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Australie : scandale de jeunes filles au pair


Vendredi 7 Septembre 2018 - écrit par Agence France-Presse




Le ministre australien de l'Intérieur était sur la sellette vendredi dernier à la suite de révélations selon lesquelles il était personnellement intervenu pour venir en aide à des jeunes filles au pair française et italienne dont le visa touristique avait été annulé.
Peter Dutton, principal architecte d'un putsch interne au parti conservateur qui vient d'avoir raison de l'ex-Premier ministre Malcolm Turnbull et chantre de la politique d'immigration draconienne mise en oeuvre par Canberra, nie farouchement tout agissement répréhensible.
Mais il n'a pas réussi à apaiser le scandale. Une commission sénatoriale doit enquêter sur l'affaire à la demande de l'opposition.
Dans le premier cas, M. Dutton, qui était alors ministre de l'Immigration, a usé de ses pouvoirs discrétionnaires en novembre 2015 pour faire libérer une Française en détention et lui permettre de rester en Australie.
La seconde affaire concerne une jeune fille au pair italienne arrêtée en 2015 à l'aéroport de Brisbane car les autorités la soupçonnaient de vouloir travailler comme babysitter en violation de son visa touristique.
M. Dutton était alors intervenu en faveur de la jeune femme. Cette décision bénéficiait à la famille d'un collègue avec lequel il avait travaillé à l'époque où il était policier.
Source : Agence France-Presse


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Du lard ou du cochon ?

Du lard ou du cochon ? Que nous réserve l’année 2019 dont le Nouvel An vient d’être fêté par la communauté chinoise ? Le Cochon de Terre ne promet pas de grands bouleversements, les rendez-vous politiques devant les urnes n’étant pas au calendrier. Pour autant, de politique – ou plutôt de relation avec l’État – il en sera quand même question : dès la semaine prochaine, avec l’étude par le Sénat du projet de loi organique modifiant le statut du Pays et de la prise en compte des amendements et articles proposés par l’assemblée de la Polynésie française, on verra si le baromètre qu’on nous annonce au beau fixe le restera… La confiance est de mise pour le président Fritch, parti défendre ses amendements auprès des différents groupes parlementaires.
D'ailleurs, la commission des lois vient de donner son feu vert à l'actualisation de notre statut.
La même confiance qui animait les porteurs du dossier d’inscription du ‘ori tahiti au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, qui n’a pourtant pas été retenu par le président Macron, au profit de la yole martiniquaise. Sa visite en fin d’année sera l’occasion de lui montrer que cette candidature doit être à nouveau soutenue.

Les rendez-vous seront donc essentiellement économiques et le premier – très attendu – avec le Conseil d’État sur la réforme des retraites, s’est déroulé en début de semaine. Il a validé sa quasi-intégralité. C’est une victoire pour le gouvernement Fritch, mais aussi pour les Polynésiens, dont le système des retraites est sauvé pour encore quelques années. Le tour de force sera maintenant de modifier le code du travail est d’apporter la souplesse réclamée, comme en métropole, par les chefs d’entreprise. Malgré les réunions de travail avec les syndicats, le dossier s’annonce difficile. Souhaitons qu’il ne connaisse pas les mêmes dérives extrémistes de mars 2018, quand il fallait réformer les retraites.

Mais 2019 doit être aussi l’année du début des deux grands chantiers. Avant la mi-mars, le protocole signé avec le groupement Kaitiaki Tagaloa, pour la réalisation du Village tahitien, sera obsolète. Les doutes quant à la mise en œuvre en l’état de ce projet ne font que s’amplifier. Ce serait un coup dur pour ce gouvernement et l’économie locale si tout devait tomber à l’eau. Le Tahoera’a, qui n’est pas avide de critiques, en ferait ses choux gras… Et que dire du projet d’aquaculture à Hao où, pour le moment et depuis de longs mois déjà, les investisseurs sont plus dans le déclaratif que dans l’action ?
Le grand virage économique de 2019 sera-t-il donc du lard ou du cochon ?

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier