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Australie : scandale de jeunes filles au pair


Vendredi 7 Septembre 2018 - écrit par Agence France-Presse




Le ministre australien de l'Intérieur était sur la sellette vendredi dernier à la suite de révélations selon lesquelles il était personnellement intervenu pour venir en aide à des jeunes filles au pair française et italienne dont le visa touristique avait été annulé.
Peter Dutton, principal architecte d'un putsch interne au parti conservateur qui vient d'avoir raison de l'ex-Premier ministre Malcolm Turnbull et chantre de la politique d'immigration draconienne mise en oeuvre par Canberra, nie farouchement tout agissement répréhensible.
Mais il n'a pas réussi à apaiser le scandale. Une commission sénatoriale doit enquêter sur l'affaire à la demande de l'opposition.
Dans le premier cas, M. Dutton, qui était alors ministre de l'Immigration, a usé de ses pouvoirs discrétionnaires en novembre 2015 pour faire libérer une Française en détention et lui permettre de rester en Australie.
La seconde affaire concerne une jeune fille au pair italienne arrêtée en 2015 à l'aéroport de Brisbane car les autorités la soupçonnaient de vouloir travailler comme babysitter en violation de son visa touristique.
M. Dutton était alors intervenu en faveur de la jeune femme. Cette décision bénéficiait à la famille d'un collègue avec lequel il avait travaillé à l'époque où il était policier.
Source : Agence France-Presse

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La Calédonie à qui perd gagne ?

Des vainqueurs qui restent sur leur faim, des vaincus plein d’espoir, le résultat du référendum d’autodétermination calédonien du dimanche 4 novembre n’a pas manqué d’afficher des sentiments opposés et même paradoxaux.
La victoire annoncée avant l’heure du "non" à la pleine souveraineté s’est avérée exacte, mais dans des proportions bien moindres que celles que laissaient escompter les sondages ou les dernières élections provinciales. Le deux-tiers/un-tiers s’est transformé en un 56,4/43,6 qui a surpris les observateurs, les électeurs et les responsables des partis politiques locaux.
La Nouvelle-Calédonie a donc affirmé son attachement à la France, mais pas d’une façon massive ; et la carte des régions pro et anti-métropole n’a que très peu bougé depuis la date des premiers accords en 1988. Un autre scrutin devenu incontestable en 2020 en raison du "faible" écart entre les opposants, puis peut-être encore un autre en 2022, vont plonger ce territoire dans un attentisme économique dont il aurait bien aimé se passer. Deux ou quatre ans, c’est peu pour faire basculer une majorité, mais suffisant pour faire tourner une économie au ralenti.
Ces résultats n’ont pas manqué de faire réagir le Tavini Huiraatira qui n’a pu s’empêcher de faire un parallèle avec la Polynésie française. Après des démêlés avec la justice "coloniale" et un tour de l’île en mémoire du leader autonomiste Pouvana'a a Oopa enfin réhabilité par cette même justice, Oscar Temaru demande à ce qu’un tel référendum soit organisé. Le leader bleu l’a souvent martelé, tout comme Moetai Brotherson : un vote pour l’indépendance n’a rien de comparable avec un vote pour les territoriales ; il ne faut pas se fier aux résultats de l’un pour estimer l’autre. Le résultat calédonien lui a donné raison. Voilà qui ne manquera pas de lui donner encore plus d’ardeur sur les bancs de la 4e commission de l’ONU.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier