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Consulat de Chine à Tahiti : le terrain de la discorde


Vendredi 3 Novembre 2017 - écrit par Dominique Schmitt


La propriétaire en litige avec son locataire

Cela aurait pu être un simple litige entre une propriétaire et son locataire mais, le preneur étant ici le consulat de la République populaire de Chine, l'affaire a pris des proportions démesurées. Excédée par les prises d'initiative de ses hôtes tout-puissants et ne parvenant pas à trouver un accord, la bailleresse, 75 ans, fait exercer aujourd'hui son droit de reprise pour récupérer son bien. Un incident dans les relations diplomatiques avec la Chine dont le haut-commissariat et le gouvernement se seraient bien passés…



crédit photo : Dominique Schmitt
crédit photo : Dominique Schmitt
"C'est David contre Goliath !", tempête Eva Bitton. La fille de Mme Huguette Ly Sounam, la propriétaire de la maison faisant office de consulat pour la République populaire de Chine (RPC), n'en peut plus de ce "dialogue de sourds". Sa mère, âgée de 75 ans, se sentant trop fragile pour gérer seule ses affaires, a d'ailleurs préféré la laisser défendre ses intérêts après dix années d'incompréhension. L'affaire a fait le buzz sur les réseaux sociaux et une pétition en ligne a enregistré déjà plus de 1 800 signatures. L'histoire commence en 2007, lorsque la vieille dame est sollicitée par le tout premier consul de Chine à Tahiti désireux de louer sa demeure, sise résidence Taina (Punaauia). Le contrat de location, signé par les deux parties, indique qu'il s'agit d'une "maison individuelle à étage, édifiée sur un terrain de 2 200 m2, composée de cinq chambres, quatre salles d'eau, avec piscine, jardin, garage et diverses dépendances, le tout rénové en parfait état". Le loyer mensuel est alors fixé à 500 000 Fcfp et le bail précise aussi qu'il "reste invariable durant toute la période de la location par le preneur et ne fera pas l'objet de révision."
Si les relations sont au beau fixe dans un premier temps, la propriétaire, d'abord flattée de loger un dignitaire, ...

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, les interviews de Madame Huguette Ly Sounam, la propriétaire, et de Madame Marie Eftimie-Spitz, avocate du Consulat de Chine, commandez Tahiti Pacifique n° 367 en cliquant ICI


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Fritch fait pschitt

L’horrible réalité sanitaire que nous vivons est devenue insupportable, notre pays enregistrant désormais les pires statistiques à l’échelle mondiale. Les morts (plus d’un demi-millier de décès) se ramassent à la pelle, par dizaine, voire vingtaine, selon les jours. Les familles doivent enterrer elles-mêmes leurs défunts avec leurs propres moyens, le personnel de santé est à bout de souffle, les covidés s’asphyxient et les renforts sanitaires arrivent au compte-gouttes… Chacun d’entre nous retient sa respiration ! Mais nul ne parvient à trouver un ballon d’oxygène dans la gestion de la crise proposée par le président de la Polynésie française. Après “l’affaire du mariage”, ses propos déplacés envers les journalistes locaux (relayés et condamnés par la presse nationale), puis l’enterrement de son directeur de cabinet en grande pompe, voilà que “Doudou” s’en remet maintenant à Dieu en pleine hécatombe. Et de s’énerver de plus en plus ouvertement face à l’insistance des médias, qui exercent pourtant leur métier en demandant simplement des réponses à leurs interrogations. Au lieu de lancer des appels désespérés au jeûne, on aurait pu penser qu’il lancerait plus vite et plus fort des appels du pied pour obtenir de l’aide de l’État pour de nouveaux personnels soignants, et qu’il saisirait le problème de la santé à bras-le-corps en lançant plus tôt de vastes campagnes de lutte contre l’obésité, le diabète, l’alcoolisme et les maladies chroniques dont souffre plus de la moitié de notre population. Que nenni, il allume 500 bougies, saute son petit-déj’ et se tourne vers le Tout-Puissant. Ainsi, au cœur de la tempête, le capitaine Fritch fait… pschitt !

Une autre maladie est aussi à traiter en urgence : celle des fake news autour de la vaccination qui contaminent les réseaux sociaux, avec leur déferlement de violences dans un monde qui ne pourrait être autre que manichéen. Nous sommes tous libres de faire ce qui nous semble le mieux pour nous et ceux que nous aimons. Pour autant, si le sujet est aussi clivant, c’est parce qu’il nous force à positionner un curseur entre notre liberté individuelle et notre responsabilité collective. Nous consacrons une analyse économique de cette thématique intéressante dans un dossier à retrouver en pages intérieures (lire pp. 14-19).
Si la communauté scientifique s’accorde à dire que la vaccination est l’arme la plus efficace pour nous protéger et nous permettre de recouvrer notre liberté, les politiques devraient cependant tout faire pour éviter que la question de la vaccination ne soit discriminante et ne se transforme en ségrégation sociale. Or, l’obligation vaccinale que vient de sortir le Pays aux forceps pour imposer certaines professions à s’injecter les doses anti-Covid pourrait attiser les tensions et nous diviser. Que le gouvernement donne l’exemple ! Tous les élus ne sont pas vaccinés, y compris certains des plus hauts représentants du Pays. Coincé dans les cordes, Fritch s’est engagé à ce que la classe politique montre la voie à suivre ; on voudrait y croire, mais à TPM, on est comme Saint Thomas…

Retrouvons le chemin de la cohésion sociale, menons des actions durables et soyons solidaires. Toute la rédaction de Tahiti Pacifique se joint à moi pour soutenir les foyers endeuillés, fa’aitoito à tous ! Le Covid a touché aussi nos équipes, ce qui nous a contraints à publier votre magazine avec une semaine de retard, mais nous tenons à vous offrir, malgré la crise que traverse également la presse, toujours cette goutte de liberté dans l’océan. Celle-là, vous pouvez en prendre plusieurs doses sans crainte, elle est totalement inoffensive. 
Dominique Schmitt

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.