Alors que nous avons mis sous presse, mercredi soir, le dernier numéro de @Tahiti Pacifique, le Sénat examinait depuis la veille le projet de la loi "relative aux conséquences de l'épidémie de Covid-19", qui modifie les règles d'indemnisation des victimes des essais nucléaires. Preuve de l"indécision du Parlement, hier, à deux heures du matin, contre toute attente, les sénateurs ont finalement supprimé de la loi la disposition qui modifie précisément les règles d'indemnisation des victimes des essais. Non sans souligner l'importance du sujet, le caractère injuste de la réforme et le fait qu'il n'est pas question de cela dans cette loi. Pour rappel, l'Assemblée nationale avait acté ce projet de loi le 14 mai dernier.
La bataille n'est pas pour autant remportée par les opposants à la modification des règles, parlementaires comme associations. Une Commission mixte paritaire (CMP) réunissant des parlementaires des deux chambres doit maintenant se réunir afin de discuter d'une nouvelle version de la loi. Le gouvernement va au moins tenter de rétablir la disposition lors de la CMP. Si la CMP n'est pas conclusive, le texte retournera à l'Assemblée nationale, qui a le dernier mot. Insoutenable pour les victimes des essais nucléaires et leurs familles, le suspense se poursuit donc... Affaire à suivre, mais ce que l'on peut retenir, c'est que le Parlement a conscience qu'il a entre ses mains une patate chaude, dont le sujet brûlant peut exploser à tout moment s'il ne le tranche pas de la bonne manière.
La bataille n'est pas pour autant remportée par les opposants à la modification des règles, parlementaires comme associations. Une Commission mixte paritaire (CMP) réunissant des parlementaires des deux chambres doit maintenant se réunir afin de discuter d'une nouvelle version de la loi. Le gouvernement va au moins tenter de rétablir la disposition lors de la CMP. Si la CMP n'est pas conclusive, le texte retournera à l'Assemblée nationale, qui a le dernier mot. Insoutenable pour les victimes des essais nucléaires et leurs familles, le suspense se poursuit donc... Affaire à suivre, mais ce que l'on peut retenir, c'est que le Parlement a conscience qu'il a entre ses mains une patate chaude, dont le sujet brûlant peut exploser à tout moment s'il ne le tranche pas de la bonne manière.

Edito








