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Gotz capte la lumière et l'énergie en mouvement


Vendredi 19 Octobre 2018 - écrit par Dominique Schmitt


Après quelques années consacrées à l'encre de Chine, l'artiste revient à sa première passion : la peinture. Gotz exposera ses nouvelles œuvres du 20 octobre au 3 novembre, à Moō Boutique & Gallery, sur l'île de Moorea. Celui qui est également le père de la BD Pito Mā a réalisé de superbes toiles où des corps lumineux sont sublimés par la matière et la couleur. On le retrouvera par ailleurs en fin d'année à la Maison de la culture.



Titulaire d'un Brevet d'études professionnelles en menuiserie, Gotz est un artiste autodidacte, qui maîtrise toutes les formes d’expression plastique. Il peut peindre à l’acrylique sur d’épaisses toiles, dont les fonds riches en textures et matières sont marquées de lignes, signes et dessins. Depuis 2005, il croque également avec humour la vie polynésienne dans Pito Mā, une bande dessinée 100 % made in fenua. Mais il est capable aussi de réaliser des paysages en noir et blanc à l'encre de Chine sur de délicats papiers. Une passion qui l'a happé lors d'un symposium de sculpture organisé en 2010 dans l'Empire du Milieu.
Après quelques années dédiées essentiellement à cet art asiatique traditionnel, il a décidé cette année de renouer avec la peinture. Ce touche-à-tout présentera ainsi de nouvelles œuvres sur l'île Sœur, à Moō Boutique & Gallery, à partir du 20 octobre, puis à Tahiti en fin d'année, à la Maison de la culture. "Mon travail consiste à un retour en matière et en couleurs, à une quête de l’humain allant vers l’abstraction, de la lumière, des présences et de l’énergie en mouvement", confie Gotz...

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La Calédonie à qui perd gagne ?

Des vainqueurs qui restent sur leur faim, des vaincus plein d’espoir, le résultat du référendum d’autodétermination calédonien du dimanche 4 novembre n’a pas manqué d’afficher des sentiments opposés et même paradoxaux.
La victoire annoncée avant l’heure du "non" à la pleine souveraineté s’est avérée exacte, mais dans des proportions bien moindres que celles que laissaient escompter les sondages ou les dernières élections provinciales. Le deux-tiers/un-tiers s’est transformé en un 56,4/43,6 qui a surpris les observateurs, les électeurs et les responsables des partis politiques locaux.
La Nouvelle-Calédonie a donc affirmé son attachement à la France, mais pas d’une façon massive ; et la carte des régions pro et anti-métropole n’a que très peu bougé depuis la date des premiers accords en 1988. Un autre scrutin devenu incontestable en 2020 en raison du "faible" écart entre les opposants, puis peut-être encore un autre en 2022, vont plonger ce territoire dans un attentisme économique dont il aurait bien aimé se passer. Deux ou quatre ans, c’est peu pour faire basculer une majorité, mais suffisant pour faire tourner une économie au ralenti.
Ces résultats n’ont pas manqué de faire réagir le Tavini Huiraatira qui n’a pu s’empêcher de faire un parallèle avec la Polynésie française. Après des démêlés avec la justice "coloniale" et un tour de l’île en mémoire du leader autonomiste Pouvana'a a Oopa enfin réhabilité par cette même justice, Oscar Temaru demande à ce qu’un tel référendum soit organisé. Le leader bleu l’a souvent martelé, tout comme Moetai Brotherson : un vote pour l’indépendance n’a rien de comparable avec un vote pour les territoriales ; il ne faut pas se fier aux résultats de l’un pour estimer l’autre. Le résultat calédonien lui a donné raison. Voilà qui ne manquera pas de lui donner encore plus d’ardeur sur les bancs de la 4e commission de l’ONU.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier