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L’infernal parcours du combattant de Pierre Yves Le Vaillant


Vendredi 20 Novembre 2020 - écrit par Dominique SCHMITT


Victime d’erreurs médicales au fenua, Pierre Yves Le Vaillant a subi pas moins de 24 opérations à ce jour, qui l’ont défiguré et mis en péril sur le plan professionnel et personnel (une fille de 3 ans à charge). Depuis 2008, il vit un parcours long, difficile et douloureux, mais aussi onéreux, puisqu’il aurait déjà dépensé 80 000 euros (soit presque 10 millions de Fcfp) de sa poche ! Parallèlement, son combat se poursuit dans l’arène judiciaire jusque devant le Conseil d’État. L’auteur du livre Erreurs médicales et judiciaires… en votre défaveur nous raconte son histoire hallucinante sortie tout droit de l’enfer. Attention, âmes sensibles s’abstenir !



Crédit photos : DR
Crédit photos : DR
Le parcours du combattant que mène Pierre Yves Le Vaillant, dit Robby, inspire l’horreur en même temps qu’il force le respect. Son histoire infernale commence en janvier 2008, lorsqu’il va consulter un médecin pour une simple douleur sous l’oreille. Le docteur prend alors l’initiative, sans son accord comme le prévoit la loi, de réaliser une opération qui se révélera être une grossière erreur médicale et alors qu’il devait simplement effectuer une biopsie. La vie de Robby vire alors au cauchemar. Après 24 opérations lourdes, ce directeur d’une agence immobilière de la place n’a plus le même visage qu’auparavant, même si les interventions chirurgicales sont parvenues à effacer certains stigmates.
La liste des erreurs auxquelles il été confronté est résumée ainsi par son avocat : “Réalisation d’une IRM n’intéressant pas la région carotidienne qui constituait pourtant le siège de ses plaintes (!) ; méconnaissance de la tumeur carotidienne lors d’un premier geste chirurgical parfaitement inutile et non précédé de son consentement (!) ; examen neurochirurgical si léger qu’il n’a pas permis de constater les difficultés neurologiques qui existaient ; non-diagnostic de la pathologie cancéreuse par le Laboratoire d’anatomopathologie de Papeete, à l’origine d’un retard de prise en charge par l’IGR (Institut Gustave Roussy, ndlr) ; information édulcorée par l’équipe médicale de l’IGR quant aux risques inhérents à la radiothérapie entreprise et à la prise en charge multidisciplinaire qu’il était opportun d’envisager ; infection nosocomiale apparue dans les suites de la reprise de parotidectomie le 8/07/2009.” ...

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“Champions du monde” de Covid : on dit merci qui ?

Après notre titre de "champions d’Outre-mer" lorsque le fenua a réussi l’exploit, le mois dernier, d’être la seule collectivité ultramarine à se voir imposer un couvre-feu, voilà que nous prenons du galon en montant sur la première marche du podium des pays qui enregistrent le taux d’incidence le plus élevé de la planète. Si, si, avec 1 603 cas pour 100 000 habitants (du 29 octobre au 11 novembre 2020), nous sommes devenus "champions du monde" de coronavirus devant Andorre (1 378) et la République tchèque (1 330), selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies ! Le summum de l’aberration a été atteint la semaine dernière quand on a appris que les touristes hexagonaux étaient interdits de… Polynésie. Depuis le reconfinement de la Métropole, le motif dérogatoire touristique qui figure dans l’arrêté du haut-commissaire (en vigueur jusqu’au 16 décembre) n’est en effet plus considéré comme une raison valable. On pourrait croire à une mauvaise blague, mais non, c’est bien la triste réalité.
Nous qui étions “Covid-Free” et misions tout sur le tourisme extérieur pour sauver l’économie locale, on peut dire que c’est ballot ! À vouloir courir plusieurs lièvres à la fois, changer de stratégie et ne pas mettre des contrôles sanitaires stricts lors de la réouverture de nos frontières, les autorités ont perdu sur tous les tableaux et font sombrer notre économie… Les petits commerces mettent la clé sous la porte les uns après les autres, de même que certaines pensions. Par ailleurs, la décision de fermer les salles de sport a suscité l’incompréhension de nombre d’entre nous qui crient à l’incohérence, alors que les lycéens s’entassent dans les classes. Pourquoi ne pas avoir pris des mesures adaptées, comme c’est le cas dans d’autres secteurs ? Surtout que le profil des personnes hospitalisées est une majorité de patients obèses, diabétiques et hypertendus. Le Covid tue les personnes en mauvaise santé, et on empêche les gens de faire du sport et de renforcer leur immunité… C’est d’autant plus aberrant chez nous, avec une partie de la population dite “à risques”. C’est le serpent qui se mord la queue !
Pendant ce temps, le Bureau de veille sanitaire (BVS), en sous-effectif, est quasiment injoignable, tellement il est débordé. Il n’y a aucun contrôle des cas positifs et encore moins de suivi des cas contacts. En changeant de protocole sans réaliser de vraie communication, les autorités ont réussi à embrouiller l’esprit des citoyens, qui ne savent même plus s’ils doivent aller travailler ou rester chez eux lorsqu’ils sont cas contacts. Et on se demande encore comment on a du mal à limiter la propagation du virus ? Nos dirigeants, ici et en Métropole, répètent assumer entièrement leurs responsabilités, mais tous ces morts doivent commencer à devenir pesants !
Si on ne peut plus voir ses amis, ni assister à un événement culturel, ou même faire du sport, il nous reste une seule solution pour éviter la sinistrose : en profiter pour retrouver les plaisirs des sens, les plaisirs de la Vie… Alors, on dit merci qui ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT