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Entretien avec le contre-amiral Denis Bertrand


Vendredi 6 Octobre 2017 - écrit par Garance Colbert


Rencontre avec les forces armées en Polynésie française

Un exercice militaire avait lieu à Huahine le mois dernier. Plus de 100 soldats ont alors investi l'île pour y mener plusieurs activités diverses.
Depuis cette opération de cinq jours, nous avons interrogé le contre-amiral Denis Bertrand, commandant des Forces armées en Polynésie française (FAPF), pour évoquer ses perspectives et son action.



crédit photo : Garance Colbert
Le mois dernier, le Régiment d'infanterie marine du Pacifique-Polynésie (RIMaP-P) se déployait à Huahine dans le cadre de l'opération "Raromatai". Cet exercice militaire, que nous avons suivi dans sa totalité, a permis de créer une situation de combat auquel ont participé les militaires en mission de courte durée et la compagnie de réservistes polynésiens. L'événement visait, entre autres, à préparer l'exercice interarmées "Marara" qui aura lieu à la mi-octobre et qui verra se déployer les nombreux effectifs des Forces armées en Polynésie française.

Suite à l'opération "Raromatai", nous avons pu rencontrer le commandant des FAPF, le contre-amiral Denis Bertrand, qui connaît bien la Polynésie...

Interview : Contre-amiral Denis bertrand, commandant supérieur des Forces armées en Polynésie française : "Mon rôle consiste à entretenir une bonne connaissance de la zone"


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Patience est mère de sûreté

De l’audace demandions-nous dans notre dernier édito, mais pour cela il faut croire que l’on devra attendre. Par une conjoncture internationale et nationale plus favorable, par des mesures locales fortes, comme le pacte de stabilité fiscale, le Pays continue son timide redressement. Le gouvernement d’Édouard Fritch joue les bons pères de famille en surfant sur cette vaguelette, attendant patiemment des jours encore meilleurs, susceptibles de commencer à régler le gros point noir de cette gouvernance : l’emploi. Le budget 2018 va continuer à actionner les mêmes leviers que ses prédécesseurs. Hier, le Débat d’orientation budgétaire a été examiné en commission législative avant d’être à l’ordre du jour de la séance plénière du 26 octobre. Si la situation s’améliore, accompagnons-la, plutôt que de se lancer dans des mesures hasardeuses dont les effets pourraient être contre-productifs, doit-on penser du côté de la Présidence. La semaine prochaine l’opposition, ne manquera pas, qui de rappeler les carences du gouvernement en matière sociale, qui de rappeler
que ce Pays ne pourra véritablement
avancer qu’au prix d’une indépendance.
À défaut d’audace, certains aimeraient que le gouvernement réponde à ses engagements et ses obligations. La population reste toujours suspendue aux annonces "urgentes et drastiques de 2015" concernant la réforme de la Protection sociale généralisée. Il faudra encore faire preuve de patience, certainement après l’adoption du budget, pour connaître l’ampleur de la réforme, au moins sur les retraites qui, peut-être en raison d’une situation de déficit amoindri pour cette fin d’année, pourrait être moins sévère que prévu.
Wait and see.
La société Viti a quant à elle perdu patience dans l’attente d’une décision non rendue à l’issue du délai d’instruction légal. Pas de troisième licence mobile pour cette société qui a décidé de porter plainte auprès du tribunal administratif. Une occasion rêvée et peut-être attendue par le gouvernement pour laisser agir la justice, pendant ce temps-là…

Mais Édouard Fritch ne peut être partout. Dans un agenda surchargé de président,
il a dû se rendre il y a bientôt deux semaines à New York, bien seul pour défendre sa vision sur la situation statutaire du Pays. Trop seul ? En tout cas, il aurait aimé un peu plus de soutien de la part de l’État. Une présence souhaitée aussi par les indépendantistes.
L’État, justement, dont le premier représentant ici, René Bidal, se satisfait des chiffres stabilisés, voire en baisse, de la délinquance. Il faudra donc que les revendications syndicales pour plus de force publique prennent patience, tout comme 1 700 fonctionnaires d’État, pour obtenir une réponse de la métropole, qui ont répondu à la grève générale du 11 octobre.
Pour terminer sur une note humoristique, et pour rebondir sur cette grève, permettez-moi et excusez-moi de reprendre la citation de l’académicien Jean d’Ormesson : "Les syndicalistes sont tellement habitués à ne rien faire que lorsqu'ils font grève, ils appellent cela « une journée d'action »."

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier