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L’éco-évasion : États-Unis : Brooklyn, NY


Vendredi 23 Octobre 2020 - écrit par Pauline Sillinger


Street art, boutiques vintage, usines retapées en cafés branchés, scène musicale vibrante, communauté éclectique… bienvenue à Brooklyn ! Si cet arrondissement new-yorkais a longtemps eu mauvaise réputation, il s’est aujourd’hui complètement réinventé. Pionnier de l’alternatif, Brooklyn attire les esprits créatifs qui répondent avec brio aux grands challenges de notre époque.



Brooklyn Grange, la plus grande ferme en hauteur du monde... Crédit photo : www.terraceus.org
Brooklyn Grange, la plus grande ferme en hauteur du monde... Crédit photo : www.terraceus.org
New York, New York !, la fameuse chanson de Frank Sinatra véhicule depuis des dizaines d’années le cliché de New York City : une ville qui ne se repose jamais, l’iconique Empire State Building, les panneaux publicitaires de Times Square, les taxis jaunes, les scènes mondialement réputées de Broadway, les New-Yorkais qui se prélassent à Central Park…
De l’autre côté de l’East River, pourtant, le cliché se dilue et laisse place à une toute autre ambiance. Brooklyn, l’autre New York. C’est l’un des cinq arrondissements de la ville, les quatre autres étant Manhattan, le Bronx, le Queens, et Staten Island. S’il est moins connu que Manhattan, il est néanmoins plus densément peuplé et quasiment trois fois plus grand. Au fil des années, les gangsters ont déserté les quartiers de Brooklyn et une communauté créative et débrouillarde, composée de familles, de jeunes professionnels et d’étudiants, est venue s’y installer...

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“Champions du monde” de Covid : on dit merci qui ?

Après notre titre de "champions d’Outre-mer" lorsque le fenua a réussi l’exploit, le mois dernier, d’être la seule collectivité ultramarine à se voir imposer un couvre-feu, voilà que nous prenons du galon en montant sur la première marche du podium des pays qui enregistrent le taux d’incidence le plus élevé de la planète. Si, si, avec 1 603 cas pour 100 000 habitants (du 29 octobre au 11 novembre 2020), nous sommes devenus "champions du monde" de coronavirus devant Andorre (1 378) et la République tchèque (1 330), selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies ! Le summum de l’aberration a été atteint la semaine dernière quand on a appris que les touristes hexagonaux étaient interdits de… Polynésie. Depuis le reconfinement de la Métropole, le motif dérogatoire touristique qui figure dans l’arrêté du haut-commissaire (en vigueur jusqu’au 16 décembre) n’est en effet plus considéré comme une raison valable. On pourrait croire à une mauvaise blague, mais non, c’est bien la triste réalité.
Nous qui étions “Covid-Free” et misions tout sur le tourisme extérieur pour sauver l’économie locale, on peut dire que c’est ballot ! À vouloir courir plusieurs lièvres à la fois, changer de stratégie et ne pas mettre des contrôles sanitaires stricts lors de la réouverture de nos frontières, les autorités ont perdu sur tous les tableaux et font sombrer notre économie… Les petits commerces mettent la clé sous la porte les uns après les autres, de même que certaines pensions. Par ailleurs, la décision de fermer les salles de sport a suscité l’incompréhension de nombre d’entre nous qui crient à l’incohérence, alors que les lycéens s’entassent dans les classes. Pourquoi ne pas avoir pris des mesures adaptées, comme c’est le cas dans d’autres secteurs ? Surtout que le profil des personnes hospitalisées est une majorité de patients obèses, diabétiques et hypertendus. Le Covid tue les personnes en mauvaise santé, et on empêche les gens de faire du sport et de renforcer leur immunité… C’est d’autant plus aberrant chez nous, avec une partie de la population dite “à risques”. C’est le serpent qui se mord la queue !
Pendant ce temps, le Bureau de veille sanitaire (BVS), en sous-effectif, est quasiment injoignable, tellement il est débordé. Il n’y a aucun contrôle des cas positifs et encore moins de suivi des cas contacts. En changeant de protocole sans réaliser de vraie communication, les autorités ont réussi à embrouiller l’esprit des citoyens, qui ne savent même plus s’ils doivent aller travailler ou rester chez eux lorsqu’ils sont cas contacts. Et on se demande encore comment on a du mal à limiter la propagation du virus ? Nos dirigeants, ici et en Métropole, répètent assumer entièrement leurs responsabilités, mais tous ces morts doivent commencer à devenir pesants !
Si on ne peut plus voir ses amis, ni assister à un événement culturel, ou même faire du sport, il nous reste une seule solution pour éviter la sinistrose : en profiter pour retrouver les plaisirs des sens, les plaisirs de la Vie… Alors, on dit merci qui ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT