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Australie : scandale de jeunes filles au pair


Vendredi 7 Septembre 2018 - écrit par Agence France-Presse




Le ministre australien de l'Intérieur était sur la sellette vendredi dernier à la suite de révélations selon lesquelles il était personnellement intervenu pour venir en aide à des jeunes filles au pair française et italienne dont le visa touristique avait été annulé.
Peter Dutton, principal architecte d'un putsch interne au parti conservateur qui vient d'avoir raison de l'ex-Premier ministre Malcolm Turnbull et chantre de la politique d'immigration draconienne mise en oeuvre par Canberra, nie farouchement tout agissement répréhensible.
Mais il n'a pas réussi à apaiser le scandale. Une commission sénatoriale doit enquêter sur l'affaire à la demande de l'opposition.
Dans le premier cas, M. Dutton, qui était alors ministre de l'Immigration, a usé de ses pouvoirs discrétionnaires en novembre 2015 pour faire libérer une Française en détention et lui permettre de rester en Australie.
La seconde affaire concerne une jeune fille au pair italienne arrêtée en 2015 à l'aéroport de Brisbane car les autorités la soupçonnaient de vouloir travailler comme babysitter en violation de son visa touristique.
M. Dutton était alors intervenu en faveur de la jeune femme. Cette décision bénéficiait à la famille d'un collègue avec lequel il avait travaillé à l'époque où il était policier.
Source : Agence France-Presse

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Réforme des retraites, on passe la première

Après la marche arrière de mars dernier sous la pression de la rue, le train de réformes nécessaires à la survie de la branche retraites de la Caisse de prévoyance sociale devrait enfin se mettre en marche. L’assemblée de la Polynésie va devoir se prononcer sur la réforme qui lui sera présentée aujourd’hui, aboutissement de quelques semaines de travail de la commission législative de la santé. Alors qu’un consensus avait été trouvé, traduit par des points de convergence, malgré la présence d’anciens leaders syndicalistes (touchés par la grâce ?) au sein même de cette commission, plusieurs syndicats jugent encore opportun de lancer une grève générale pour marquer leur désaccord avec la loi du Pays – bien qu’amendée – qui devrait être adoptée.
L'allongement de 60 à 62 ans, bien que dorénavant étalé dans le temps, ne passe pas. C’est pourtant la base de la réforme du point de vue gouvernemental. Paradoxalement, les autres modifications temporelles envisagées (durée de cotisation ou âge minimal de départ), qui impacteront tout aussi grandement le moment du départ à la retraite, sont passées sous silence. Il est vrai qu’elles devraient être soumises à discussion et proposition du Comité d’orientation du suivi des retraites (COSR), que certains considèrent déjà comme un artifice puisque, au final, c’est bien le conseil des ministres qui actera toute réforme. Il y en aura bien sûr d’autres, comme l’a rappelé Virginie Bruant, présidente de la commission, qui met l’accent sur la nécessité d’enclencher la marche avant. Le temps des tergiversations est révolu.
Les syndicats grondent ? Quoi de plus normal ? Ils jouent leur partition. On regrettera (pour la grande majorité) leur manque de dialogue, pour n’avoir pas accepté que l’on aborde les retraites avant la maladie, mais aussi et surtout leur manque de propositions, si ce n’est de jouer au "vase communiquant" entre ces deux branches. Cette même politique adoptée par le CA de la CPS et qui a conduit à plomber les comptes de la retraite à hauteur de 10 milliards de Fcfp. Il serait temps d’apprendre de ses erreurs.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier