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Climat et biodiversité : l'Union européenne renouvelle son engagement


Vendredi 2 Novembre 2018 - écrit par Communauté du Pacifique Sud




La Communauté du Pacifique (CPS), le Programme régional océanien pour l’environnement (PROE) et l’Union européenne (UE) ont signé un accord pluriannuel en faveur du climat et de la biodiversité pour un financement de 36 millions d'euros sur quatre ans. Le projet, baptisé PROTEGE (Projet régional océanien des territoires pour la gestion durable des écosystèmes), vise à construire un développement durable et résilient des économies des Pays et territoires d'Outre-mer (PTOM) face au changement climatique en s’appuyant sur la biodiversité et les ressources naturelles renouvelables.
Les investissements sont consentis au titre du 11e Fonds européen de développement (FED) pour les PTOM. Ils prennent la suite du projet INTEGRE, coordonné par la CPS sous financement accordé au titre du 10e FED. Ce nouveau projet va permettre de capitaliser sur le travail accompli et de poursuivre les efforts de gestion durable des ressources naturelles des territoires européens de Nouvelle-Calédonie, de Pitcairn, de Polynésie française et de Wallis-et-Futuna. La Nouvelle-Calédonie est l'ordonnateur du 11e FED pour les PTOM du Pacifique.
"Le budget consacré au programme régional des PTOM a triplé par rapport au FED précédent. C'est un signe fort de l'Europe, qui croit en la collaboration entre les territoires pour lutter contre des problématiques communes, avec l'appui et l'expertise des organisations régionales qui vont porter ce projet", souligne Christoph Wagner, Chef de la coopération à la Délégation de l'UE pour le Pacifique.
Le projet est cofinancé par les territoires ainsi que les partenaires et institutions concernés et mis en œuvre par la CPS et le PROE. La CPS est l'organisation principale de coordination et de mise en œuvre des composantes Agriculture, Pêche et Eau; le PROE est codélégataire pour la composante Espèces envahissantes.

Source : Communauté du Pacifique

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La Calédonie à qui perd gagne ?

Des vainqueurs qui restent sur leur faim, des vaincus plein d’espoir, le résultat du référendum d’autodétermination calédonien du dimanche 4 novembre n’a pas manqué d’afficher des sentiments opposés et même paradoxaux.
La victoire annoncée avant l’heure du "non" à la pleine souveraineté s’est avérée exacte, mais dans des proportions bien moindres que celles que laissaient escompter les sondages ou les dernières élections provinciales. Le deux-tiers/un-tiers s’est transformé en un 56,4/43,6 qui a surpris les observateurs, les électeurs et les responsables des partis politiques locaux.
La Nouvelle-Calédonie a donc affirmé son attachement à la France, mais pas d’une façon massive ; et la carte des régions pro et anti-métropole n’a que très peu bougé depuis la date des premiers accords en 1988. Un autre scrutin devenu incontestable en 2020 en raison du "faible" écart entre les opposants, puis peut-être encore un autre en 2022, vont plonger ce territoire dans un attentisme économique dont il aurait bien aimé se passer. Deux ou quatre ans, c’est peu pour faire basculer une majorité, mais suffisant pour faire tourner une économie au ralenti.
Ces résultats n’ont pas manqué de faire réagir le Tavini Huiraatira qui n’a pu s’empêcher de faire un parallèle avec la Polynésie française. Après des démêlés avec la justice "coloniale" et un tour de l’île en mémoire du leader autonomiste Pouvana'a a Oopa enfin réhabilité par cette même justice, Oscar Temaru demande à ce qu’un tel référendum soit organisé. Le leader bleu l’a souvent martelé, tout comme Moetai Brotherson : un vote pour l’indépendance n’a rien de comparable avec un vote pour les territoriales ; il ne faut pas se fier aux résultats de l’un pour estimer l’autre. Le résultat calédonien lui a donné raison. Voilà qui ne manquera pas de lui donner encore plus d’ardeur sur les bancs de la 4e commission de l’ONU.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier