nous voulons toute la vérité, rien que la vérité. Peut-être que l’hypothétique venue de Macron au fenua, invité pour la fin du mois d’août, sera l’occasion de mettre cartes sur table ? Mais rien n’est moins sûr quand on voit que l’État persiste et signe dans son attitude méprisante en cédant “gratuitement” à la Polynésie un terrain et des bâtiments infestés d’amiante et de plomb pour abriter un centre de mémoire des essais nucléaires !

Un cadeau empoisonné donc, pour un mémorial dont le contenu muséographique est entièrement géré par les hautes sphères parisiennes sans la consultation d’aucun Polynésien…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT