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L’humour, notre liberté d’expression


Vendredi 18 Septembre 2020 - écrit par Dominique SCHMITT


Si José Marquez, alias Hotu Painu, n’a pas pu se rendre cette année au Festival Jet d’encre, en Bretagne, ces joyeux camarades lui ont rendu un bel hommage au travers de dessins humoristiques que nous avions envie de partager avec vous. L’occasion aussi de ne pas oublier que l’humour, c’est notre liberté d’expression ! D’ailleurs, l’actualité nous le rappelle, avec le procès en cours des attentats jihadistes contre Charlie Hebdo en 2015…



Illustration : Hotu Painu
Illustration : Hotu Painu
Ça a fait sourire derrière les masques… Le deuxième Festival Jet d’encre, le festival de dessins de presse et d’humour "à faire marée", a jeté l’ancre dans le petit port de l’Aber Wrac’h, dans le Finistère Nord, pour accueillir durant le mois d’août une dizaine de personnalités. Inspirées et inspirantes, les œuvres ont été exposées dans les commerces et en plus grand format dehors. Emmanuel Guiavarc’h, créateur de l’événement, plus connu dans le métier sous le pseudo Manu, a aussi réuni des noms bien connus du milieu : Nono qui dessine dans le Télégramme, Alain Goutal qui œuvre à Mediapart, Faujour qui sévit à Siné Hebdo, ou encore Loïc Schwartz qui frappe à Charlie Hebdo. Manquait à l’appel, cette année : José Marquez, dessinateur de presse et de bandes dessinées, qui vit en Polynésie depuis de nombreuses années et croque régulièrement l’actualité pour Tahiti Pacifique.

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Doudou et la “positive attitude”

Doudou et la “positive attitude”
On connaissait déjà le “dîner de cons”, place désormais au “bal des positivons”. Le concept est simple : il s’agit de positiver le plus possible face au Covid-19 et d’adopter l’attitude du “faites ce que je dis, pas ce que je fais”. Et… on a trouvé notre champion : Doudou, bien sûr ! Imbattable à ce petit jeu, il n’a d’abord pas supporté que Taote Raynal lui tienne tête lors des points presse et lui a mis un revers de la main droite pour reprendre la partie de la main gauche. Puis, c’est avec Dodo que cela s’est corsé… Finalement, les cas actifs ont explosé, les morts ont commencé à tomber, alors aux oubliettes la transparence ! Le peuple d’en bas n’a qu’à se contenter de voir défiler des chiffres balancés par le service com’ de la Présidence, avec des carrés épidémiologiques qui changent, sans aucune explication ni commentaire sur tel ou tel décès. Mais c’est lors de son voyage à Paname que Doudou a réussi à décrocher le pompon. Tellement heureux de retrouver Macron et ses copains du gouvernement central, mais aussi de leur présenter ses nouvelles ouailles locales, qu’il en a oublié la distanciation physique et le port correct du masque, avant d’être déclaré positif au Covid-19 à son retour au fenua ! Chapeau l’artiste, la “positive attitude” a payé et même le président français a failli en faire les frais. On n’est pas passé loin du combo parfait, peut-être la prochaine fois.
Il convient de saluer notre héros local, qui, comme le rapporte un communiqué officiel, “conscient de la vivacité de la propagation du virus à Paris (…), a néanmoins pris le risque d’aller à la rencontre des autorités nationales, pour défendre des dossiers vitaux pour la Polynésie”. Cette “mission nécessaire” de Doudou a suscité la risée de nos confrères de la presse écrite. Le Monde, par exemple, va droit au but : “Les élections sénatoriales, qui ont regroupé le 27 septembre à Papeete des grands électeurs venus de toutes les îles, ont pu participer à la diffusion du virus dans les archipels. Malgré les appels à respecter les gestes barrières, beaucoup d’élus se sont embrassés, comme le veulent les coutumes polynésiennes.” D’ailleurs, les ministères et les mairies sont, eux aussi, de plus en plus “positifs” avec une flambée de “covidés” ces dernières semaines. Quant au lycée du Diadème, la plus grosse structure scolaire du fenua (2 300 élèves, 250 profs), il s’est montré si bon élève en la matière que l’établissement a dû fermer ses portes. Et quand on sait que Doudou, censé montrer l’exemple, a assisté, une petite semaine seulement après sa contamination, à la grande fête solennelle pour les 90 ans de Monseigneur Coppenrath, on reste sans voix. De quoi créer de bons gros clusters !
Il nous reste donc plus qu’à “positiver” aussi et guetter le pic épidémique, en espérant que les 60 lits en réanimation du Centre hospitalier suffiront à surmonter cette crise sanitaire interminable. Dans ce “bal des positivons”, Macron reste évidemment le chef d’orchestre suprême. Et il a encore changé le tempo : depuis le 17 octobre, les grandes métropoles françaises sont soumises à un couvre-feu – qui est en réalité un confinement partiel sur le temps libre –, et “la règle des 6” doit être appliquée pendant que les transports en commun sont bondés et que lycéens et étudiants s’entassent dans des classes. “Continuez à travailler comme d’habitude”, nous dit notre cher président, mais sachez-le : “Les plus précaires sont les premières victimes.” Nous voilà prévenus ! On a de plus en plus hâte de le recevoir à domicile à la fin du premier trimestre 2021…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT