En exergue de son roman i[Le Premier Accroc coûte deux cents francs]i, se trouve le tableau du Douanier Rousseau, intitulé i[le Rêve]i, peint quelques mois avant sa mort, en 1910. Il représente une femme nue au milieu de fleurs de lotus écoutant une flûte charmeuse.
"Songez qu’alors Tahiti n’était pas un lieu de tourisme, que d’y aller était encore une aventure. C’était encore une île lointaine, une étoile dans l’infini."
Elsa Triolet
Elsa Triolet
Pour le meilleur en écriture, mentionnons le marin Herman Melville qui rend compte, littérairement parlant, de ses équipées aventureuses dans son premier ouvrage Taïpi, en 1846 ; le médecin Victor Segalen imagine et commence à rédiger son premier roman, Les Immémoriaux, à Tahiti (1907), Marc Chadourne conçoit Vasco (1927) lors de son séjour comme fonctionnaire colonial, Jean Reverzy, simple voyageur au début des années 1950, fasciné depuis sa jeunesse par la mer et le monde des îles, publie à son retour Le Passage (1954), largement inspiré par la Polynésie, etc.
Venons-en à Elsa Triolet (1896-1970), en séjour de sept mois à Tahiti en 1920, il y a tout juste un siècle. Ella Kagan, russe, née de parents venus de la République balte de Lettonie, a appris le français dès sa jeunesse, elle rencontre à Moscou un officier français, André Triolet, qu’elle épouse en 1919, à Paris. Il est épuisé par la guerre, "il en avait assez des cadavres, ne rêvait que solitude et île déserte", c’est pourquoi le couple part, dès le mois d’octobre, pour Tahiti où il débarque fin décembre, en pleine saison des pluies. Il y séjourne jusqu’au mois d’août 1920. Aller à Tahiti à l’époque "était encore une aventure, une ligne d’horizon atteinte, une rupture, l’isolement", écrira Elsa, trente ans plus tard, en présentant son autobiographie littéraire. Sur place, André Triolet, passionné par les chevaux et l’équitation, cherche, un temps, à acquérir un domaine agricole, mais finalement y renonce...
Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 428 en cliquant ICI
Venons-en à Elsa Triolet (1896-1970), en séjour de sept mois à Tahiti en 1920, il y a tout juste un siècle. Ella Kagan, russe, née de parents venus de la République balte de Lettonie, a appris le français dès sa jeunesse, elle rencontre à Moscou un officier français, André Triolet, qu’elle épouse en 1919, à Paris. Il est épuisé par la guerre, "il en avait assez des cadavres, ne rêvait que solitude et île déserte", c’est pourquoi le couple part, dès le mois d’octobre, pour Tahiti où il débarque fin décembre, en pleine saison des pluies. Il y séjourne jusqu’au mois d’août 1920. Aller à Tahiti à l’époque "était encore une aventure, une ligne d’horizon atteinte, une rupture, l’isolement", écrira Elsa, trente ans plus tard, en présentant son autobiographie littéraire. Sur place, André Triolet, passionné par les chevaux et l’équitation, cherche, un temps, à acquérir un domaine agricole, mais finalement y renonce...
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Edito








